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 Jour de Pluie [Tsubaki Anna]

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MessageSujet: Jour de Pluie [Tsubaki Anna]   Dim 18 Avr - 16:31

    Il y a des jours comme ça où l'on a à l'évidence rien d'autre à faire à part se promener, mais malheureusement le temps n'est pas toujours en accord avec nos propres envies. Ce jour là était un de ceux là, il pleuvait des trombes d'eau et le vent semblait être glacial, ça n'avait strictement rein à voir avec les prédictions de la chaine météo. Ce n'était ni plus ni moins qu'une nouvelle déception pour le petit roi qui se trouvait dès lors obligé de tourner en rond dans sa cage, attendant, espérant, un simple petit rayon de soleil. Bien sûr, il aurait put faire comme tant d'autres durant ce laps de temps se poser devant sa télé, ou ouvrir le clapet de son ordinateur pour surfer sur internet, mais rien de tout cela ne lui avait vraiment plut quand ça lui avait traversé l'esprit. Non, lui voulait sortir, prendre un peu l'air, juste un peu, faire le tour des magasins peut être aussi, même s'il n'achètera certainement rien... Non, il n'était pas vraiment dépensier, et puis, surtout, il avait tendance à ne pas aimer grand chose, alors il était bien compliqué pour lui de trouver quelque chose qui pourrait lui plaire dans les quelques magasins qui se trouvaient non loin de chez lui. Peut importe, l'attente commence à se faire trop longue, et à force de faire les cents pas sur la moquette neuve, il risque bien de l'abîmer un peu trop rapidement. Il n'a pas d'autre choix, il sortira malgré le temps, et aussi malgré les recommandation de Madame Kang, l'intendante de ne pas sortir pour le moment, elle l'a même menacé de ne pas le soigner si il rentre malade. Cette femme décidément aurait fait une bien meilleure mère que celle qui lui sert de génitrice, dommage qu'elle n'est jamais eut d'enfant, oui dommage, elle aurait été excellente dans ce rôle. Peu importe, il ne pense pas plus longtemps que ça à cette femme et aux remords qu'elle éprouvera certainement toute l'après-midi vis à vis du fait qu'elle l'ai laissé partir, et il enfile son manteau avant d'attraper un parapluie puis de claquer la porte derrière lui. Il reste un certain temps sous le porche à se demander si c'est vraiment ce dont il a envie, mais il fallait bien se rendre à l'évidence, il lui était impossible de revenir en arrière, de revenir sur ce qu'il avait dit, c'était contre sa façon d'être, complètement... Impossible.

    Alors au final, il n'a plus le choix, il se contente, d'ouvrir son parapluie, il fera la route à pied... C'est bien là le problème avec les quartiers comme le sien, les quartiers un poil trop riche pour le reste de la ville, c'est que l'on y retrouve pas toujours les moyens les plus simples de se déplacer. Pas d'arrêt de bus, pas de taxis qui passent par là par le plus grand des hasards, après tout, tous les petits riches du quartiers doivent bien avoir leur propre voitures, s'ils n'en ont pas plusieurs, ainsi que leur propre chauffeur... Mais voilà, ce n'est pas le cas de Hirohito, il vit bien dans un quartier aisé, mais la situation financière n'est pas au top, et la seule voiture appartenant à la famille est déjà partie en balade avec sa chère génitrice, partie on ne sait où mais il y avait fort à parier que ce n'était certainement pas de gaité de cœur, certainement était elle partie pour tenter de régler les quelques problèmes juridique de l'affaire familiale... Mais cela ne le regardait pas, et les affaires de sa mère ne interclasseraient certainement jamais, et pourtant cette femme qui avait toujours était somme toute assez distante avec lui, se trouvait être en train de le tirer vers le bas, lui, ce fils qui ne lui avait jamais rien demandé. Rien n'était bien juste dans ce monde, et peut être que le destin avait jugé qu'il avait assez profiter de sa vie en Corée. Peut importe... Il continue de marcher dans la rue déserte, pas même un chat en train de courir sous la pluie à la recherche d'un abri, il n'y a que lui, et seulement lui, pauvre fou, décidé à aller se promener. Il n'a pas fait la moitié du chemin qu'il est déjà trempé, son parapluie ne sert à rien, le vent le glace jusqu'aux os, et lui envoi la pluie sur le visage... Ce n'est décidément pas son jour.

    Mais il ne renonce pas et fini par arriver là ou il souhaitait se rendre, la pluie n'a toujours pas cessé, et lui s'engouffre dans le premier café du coin. Ce n'est pas un endroit spécialement fait pour lui, entrer dans ce genre d'endroit implique d'y rester assis à ne rien faire, juste à siroter un café ou une toute autre boisson. C'est certainement ce qu'il fera, simplement pour justifier son passage dans les toilettes, puisqu'il faut croire que cela fait plaisir à ce genre d'établissement que d'autoriser l'accès à leurs sanitaires qu'à leur quelques clients... Mais peut importe, car il a déjà retiré son manteau, et l'à installé sur une chaise près d'un radiateur, histoire qu'il sèche rapidement. Ses cheveux goutent sur son visage, c'est loin d'être agréable, et à l'heure qu'il est il n'a strictement rien à voir avec un petit roi, non il ressemble plus à un épouvantail qui à subit la tempête... Rien de bien flatteur. Il commande un café en passant près du bar, juste un petit café rien de plus, juste un truc qui arrivera à sa table complétement bouillant histoire de lui réchauffer les entrailles que le vent à semble t'il congelé. Oui, c'est là un plan merveilleux qu'il a réussit à élaboré, le genre de plan qui ne devrait pas poser de problème, oui, le genre de plan merveilleux qui se doivent de se dérouler sans anicroches...
    Mais voilà rien n'est parfait, et il se retrouve là coincé dans le couloir par une fille, adossée contre la porte des toilettes. Oui, ses mêmes toilettes où il aimerait bien aller pour remettre de l'ordre dans sa tenue, mais elle ne semble pas le calculé, gardant son téléphone à la main parlant d'on ne sait trop quoi... Cela ne le regarde pas, mais il est une chose certaine, c'est que ça commence malheureusement déjà à lui taper sur les nerfs alors qu'il n'y a même pas une minute de passée.

    « Excusez moi mais vous ne pouvez pas aller téléphoner ailleurs?! Franchement, vous avez pas l'impression d'être gênante là?! »

    Il reste polie, ou a peu près poli, mais qu'est ce qu'il y peut lui?! Ce n'est pas de sa faute si elle ne semble pas avoir comprit qu'elle dérange son petit monde en restant là... Il n'est pourtant pas invisible, alors si elle ne l'a pas remarqué c'est tout simplement qu'elle le fait exprès. Et s'il est bien une chose que ce Hirohito n'aime pas, c'est bel et bien qu'on l'ignore.
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M o d é r a t r i c e

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MessageSujet: Re: Jour de Pluie [Tsubaki Anna]   Dim 18 Avr - 23:38


Elle était arrivée tôt cette après-midi là. Ce n’était pas dans ses habitudes. Avant de rentrer à l’intérieur, elle avait prestement replié son parapluie et secoué son long manteau noir. Puis, elle poussa la porte du café, faisant tinter la petite cloche dorée au passage. Le barman lui adressa un signe de tête, reconnaissant une habituée. Grelottante de froid, la jeune-femme prit place à une des extrémités du bar, se débarrassant rapidement de sa veste trempée. Dans une vaine tentative pour se réchauffer, elle se frotta les mains et les passa sur sa nuque. A peine installée confortablement, une serveuse se planta devant elle, lui adressa un sourire de circonstance et lui demanda ce qu’elle désirait boire. Anna lui répondit doucement qu’un chocolat chaud conviendrait parfaitement. Celle-ci observa la jeune-fille au tablier s’affairer derrière le comptoir. Elle aimait bien cet endroit, la pièce était tamisé, l’ambiance tranquille et surtout le service était rapide et efficace. C’est ainsi, seulement quelques minutes après avoir passé commande, qu’Anna fut servie. La japonaise entoura la tasse de ses deux mains et la porta avec lenteur à sa bouche, savourant le liquide qui lui brûlait la gorge. Le moment était parfait, vraiment parfait.

Bien entendu, ce court instant de sérénité ne put durer bien longtemps. Une demi-heure après son arrivée, son portable sonna et commença à vibrer dans la poche de son jeans. Anna regarda le numéro qui s’affichait, décidant que si ce n’était pas quelqu’un d’important, elle ne répondrait tout simplement pas. Manque de chance, ce fut le numéro de son précieux cousin Yano qui prit place sur l’écran de son téléphone. Elle répondit, la voix étrangement maternelle. Son interlocuteur lui parlait avec son habituel accent enjoué et elle esquissa un sourire inconsciemment tendre. Puis le ton de la conversation changea et Anna fut obligée de quitter la pièce, la musique de fond l’empêchant de bien entendre. Sans s’en rendre compte, elle s’adossa à la première porte venue qu’elle trouva dans le couloir et poursuivie sa discussion, ne remarquant même pas que la cloche de la porte d’entrée tinta de nouveau. Les minutes s’égrainèrent, puis toujours concentrée sur son échange téléphonique, elle remarqua un homme devant elle, qui la dévisageait de toute sa hauteur. An’ fronça les sourcils, perplexe ; pourquoi cet inconnu restait planté là comme imbécile ? Elle ne chercha pas à comprendre, se détournant de l’homme et lançant une pique à son cousin. Comme à son habitude, elle réussit à faire abstraction de tout ce qu’il pouvait se trouver autour d’elle, c’est comme ça qu’Anna fut surprise lorsqu’une voix grave vibrante de rage résonna dans le couloir.


« Excusez moi mais vous ne pouvez pas aller téléphoner ailleurs?! Franchement, vous avez pas l'impression d'être gênante là?! »


Silence. Anna se retourne et dévisage la personne qui ose lui parler sur ce ton sans la moindre gêne. Elle ne distingue pas les traits de son visage, la pénombre du couloir étant plutôt forte. Ensuite, pour montrer son désintérêt profond pour le gêneur, la japonaise continua sa discussion pendant encore cinq bonnes minutes, ignorant volontairement l’air plus que contrarié de l’inconnu. Enfin, elle daigna raccrocher et ranger son portable. Le tout, bien sur, sans accorder un regard à son vis-à-vis. Néanmoins, Anna prit tout de même la peine de l’envoyer sur les roses, histoire de lui faire comprendre à qui il s’adressait.

« Et vous ? Vous ne vous estimez pas gênant de couper une conversation téléphonique de cette manière ? Bien entendu, vous n’êtes pas du tout embarrassé d’adresser ainsi la parole à une femme je suppose ? Vous vous croyiez sans doute aussi maître des lieux ? Ni la patience ni la politesse ne semblent être votre fort visiblement. »


Il avait presque réussit à l’énerver ce prétentieux ! Anna n’avait pas pour habitude de se laisser faire. Sa répartie et son tempérament lunatique faisaient d’elle une personne très impulsive, pouvant démarrer sur les chapeaux de roues à tout moment. Sous son calme apparent, se cachait une grande passionnée. Particulièrement vexée, elle enchaina rapidement sur une autre réplique acerbe.

« Au passage, vous empestez le chien mouillé. Vous rendre aux toilettes est une excellente initiative ! »


Elle se permit d’esquisser un sourire moqueur, fière d’elle. Elle ne bougerait pas de cette porte tant que ce petit insolent ne lui aurait pas présenté ces excuses correctement. L’avantage de cette situation ? Elle gagnait un divertissement gratuit.


Dernière édition par Tsubaki Anna le Ven 18 Juin - 18:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jour de Pluie [Tsubaki Anna]   Lun 19 Avr - 21:18

    Vous savez, la nature distribue de nombreux traits de caractère à la naissance, le tout aléatoirement au petit bonheur la chance, laissant certain tout penaud un peu à la traine sur les sentiers de la vie, d'autre se laissant marcher dessus, et puis il y a ceux qui seront toujours en tête n'hésitant pas à se servir des autres, ou à jeter à la face de monde leurs charmes et leurs charisme juste pour avancer plus vite, pour rester en tête de la course. Hirohito aurait put faire parti de chacune de ses catégories, comme tout le monde, mais le destin à voulu qu'il soit parmi les leader, le genre de leader qui ne se laisse pas marcher sur les pieds peut importe la situation et son degré de culpabilité dans l'affaire. De plus, la nature ne l'avait pas doté d'une extrême patience... Alors évidemment, la voir, ou tout du moins entrevoir cette fille le snober complétement lui avait mit les nerfs en pelote. Dommage qu'il ne discerne pas qu'il elle était dans la pénombre de ce couloir, car il aurait aimé gravé dans sa mémoire le visage de cette fille qui osait lui faire cet affront. Oui, juste un peu, histoire de mettre un visage sur cette voix de crécelle qui parlait continuellement dans ce qui lui servait de téléphone. Il perdait patience, et cela commençait à se ressentir, il se mettait à pousser de longs soupirs chargés d'une exaspération non feinte, comme l'était aussi le tapotement en rythme de son pied sur le carrelage. Non il était tout simple hors de lui... Et dire qu'il avait tout prévu, qu'il avait espéré passer le moins de temps possible dans ce bar, c'était à l'évidence complètement raté pour lui...

    Alors il attend, encore et encore, continuant à soupirer, ainsi qu'à taper du pied. Mais que pourrait il faire d'autre?! Bien sûr, il a pensé à la pousser de là avec violence, juste pour lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à faire là contre la porte de cette pièce tant souhaitée... Oui, mais il n'est pas comme ça, il ne sait pas être violent dans ses actes, non et puis il faut avouer aussi que son corps aussi agréable soit il, n'est pas taillé pour ce genre de petite gue-guerre physique. Non, lui n'est pas taillé pour ça, il fait parti de ses gens que l'on appel les cérébraux, oui, il réfléchit plus qu'il n'agit, son cerveau semble d'ailleurs être constamment en ébullition. C'est peut être aussi grave à cela qu'il s'est taillé une image de tacticien quand il lui vient l'idée de faire du sport, bien que le sport le fasse transpirer et qu'il n'aime absolument pas ça.... Alors au final, c'est certain, il n'a rien d'autre à faire qu'attendre, encore et encore qu'elle daigne raccrocher son maudit téléphone. Ce téléphone qu'elle fini par raccrocher d'ailleurs, laissant passer un espoir pour ce petit prince, juste un tout petit espoir, celui de pouvoir enfin avoir accès à ses maudits toilettes, celui de pouvoir enfin remettre de l'ordre dans sa tenue, et de sécher ne serait ce qu'un tout petit peu ses cheveux qui lui semblent désormais un peu trop long tant ils commencent à lui chatouiller le nez...
    Mais là non plus il n'aura pas la chance.... Il se trouve même être scotché par les mots de la demoiselle. Totalement déroutant. Il faut avouer que ce n'est pas tous les jours que l'on se retrouve face à une contre-accusation plus que grotesque. Pourquoi serait ce de sa faute à lui s'il a été obligé de lui adresser la parole alors qu'elle se trouvait être là ou elle n'aurait pas dus être?! Non avouons le, à ce moment là, cette fille qu'il ne connaissait pas le moins du monde, lui paraissait plus être une idiote plutôt qu'une sorte de tête brulée, si bien que tout cela ne lui arracha qu'un sourire... Un sourire, nulle dédain ne s'y trouvait, non juste de la moquerie.

    « La politesse n'est peut être pas mon fort, mais je crains d'avoir eut un piètre exemple sous les yeux mademoiselle. Il est bien mauvais de vouloir faire des leçons si l'on est incapable de les suivre soit même, alors je vous prierais, s'il vous plait, de vous en dispenser. Quant à l'odeur que je dégage, elle ne semblait pas vous indisposer quand il s'agissait de me faire poiroter... Puis, pardonnez moi encore une fois, mais même le plus vieux des chiens trempés, sentirait bien meilleur que votre eau de toilettes bas de gammes. »

    Il avait gardé son calme, oui, il était calme, le ton était presque rieur, comme l'était son sourire par ailleurs. Mais pourtant, on ne pouvait nier qu'il était en train de bouillir de l'intérieur, on avait attaqué directement son égo, sa façon d'être... Et ça c'était quelque chose de complètement prohibé, oui, le genre de choses qu'il ne supportait pas d'entendre, oui, parce qu'il ne supportait à l'évidence aucune critique vis à vis de sa petite personne au combien parfaite. Alors, il se contentera d'une petite courbette, juste histoire d'être un peu plus polie qu'elle, juste pour le montrer qu'il est certainement beaucoup mieux qu'elle et que ces critiques ne le touche en rien. Oui, c'est seulement pour sauvegarder les apparences, parce qu'il faut croire que les apparences sont très importantes pour elle.

    «  Bien sur ce vous m'excuserez... Mais comme vous l'avez souligné vous même, j'ai à l'évidence dès choses à faire plus importantes que vous parler. »

    Un dernier petite sourire qu'elle ne verra certainement pas dans la pénombre... Mais peu lui importe, car il fait déjà un pas vers la porte qu'il convoitait tant, oui, son objectif est désormais à porté de main.
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MessageSujet: Re: Jour de Pluie [Tsubaki Anna]   Ven 18 Juin - 18:55

Mille pardon pour ce retard ><


L’art de la répartie spirituelle, du sarcasme bien placé ne semblaient pas être étranger au jeune-homme qui se trouvait en face d’elle. Il la contemplait avec une sorte de hauteur subtile et de moquerie palpable qu’Anna jugea franchement désagréable. L’inconnu paraissait se croire doté d’une supériorité naturelle qui semblait lui donner le droit d’ordonner et d’agir comme bon lui semblait. Ce fut sur un ton railleur et un sourire narquois aux lèvres qu’il enchaina sur une bonne réplique acerbe. An’ se retrouva décontenancée face à tant d’impertinence nonchalante. Derrière la voix plutôt calme en apparence de son interlocuteur, la jeune-femme crut discerner une colère et une impatience sans nom. C’est avec une mine plus dédaigneuse qu’elle pensa que l’inconnu qui se trouvait devant elle n’avait pas pour habitude qu’on lui refuse quelque chose. Encore un de ces enfants gâtés incapable de discernement. Pour couronner le tout, l’insolent s’inclina, soulignant ainsi une courtoisie feinte qui l’a fit intérieurement enragée. S’il y avait bien une chose qui énervait la japonaise c’était qu’on puisse sous entendre qu’elle se comportait vulgairement. Jamais elle n’avait faillit aux règles de bienséances, jamais. Pour la première fois depuis le début de leur joute verbale, Anna lui décocha un regard assassin. Petit idiot.

Malheureusement pour elle, le destin – ou toute autre puissance supérieure inconnue - lui joua un tour. Le genre de tour dont on se souvient et que généralement, on préfère oublier. En effet, lorsque le jeune-homme s’avança vers elle pour passer de force entre la jeune Tsubaki et son objectif, Anna pu discerner les traits de son visage : Mukai Hirohito, célèbre pour son statut de King au sein de Yi Sun Sin. La jeune-femme crut d’abord à une illusion d’optique due à une trop forte absorption de sucre. Mais elle fut bien obligée de reconnaitre l’évidence lorsqu’il ne resta plus qu’un mètre entre elle et son compatriote. Il n’y avait plus d’erreur possible, en face d’elle se dresser l’élite de l’élite pour la plupart des gens de son âge. Ce n’était vraiment pas son jour…Poussant un soupir à fendre l’âme, An’ emprisonna d’un geste vif le poignet du japonais lorsque celui-ci tenta une percée.


« Vous avez une sacrée répartie pour un homme pressé. »

Son petit sourire mutin s’effaça petit à petit tandis que la lumière se faisait doucement dans son esprit. Premièrement, elle s’était adossée à la première porte venue lorsqu’elle était au téléphone, deuxièmement, l’impatient en face d’elle ne semblait attendre qu’une chose ; qu’elle s’en aille. Pour finir, c’était visiblement les toilettes qu’il visait depuis le début. Sans se soucier du membre emprisonné dans sa main, Anna se retourna lentement vers la porte. Aie. La pancarte indiquant les toilettes pour homme lui sauta au visage et paraissait se moquait royalement d’elle. Enfin de compte, dans l’histoire, c’était peut-être bien elle qui était en tord. La brune effectua un long va et vient entre son interlocuteur et la porte.

« J’avais pas vu… » Murmura telle distinctement bien que cette remarque s’adressait plus à elle qu’à son camarade.


Dans d’autres circonstances, elle se serait platement excusée de sa méprise. Mais dans pareille situation, Anna se voyait mal se faire pardonner. En plus de cela, il n’y était pas allé de main morte non plus le petit roi. Faire des excuses à ce rustre ne lui paraissait pas vraiment nécessaire surtout après cet échange cinglant. Même si loin d’être de mauvaise foi, la jeune-femme pensa qu’ils étaient tout bonnement quittes. Après quelques secondes de réflexion, la japonaise relâcha le poignet de son camarade et croisa les bras sur sa poitrine.

« Je n’ai pas l’intention de m’excuser, surtout après toutes les jolies choses que vous avez bien pu me dire. » Commença telle, les yeux brillants. « Mais je ne suis pas non plus incapable de reconnaitre mes tords. Je me pousse, et histoire qu’on oublie cet incident – ce que bien entendu je ne manquerais pas de faire croyez-moi – je vous offre quelque chose à boire ou à manger. C’est équitable non ? Bien sur, nous allons être obligés de nous supporter encore quelques instants. C’est un inconvénient majeur mais pas insurmontable il me semble… »


Puis, fixant ingénieusement ses ongles, elle ajouta :

« En même temps, si vous déclinez mon invitation, c’est vous qui passerez pour l’impoli de service… Mais je vous fais confiance, vous ne vous abaisseriez pas à mon rang n’est ce pas très cher ? »

Anna lui adressa un sourire faussement innocent et se détacha lentement de la porte, une lueur moqueuse dans ses yeux sombres.
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Jour de Pluie [Tsubaki Anna]

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