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 • Can you hear me ? • Pv Ryuku

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MessageSujet: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Ven 18 Juin - 2:27

J'avais quitté le lycée avec un état d'esprit des moins sereins... M. Takashima, plus jeune que moi mais dont je ne connaissais même pas le prénom, avait affirmé vouloir me revoir. Je me dépêchais jusque la voiture et me retenait d'en parler à ma manager. Elle n'aurai sans doute pas approuver le fait que je donne rendez-vous à quelqu'un de plus jeune que moi et sans doute mineur. Mais elle n'aurai pas pu comprendre, elle ne l'avait pas vu. Il faisait tout sauf plus jeune ou mineur.

« Jade ! »

La voix chargée de reproches de ma manager me rappela à l'ordre. Elle prenait le temps de me faire un rappel du planning et moi de mon côté, je n'écoutais rien ! Je prenais un air penaud, des plus faux, nous les savions toutes deux et me concentré de nouveau. J'avais rendez-vous pour le repas avec le directeur d'une nouvelle campagne de publicité, prévue pour dans quelques semaines. Après cela, je serai en séance de photo. Le studio avait été réservé jusque vingt et une heure et je connaissais assez bien mon agence pour mettre ma main à couper que je ne quitterai pas le studio avant cette heure : tout heure achetée devait être utiliser.
Je passerai sur le cas du repas. Ennuyant à mourir, j'avais profité d'une absence aux toilettes pour prendre une légère dose, de quoi me remonter le moral. Ce qui avait fonctionner, ma capacité à répondre avec entrain aux questions avait montée en flèche. Ma manager m'avait fusillé du regard après avoir vérifié l'état de mes yeux, mais après tout, je travaillais très bien comme ça, que pouvait-elle dire ?

Le travail au studio était assez sympa. Le concept de la journée était de prendre des photos pour des baignoires. Rien de bien original, je devais poser, habillée et trempée, dans cette fichue baignoire. C'est typiquement le genre d'humidité qui vous empreignes et va juste se loger dans vos os. Et malgré les nombreuses serviettes que l'on m'apportait à chaque pose, je n'en avais pas moins froid. Mais sagement, gentiment, je restais professionnelle et ne m'en plaignis pas. Je notais cependant pour moi même de ne plus accepter ce genre de concept débile, qu'importe ce que dira l'agence et ses « les photoshoots sexy plaisent et augmentent ta côté, fait le ! »... Qu'ils aillent la passer eux-même la journée trempée dans des vêtements. C'est avec ce genre de pensées que je posais, tantôt souriante, tantôt neutre, affolée, fatiguée, endormie, riant aux éclats... N'auraient-ils pas pu déterminer mieux que ça le concept ? Pourquoi est-ce que je devais changer autant d'expression pour une unique et même baignoire ? Ils espérez vraiment vendre une bassine avec une femme trempée pleurant dedans ? Stupide ! Mais ce n'était pas à moi d'en juger, je n'étais pas payée pour après tout.

Pendant la pause de dix-sept heures, je filais mettre quelques vêtements secs. Je savais que ça ne durerait pas plus de vingts minutes mais rester deux secondes de plus dans ce tee-shirt trempé c'était trop me demander.
C'est alors que mon portable vibra, chose habituelle il faut dire. Tandis que je me débattais pour faire passer le nouveau tee-shirt sec par dessus ma tête humide, je jetais un coup d'oeil à l'écran. Numéro inconnue... Est-ce que par hasard... ? Je retiens ma respiration et ouvre le sms.

Citation :
Bonjour Mlle Lee !
Merci de votre invitation et ça sera un plaisir pour moi de vous revoir à cette occasion, si cela vous convient de votre côté, bien entendu.
Takashima R.

Un grand sourire s'afficha sur mon visage et je relu trois fois le message pour être sûre de ce qui était écrit. Il venait, il venait ce soir ! Heureuse, je sautillais sur place un cours instant, serrant mon portable contre moi. Puis je me rappelais que non seulement j'étais au travail mais qu'en plus, ça ne voulait rien dire. Je me forçais donc à retrouver mon sérieux et me concentrais sur ma réponse.

Citation :
Je serais ravie de vous voir dans ce cas !
Je serais à la boîte vers vingt-deux heures ; à l'entrée, demandez-moi auprès du vigile, il vous conduira à moi.
A ce soir j'espère.
Jade

Avant que je ne puisse mieux réfléchir à ma réponse, plusieurs personnes du staff entrèrent bruyamment dans la pièce où je me trouvais. Je cliquais sur envoyer et rangeais mon portable. Je terminais d'enfiler mon tee-shirt sec et filais voir ce qui causait l'agitation des filles du staff.
Sans surprise, ce n'était rien de bien intelligent, il paraissait juste qu'un mannequin Japonais viendrait ici bientôt et que le staff se chargerai de ses photoshoots. Le seul mannequin Japonais avec qui j'avais travaillé avec bien ternie l'image que je me faisais des hommes de leur profession chez eux. Hautain, orgueilleux, désagréable... Mentalement, je souhaitais bien du courage aux staff et priais pour ne pas le croiser, aussi différents puisse t-il être de l'ex-collègue que j'ai connue !
L'après-midi se termina comme elle avait commencé : humide. Je ne pu que soupirer de soulagement lorsque le responsable de séance cria enfin « c'est dans la boîte ». J'étais congelée. Et le pire ? Avant de filer à la douche, je devais féliciter tout le monde, les remercier pour leur travaille, échanger des banalités... Ce que je fis, parfaite menteuse que j'étais, mon agacement passa inaperçu. A moins que les gens ici n'en est simplement rien à cirer ? Tout aussi probable.
Cela me pris encore une demi-heure avant de pouvoir filer sous la douche du studio. Je me dépêchais autant que possible, mais je savourais tout de même le contacte de l'eau brulante avec ma peau. Mais l'idée de pouvoir louper la soirée où je devais le rejoindre me motivait ; je finis par sortir assez vite et m'habillais avec ce que j'avais apporté : une robe sombre et courte avec des lamelles découpées devant, un collant sombre et une paire de chaussure avec une haute semelle compensée, transparentes. J'aimais bien ces chaussures, c'était toujours amusant de marcher dessus.
Je pris plus de temps pour me maquiller, mais je finis par quitter le studio.

J'attrapais un taxi dans la rue et lui demandais de m'amener directement jusque la boîte. Je n'avais pas mangé, mais ce n'était pas grave, tant que j'étais à l'heure !
Ce fut le cas, je passais les portes de la boîte quelques minutes après que vingt-deux heures est sonnée. Je demandais au vigile si quelqu'un m'avait demandé, il me répondis par la négative.
Je montais donc directement au carré VIP. S'en suivit quarante longues minutes de salutation et de politesse des plus ennuyantes ; Agacée, je fini par me retirer dans les toilettes. Assise sur le siège, je tirais mon collier de mon décolté et avant la précision de l'habitude, je fis apparaitre l'ouverture connue de moi seule. Je traçais une ligne blanche sur mon avant bras et tirais une petite paille d'un des bracelets que je portais. Avec attention, je posais la paille au début du raye, collais l'autre extrémité dans une de mes narines. Puis j'inspirais. Par réflexe, je passais mon doigt sous mon nez, à plusieurs reprises, m'assurant que rien ne trainait. Puis je me laissais glisser au sol, fermant les yeux un moment. C'était bon. Infiniment bon. Je me sentais sereine, apaisée. Je savais que n'importe quoi pourrait provoquer l'effet inverse, enclencher une peur panique. Mais pour l'heure, tout allait bien. C'est dans ce genre de situation qu'on se dit qu'après tout, quitter dans l'instant ce monde, ça aurai du bon.

Des coups portés contre la porte des toilettes me font prendre conscience que je dois y être depuis plus d'un quart d'heure.. Une demi-heure voir plus même, qui sait ? La voix inquiète d'un videur demande si tout va bien. Rapidement, je range mon collier et jète ma paille dans les toilettes. Je tire la chasse, frotte une dernière fois le dessous de mon nez et sort.
Le videur me regarde. Il ne cherche plus vraiment, il s'en fou. Comme tout le monde. C'est pas comme si j'étais la première. Il s'apprête à repartir, mais fait demi-tour.

« J'oubliais, Mlle Jade. Un homme vous à demandé à l'entrée... On l'a laissé entrer vu qu'il avait votre carte, mais on ne l'a pas laissé entrer dans le carré. Je présume qu'il attends quelque part dedans... Ça doit bien faire vingt ou trente minutes de cela que je l'ai fait entrer. »

Je le regarde durant quelques longues secondes puis je réalise le sens de ses paroles. J'hoche rapidement de la tête pour remercier le videur et me précipite hors des toilettes. Il est quelque part ici. Reste à savoir où ?
Sans vraiment réfléchir, je fais alors une chose que je ne fais jamais : je quitte le carré. Je descend les marches et j'entre dans la foule. Je suis plus grande que la plupart des filles mais il reste encore beaucoup d'hommes plus haut que moi. Je vois pas facilement, je me mets donc à naviguer à l'improviste, cherchant un silhouette qui ressemblerait à la sienne.
On se croirait presque à la plage, en train de nager en pleine mers à contre le courant... Ce qui n'est pas forcément une sensation que j'apprécie. Plusieurs têtes se retourne à mon passage, des coups de coudes sont échangés, les murmures interrompes les conversations. Mais je m'en moque, je chercher M. Takashima. Combien de temps je hère dans la foule ? Ça devait faire environ dix minutes quand soudainement, une main saisie mon bras, m'immobilisant. Moins d'une demi-seconde, j'espère que ça soit lui. Mais l'instant d'après, je me rend compte que la poigne est douloureuse. Dans le but d'arrêter quelqu'un fermement, pas de lui faire remarquer sa présence. Je sens alors une main venir se loger contre ma cuisse et remonter en un rien de temps pour venir empoigner avec force ma fesse droite. Curieuse, fouilleuse, insistante et sale. Mon estomac se tord tandis que je me retourne d'un coup et m'agite pour me dégager. Je lance un regard assassin au type âgé d'une quarantaine d'année, complètement bourré. Je force pour reprendre mon poignet et c'est sans doute grâce à la présence de l'alcool dans son sang que je peux y parvenir. J'ai envie de vomir. Je fais demi-tour, marchant plus vite que tout à l'heure. Je jette un coup d'œil ou deux derrière moi pour m'assurer que le vieux ne me suis pas.
Devant cette agitation, les murmures augmentent autour de moi. Je porte ma main au visage, la plaçant en œillère histoire de masquer mon visage. Je constate au passage la forme rougie qui prend déjà naissance sur mon poignet. Il n'y est pas allé de main morte. Maintenant je me rappelle pourquoi je quitte jamais le carré. En bas, c'est une jungle. Je fonce tout droit devant moi et débarque sur un des bars de la boite. C'est là que je le vois. IL est là, juste à gauche. J'oublie tout ce qui s'est passé auparavant, contente d'avoir atteins mon but.
Je me rapproche et pause doucement ma main sur son épaule, pour signaler ma présence.

« M. Takashima ? »

Ma voix est joyeuse et mon visage affiche un grand sourrire. Une petite voix en moi me fais remarquer que je suis idiote de sourire ainsi, surtout qu'il risque de ne rien entendre vu le volume du son. Mais c'est pas pour si peu que j'arrêterai de sourrire.


Tenue du Soir :
Spoiler:
 


« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
»

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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Ven 18 Juin - 14:09

Malgré la sale journée que je venais de passer, la rencontre avec Jade était encore bien présente dans mon esprit. Une rencontre des plus charmantes et si mon corps ne bouillait pas de colère contre mon beau père, j’aurai surement trouvé le temps de lui envoyer un sms pour lui faire part de ma décision. J’avais arraché la cravate de mon uniforme tout en déboutonnant un des boutons de ma chemise avant de m’étaler de tout mon long sur mon lit. Je sortis doucement le morceau de papier qu’elle m’avait donné de plus près, c’était sa carte de visite avec son numéro personnel au dos. Y allait ou ne pas y allait telle était la question ? Et puis c’était la première fois pour moi que je devais faire un pas vers quelqu’un. Le charisme et le mystère dont je faisais parfois preuve faisait que c’était les jeunes filles qui venaient à moi. Malgré mon nombre de relations que j’ai pu avoir, la réserve que je peux parfois prendre à cause de mes racines m’empêche de m’ouvrir et de me montrer trop entreprenant. Et puis il ne faut pas oublier que je ne sais pas encore exactement ce que je ressens envers elle. La seule chose que je sais c’est qu’elle me captive et me donne envie de la connaitre un peu plus. Mais en boite est-ce la bonne manière ? On sait tous que lorsqu’on y va, tous les yeux sont penchés sur vous pour savoir s’il y a matière à propager une rumeur. Mais l’idée de rester enfermé dans cette maison après ce que je viens de découvrir ne me tente pas vraiment. Je ferme les yeux tandis que j’attrape mon portable. Oui autant sortir pour prendre l’air et passer une bonne soirée auprès de quelqu’un d’agréable et si par la même occasion je peux en découvrir plus sur elle pourquoi pas. Mais la question est : qu’est ce que je vais pouvoir lui écrire ? Je n’ai pas l’habitude d’envoyer des sms comme ça à des personnes que je viens à peine de rencontrer. Qui sait autant elle m’a déjà oublié…je ne suis pas si exceptionnel après tout. L’envoi d’un sms demande énormément de concentration et surtout dans mon cas. Il ne faut pas oublier que la jeune fille est un modèle, mondialement connue et qu’elle doit avoir l’habitude de recevoir des sms de boulets. Je soupire quelques instants et commence enfin à composer un message un peu digne de ce nom :

Citation :
Bonjour Mlle Lee !
Nous nous sommes rencontrés plus tôt dans la journée où vous m’avez confié à vous rejoindre en soirée. Je profite donc de l’occasion pour vous remercier et accepter votre invitation.

Ça ne fait pas trop formel ? Si surement mais je m’imagine pas lui envoyer un message comme j’en aurai envoyé à Anna voir Aisu…Et puis il ne faut pas oublier qu’elle est tout de même mon ainé. Pourquoi est ce que je stresse pour un malheureux petit sms? Si je suis comme ça, je me demande ce que je serai lorsque je serai en face d’elle. Un seul mot : pathétique. J’efface le sms que je viens juste d’écrire. Allez Ryuku réagit comme un jeune homme et pas un mec pathétique. De quoi as-tu peur ? C’est vrai pourquoi je me prends tellement la tête ? Peut être parce que c’est la première fois pour moi que je suis en stress de revoir une personne ? Arg, je recommence le message et sans me questionner ni me relire j’envoie tout simplement :
Citation :

Bonjour Mlle Lee !
Merci de votre invitation et ça sera un plaisir pour moi de vous revoir à cette occasion, si cela vous convient de votre côté, bien entendu.
Takashima R.

Rien de plus, rien de moins. Je n’ai jamais été doué pour faire de long roman et je préfère donner une impression de neutralité, au pire si elle se demande qui je suis, je serai fixé sur ce que je dois penser de tout ça.

Ne m’attendant pas une réponse rapide de sa part, je décide d’aller prendre une douche pour tenter de calmer la fureur qui semble avoir prise possession de mon corps. Comme s’il ne me rendait pas la vie déjà assez difficile, désormais il prend la décision de m’interdire d’étudier ce que je veux. Même si parfois le directeur est vraiment la dernière des pourritures, cette fois ci il avait eu le mérite de ma narrer sa discussion avec mon paternel adoptif. Etant donné que j’étais un élève modèle et que je semblais très intéressé par l’archéologique, il m’avait mit sur un projet pour aider un grand archéologue à organisé une conférence. Une occasion en or pour moi de me faire une connaissance du milieu et surtout de pouvoir en apprendre plus sur ma passion. Mais un seul mot de mon père avait suffit à tout foutre par terre. Archéologue ? Qu’est ce que c’est que ça ? Ah oui cette bande d’idiots qui se construisent leur fortune sur le dos des autres. Désolé de vous dire ça M.Le proviseur mais il est totalement hors de question qu’il participe à son projet. C’était peut être pas du mot à mot mais l’idée était là, je n’avais pas la possibilité de participer à ce projet. Mais encore si ce n’était que ça, non bien entendu cela aurait été trop rêvé. Lorsque le directeur informa au sénateur Yoon, mon intention d’étudier l’histoire à la fac en commençant en option en troisième année, quelle a été sa réponse ? « Totalement hors de question, sachez monsieur Yoon que dans la famille Yoon, les garçons sont tous devenus de hauts politiciens et donc il suivra science politique comme je l’ai fais. Et je ne veux plus entendre parler de cette folie. L’histoire ? Ça lui remplira pas le porte monnaie plus tard. » Comme s’il se préoccupait vraiment de moi ? A part me pourrir la vie, il ne fait rien de plus. Autant dire qu’en sortant du bureau, j’étais dans un état totalement lamentable. Furieux prêt à tout casser pour tenter de soulager cette colère. C’est en rentrant que j’ai eu l’occasion, ma mère était tombée au mauvais endroit au mauvais moment. J’ai hurlé tout ce que j’avais sur le cœur. Qu’est ce qu’il fallait que je fasse pour qu’ils me laissent en paix, j’avais tout fait comme ils voulaient et j’étais même sur le point de me fiancer avec une parfaite étrangère tout ça pour qu’on me laisse au moins faire ce que je voulais comme études. Je n’ai même pas écouté sa réponse était monté dans ma chambre totalement sans dessus dessous.

Malgré que le contact de l’eau sur ma peau me procure un bien fou, je ne peux m’empêcher de repenser à tout ça. Je me demande si je serai capable d’être de charmante compagnie ce soir…J’espère au pire, un ou deux verres d’alcool fort me permettront de me mettre dans l’ambiance. Rien ne vaut un peu d’alcool pour oublier ses soucis. Si je n’avais pas faites cette promesse à Aisu, j’aurai surement filé dans un bar me souler de tout mon soul pour ne plus à avoir à penser à tout ça. C’est en sortant de la salle de bain que je constate que Jade m’a répondu. Elle ne m’a donc pas oublié ce qui est une bonne chose en soi. Il ne me reste plus qu’à me préparer et aller diner dehors, je ne suis pas vraiment sur de supporter de me retrouver à table face à lui. Revêtu seulement de mon boxer noir, je me dirige vers mon dressing me demandant ce que je vais bien pouvoir porter. Il faut que je choisisse un costume qui fasse à la fois classe et jeune. Après un vif coup d’œil je tombe sur celui qu’il me faut. Un coutume deux pièces de couleur noir d’un grand couturier. Rien de plus classique à vrai dire. Pour couper l’ensemble, j’enfile une chemise de couleur écrue-beige et j’accessoirise le tout avec divers accessoires : une chaine au cou en argent, des piercings à mes oreilles et une montre pour parfaire le tout. En me dirigeant vers la salle de bain, je prends ma boite de lentilles que je mets avant de me coiffer. Je décide de me faire une raie et de pousser mes cheveux sur le côté que je fixe avec de la laque. Je n’irai pas à dire que je suis canon mais au moins je ne donne plus l’impression d’être un jeune lycéen, ce qui me facilitera la mise pour rentrer dans la boite en question. Il est désormais vingt heures lorsque je suis enfin prêt. Il suffit juste que je mange un bout. Profitant qu’une domestique passe par là, je lui demande si mes parents sont présents, elle m’annonce qu’ils sont sortis en ville pour affaires. Je n’aurai donc pas à manger avec eux, c’est une bonne chose. J’en profite donc pour diner seul avec Eun Hye avant de remonter dans ma chambre me brosser rapidement les dents et partir.

Après une demi-heure de route en voiture, j’arrive sous les coups de vingt deux heures trente près de l’entrée de la boite. Arrivé devant le videur celui-ci me reluque pour voir si j’ai bien les caractéristiques pour rentrer. Je l’informe donc que Jade m’a remise sa carte et que je suis donc invité à la rejoindre. Peut être par sécurité ou autre, celui-ci me laisse entrer mais sans me donner l’accès au carré VIP. C’est bien ma veine ça…Mais bon autant en profiter pour aller prendre un verre pour me mettre dans l’ambiance. Après avoir trouvé un coin où m’installer je commande un whisky fort que je bois d’une traite, rien de bien étonnant de la part d’un ancien alcoolique comme moi. J’hésite à envoyer un sms à Jade tandis que je commande mon deuxième verre de la soirée. Après tout si le videur m’a refoulé cela doit être pour une raison précise quoique les fans doivent se réunir ici juste pour l’apercevoir à mon avis. La sécurité est donc renforcée pour éviter tout problème. Une jeune fille vient alors m’accoster me demandant mon nom. Je lui fais comprendre par un regard que je ne suis point intéressé et celle-ci s’éloigne surement vexée après m’avoir lancé un « minable ! ». Ça me fait sourire tandis que je porte mon verre à mes lèvres. Les minutes passent et je me pose toujours cette question. A savoir dois-je la contacter ou pas ? Alors que je suis sur le point de me lancer je sens une main alors se poser sur mon épaule.

Malgré le son de la musique qui est fort, je reconnais la voix de celle que j’étais sensé retrouver et c’est donc plus que surpris que je rencontre le visage souriant de la jeune femme. Qu’est ce qu’elle fait ici surtout sans garde du corps ou autre ? Une part de moi-même est inquiète tandis qu’une autre est plus qu’heureux de la voir là. Elle est venue à moi pour me trouver dans une boite remplie à craquer. C’est alors que je constate avec un plaisir immense que l’envie qui me tiraillait les entrailles était partagée. C’est donc avec un sourire amical que je me lève et m’approche d’elle pour qu’elle puisse mieux m’entendre.

« Bonsoir Mlle Lee. Vous n’auriez pas du prendre la peine de venir me chercher, j’allais justement vous envoyer un message. »

J’évite bien entendu de lui faire comprendre que je suis embarrassé par la situation. Après tout c’est bien la première fois de ma vie que je me sens si troublé. Pas par son physique qui est certes magnifique mis en valeur par l’élégante robe qu’elle porte mais plus par le sourire qu’elle m’a renvoyé. Ce n’était pas un sourire faux et je pense que tout le monde autour de nous à pu constater à quel point un vrai sourire était tout simplement irrésistible à regarder.

« C’est vraiment un plaisir de vous revoir. » Dis-je cette fois ci en lui tendant la main tout en faisant en sorte que mon émoi ne soit pas perceptible.
Tenue du soir :
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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Mar 22 Juin - 1:58

Qui a dit qu'il en faudrait beaucoup me faire arrêter de sourire ?
Je rectifie, en fin de compte il suffisait juste qu'il se retourne. Un très court instant, je reste complètement surprise du changement opéré chez lui. Il ne porte plus ses lunettes, ni son uniforme de lycéen. J'en viens à avoir un doute quand au fait qu'il est plus jeune que moi. Ce n'est pas juste un lycéen dont la compagnie m'est agréable en face de moi. Non, c'est bien plus que ça, l'homme devant moi est vraiment classe. Indiscrète, je l'observe quelques secondes durant, assez pour apprécier la couleur sombre de ses yeux, la coiffure travaillée, ses épaules misent en avant par le costume. Il n'y a pas a dire, il brille bien plus dans ce rôle quand dans celui du lycéen. C'est une agréable surprise. Arrivant à cette conclusion, mon sourrire revient naturellement et je cherche son regard tandis que je prend la main qu'il me tends.
Ne pas prend la peine de venir le chercher ? J'avoue que je n'y est pas particulièrement réfléchie. L'héroïne rend souvent mes actions instantanées, irréfléchies... Et beaucoup de choses me semble bien plus drôles qu'elles ne le sont en réalité. Mais qu'importe, puisque je remplace ma réalité par l'héro !

« Non, je suis contente d'être descendue ! »

J'agite doucement ma main devant mon nez, histoire d'accentuer le fait que ce n'est vraiment pas un soucis. C'est le genre de petit geste que je n'utilisais jamais avant mais qu'on m'a demandé d'utiliser au travail. Ça donne une image plus mignonne à ce qu'il parait. Mais au fur et à mesure, à force de m'appliquer à l'utiliser, ce petit rien est devenu une habitude, une façon de m'exprimer. C'est comme ça pour beaucoup de chose. Il ne doit plus rester beaucoup de la Jade d'il y a quelques années.

« Vous êtes différent, ce soir. J'aime bien ! »

Non pas que je n'ai pas apprécié le M. Takashima rencontré ce matin mais celui de ce soir dégage vraiment quelque chose. Ça me donne le sourire et je sens que j'oublie un mauvais souvenir. De quoi s'agit-il au juste ? Est-ce que ça a un rapport avec le léger lancement que je ressent au niveau de mon poignet ? Pas grave, de toute façon, je n'ai pas envie de m'occuper de quoi que se soit d'autre que de mon invité.
Je suis tellement contente de savoir qu'il est venu et de l'avoir trouvé, que j'ai envie de lui faire prendre conscience de cette joie. Un peu nerveuse, je lève ma main pour tourner un peu mes cheveux autour de mon doigt mais je laisse retomber presque aussitôt ma main. C'est un geste enfantin qu'on m'a interdit de faire en publique. J'ai envie de gonfler mes joues pour montrer que ça me contrarie, mais c'est pas plus autoriser.
Mais je suis contente et c'est tout ce qui compte. Il est venu et il a attendu, malgré le fait que le vigile est été assez bête pour lui interdir de rentrer. D'ailleurs, je devrais m'excuser pour cela, j'ai vraiment été idiote de croire que ma carte suffirait un soir d'affluance comme celui ci.

« Je suis désolée que vous ayez dû attendre ici, parmi tout ces gens, je pensais qu'il vous laisserez monter... Merci d'être venu et d'être resté quand même. »

Un léger sourrir aux lèvres, je m'incline légèrement pour le remercier. Je suis partagée entre la gène du fait qu'il est dû attendre et ma joie de le voir là. C'est stupide d'être aussi contente alors que je ne le connais ni d'Eve ni d'Adam, je le sais.
Mais je n'ai pas le temps de lui proposer de me suivre pour regagner le carré ni même de voir si il a fini son verre à vrai dire.
Il s'apprête visiblement à parler, mais simultanément, je me rappelle de ce qu'il y a. Ce que j'ai oublié. Car derrière moi parvient jusque mes oreilles un « Hey, toi !! »...
Moi ? Non, je pense pas... Je m'apprête à jeter un coup d'œil derrière mon épaule mais je n'en est pas le temps. Une main se ferme à nouveau sur mon poignet et je me titre vers elle. Je me propulse en arrière autant que je peux tandis que mon cerveau se rappelle soudainement le gars de tout à l'heure. Vu la poigne il s'agit bien du même gars à n'en pas douter. Il me fait toujours aussi mal. Je pensais vraiment pas qu'il m'aurai suivit de la sorte, quel type fou cela pouvait bien être encore ?
Il tire toujours tandis que j'essaye de faire glisser mon poignet hors de sa main, sans grand effet si ce n'est que de me faire plus mal. Un instant, une image passée viens de coller sur ma rétine, me rappellant d'autres mains refermées brutallement sur mes poignets. Le déséspoir de ce moment remonte à la surface, poussé en force par l'héroïne et je sens la peur s'impregner dans tout mon corps, m'empéchant de bouger.
Tout ce que je sais, c'est que j'ai peur et que l'homme en face de moi balbucine des choses étranges.



[Hors Jeux : ah, j'arrive à faire court !! *o* ]


« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Mar 22 Juin - 12:16

Elle m’explique alors que ça lui fait plaisir d’être venue me chercher et cela me touche profondément. Elle aurait très bien pu m’envoyer un sms pour me demander de me rendre au carré VIP mais non elle avait prise la peine de venir à ma rencontre et en tout honnêteté j’en suis très heureux, peut être un peu trop ? Surement mais cette joie n’apparais pas sur mon visage bien trop réservé pour laisser paraître mon émoi à la vue de tous.

« Vous êtes différent, ce soir. J'aime bien ! »

Il faut dire qu’en comparaison du jeune homme que j’étais ce matin, en uniforme et lunettes de vue, le changement est quelque peu radical. Je suis même étonné qu’elle m’ait reconnue dans la masse de monde qu’il y a ce soir, ce qui rend la situation encore plus étrange qu’elle ne l’a déjà. Bien que je ne doive pas prendre trop à cœur ce qu’elle me dit, je me sens vraiment heureux. Le regard qu’elle me lance n’est pas vraiment le même que ce matin. Elle ne me regarde pas comme un simple lycéen avec qui elle a eu une brève conversation le matin même, mais plus comme un jeune homme ce que je suis réellement. Comme je le dis toujours, tout le monde peut tromper les autres. Il ne faut pas penser par là qu’en m’habillant de la sorte je veuille tromper qui que ce soit. Disons qu’il est simple de se faire paraître pour ce qu’on n’est pas. Certes avec mon apparence actuelle je rejette l’image d’un homme sur de lui et d’avoir plus que la vingtaine, qui pourrait penser que je suis totalement sous le charme de cette jeune femme et que je ne suis qu’un lycéen ? Très peu et d’ailleurs je pense que je suis assez méconnaissable pour qu’on puisse me reconnaitre, mais elle, elle m’avait tout de suite reconnue. Tout ça était bien étrange, oui en effet.

« Je suis désolée que vous ayez dû attendre ici, parmi tout ces gens, je pensais qu'il vous laisserez monter... Merci d'être venu et d'être resté quand même. »

Serait-ce le monde à l’envers ? Pourquoi s’excuse-elle ? Je comprends parfaitement que pour sa sécurité, il ne laisse pas rentrer n’importe qui ! Après tout avec les malades qu’il y a de nos jours, sans parler des fans fanatiques, je pense qu’il est indéniable que des mesures de sécurité soit prises pour la protéger. Elle appuie son geste en s’inclinant dans un léger sourire ce qui rend encore plus perceptible mon malaise que je commence à avoir du mal à dissimuler.

« Je vous… »

Seulement je suis interrompu par quelqu’un qui semble arriver à notre hauteur. Il l’interpelle d’une façon bien peu polie pour être une de ses connaissances ou un ami. C’est alors que je remarque qu’il a du mal à marcher et qu’il a des petits yeux. Il me faut peu de temps pour comprendre qu’il est totalement soul voir défoncé peut être. Avant même que je ne puisse réagir ou quoique ce soit d’autre, il agrippe froidement le bras de Jade l’obligeant en quelque sorte à le suivre. Elle semble prendre peur, rien de plus normal vu la situation et c’est sans même réfléchir que je dirige vers l’homme et empoigne fortement le poignet par lequel il maintint Jade prisonnière. Le regard que je lance à l’homme en question est assez évocateur et noir comme les ténèbres. Ne lui a-t-on jamais enseigné qu’il ne devait pas poser ses mains sur une jeune femme sans qu’elle ne lui en donne la permission ? Je sais que ça fait vieux jeu mais une femme mérite qu’on la respecte et surtout pas qu’on la considère comme un morceau de viande qu’on peut trimballer comme on veut.

« Lâche moi espère de morveux sinon… »
« Monsieur, il semble que la demoiselle ne soit pas intéressée alors lâchez là s’il vous plait… »


Ma voix est plus froide que jamais comme mon regard et ma poigne qui se fait encore plus forte. Résoudre l’affaire par la violence ne ferait qu’envenimer la situation. Il semble hésiter quelques secondes et fini par lâcher prise alors que je sens que pratiquement toute l’attention de la boite est désormais sur nous.

« De toute façon elle est trop vieille…tu peux te la garder ! »

Et c’est à ce moment, le plus gênant que le morceau s’arrête permettant à toute personne dans la salle à attendre la remarque forte déplacé de l’homme. Je sens mon sang bouillir dans mes veines avec qu’une seule envie, celle de lui mettre le point dans la figure. Le manque de respect m’a toujours fait horreur mais je me calme en mettant ça sur le compte de l’alcool quoique ça n’excuse pas tout. J’en suis la preuve parfaite même totalement soul je n’ai jamais manqué de respect à une femme ou autre. Cependant la situation dans laquelle il nous laisse est encore plus embarrassante qu’elle ne l’était déjà. Toute l’attention est sur nous et chacun chuchote à l’oreille de son voisin. Bien sur la musique à repris son cours pour qu’on ne puisse rien entendre à part observer leurs lèvres bouger. Il faut qu’on sorte de là, ou du moins de la salle en question au plus vite. J’empoigne alors délicatement le poignet de Jade sans geste brusque qui pourrait la faire paniquer et doucement nous quittons la salle en question dans un silence. Arrivé dans un coin plus tranquille où personne ne semble avoir entendu parler de ce qu’il venait de se passer, je me retourne et remarque la trace de poigne que l’homme lui a laissé, c’est donc tout naturellement qu’en enlevant ma veste pour lui mettre sur ses épaules dans le but de cacher cette mauvaise marque je lui demande simplement.

« J’espère qu’il ne vous a pas fait trop mal ? Vous devriez aller mettre de l’eau dessus ou des glaçons sinon cela pourrait laisser un bleu. »


A vrai dire je suis quelque peu mal à l’aise. Peut être voulait-elle se charger elle-même de son affaire et que je reste de côté. Après tout, je sais à quel point l’orgueil est primordial et mon geste quoique des plus normal pour moi pourrait tout aussi bien être mal interprété. Mais qu’importe à vrai dire, le plus important c’est qu’elle soit saine et sauve et c’est tout ce qui m’importe.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Lun 5 Juil - 4:47

Tout va très vite. Trop vite pour mon cerveau drogué, trop vite par mon corps fatiguée par cette longue journée. Trop vite pour mon inconscient qui refuse toujours de me transmettre en clair ce genre de scène ; oui, je les reçoit comme cryptées. J'entends, mais il manque la petite étincelle de mon cerveau qui donnerait un sens réel à tout ça. Oui, afin de mes protéger de mes souvenirs, je me coupe partiellement de cette scène. C'est comme si je la regardais avec un regard complètement extérieur, totallement neutre.
Tout d'abord, je reste pour ainsi dire scootché sur la phrase que Monsieur Takashima n'a pas terminé. C'est comme si je devais y accorder beaucoup d'importance... C'est idiot, n'est-ce pas ?
De tout façon, la main sur mon poignet de ramène à la réalité que je tente de fuir. Toujours serrée et douloureuse, je ne parviens pas cette fois-ci a en faire coulisser mon poignet. C'est trop serré. Je n'ai pas le temps de fixer longtemps cette main étrangère sur mon bras, car une troisième paume vient s'interposer. Celle de Monsieur Takashima. Grande, large, soignée... Rassurante. Mon cerveau, cherchant toujours un échappatoire, s'attache à ce détail. J'aime bien cette main. Elle semble vraiment agréable. Adulte, présente, sécurisante... Exactement tout l'inverse de la main qui me tient actuellement. Rien que d'y repenser, mon estomac se tord. J'ai envie de me faire toute petite, me recroqueviller sur moi même, faire en sort que l'inconnu oublie tout de moi.
Un échange de parole à lui rapidement. Je n'entend pas vraiment ce qui se dis... La musique y est sans aucun doute pour quelque chose. Mais plus que ça, c'est le ton de la voix de Monsieur Takashima qui me fait presque sursauter. Ça n'a définitivement rien à voir avec le peu que j'ai pu apercevoir de lui aujourd'hui. Surprise, je lève les yeux vers lui pour découvrir son nouveau visage. Combien de facettes avait-il en réalité ? Bien plus que celle du jeune étudiant de ce matin ne le laissait présager.
Je suis quelqu'un d'égoïste je pense. Sinon comment expliquer le soulagement qui né en moi à l'idée que c'est pour me protéger que cette colère froide à prit place sur ses traits ? Les deux hommes s'affrontent du regard, chacun semblant peser le pour et le contre pour la suite des évènements. C'est l'inconnu qui cède en premier, lâchant mon bras avec mauvaise humeur.

« De toute façon elle est trop vieille…tu peux te la garder ! »

Si il avait dit ça comme ça, peut-être que je n'y aurai pas trop prêté attention. Mais le hic, c'est le silence magistral qui s'en suis. Que fout le DJ ? Pourquoi faut-il qu'il y est un blanc à cet instant précis ? Vieille ? Moi ? Déjà... Je serais déjà « Out » ? Ça nan, pas question. Si je bosse plus, je n'ai plus rien, c'est certain. J'ai envie de lui crier dessus. De lui parler de mon atroce journée passé dans une putain de baignoire à jouer moi même une sorte de putain de luxe dans le seul but de satisfaire les besoins pervers de type dans son genre ! Que j'avais surement chopé froid avec leur connerie d'idée de faire un photoshoot habillé et trempé ! Et que d'ici quelques jours je passerai la journée en-saucissonnée dans du cellophane, toujours pour les même raisons. Alors non je n'étais pas trop vielle et oui il pouvait bien me foutre la paix pour les trois ou quatre heures qui étaient miennes réellement au cours de la journée !
Oui tout ça, j'aurai bien aimé le lui cracher au visage, avec un accent coréen des plus typiques d'une femme à fort caractère. Mais ce n'était pas correct. C'était strictement interdit. Au lieu de ça, je fis ce que je faisais à la base pour suivre les ordres et qui au final était devenu une vrai habitude ; j'inclinais légèrement la tête et les épaules, position plus faible et correspondant plus à l'image de la fragile et mignonne Jade. Je fais complètement abstraction des chuchotements qui on commencé juste avant que la musique reprenne. J'y suis habituée. Demain un article paraitrait sans doute d'un journal, parlant de cette scène, l'agence porterait plainte et quelques jours plus tard un message d'erratum serait en première page du journal en question. Mais cela ne changerai rien à rien. Les gens auront parlés. La seule chose que je peux espérer, c'est qu'on ne se souviendra pas du grand brun à mes côté. Je peux supporter un scandale de plus, vraiment, sans soucis. Je ne veux plus y impliquer d'autres personnes, ça les blessent et les conséquences sont parfois lourdes...

Monsieur Takashima saisie alors doucement mon poignet et d'une légère pression, je lui suis sans trop chercher pourquoi. Tandis qu'on traverse la foule, je comprend qu'il veux s'éloigner de l'agitation. Les remords s'installent plus fortement en moi, je devrais vraiment arrêter d'agir n'importe comment. Il est sûrement gêné par ce bazar. J'espère sincèrement qu'il n'y aura aucun répercutions sur lui, tant au niveau familial que scolaire... Ou tout autre sujet d'ailleurs.
Le temps que mon esprit arrive à cette conclusion, nous sommes déjà deux pièces plus loin. Je cherche mes mots, sans grande efficacité. Monsieur Takashima baisse les yeux sur mon poignet. Je suis son regard et constate déjà la formation rouge annonçant l'arrivée futur d'un bleu. Délicat, le jeune homme retire sa veste et la place sur mes épaules, masquant du même coup la vilaine marque. L'attention me touche. Et mon cerveau drogué ne peux s'empêcher de noter l'agréable parfum qui se dégage de sa veste et qui m'enveloppe à présent autant que la veste elle-même.

« J’espère qu’il ne vous a pas fait trop mal ? Vous devriez aller mettre de l’eau dessus ou des glaçons sinon cela pourrait laisser un bleu. »

Pas faux. Pour ne pas dire exact. Il a raison et c'est d'ailleurs un des premiers réflexes que j'aurai eu en temps normal. Car une mannequin avec des bleu, ça aussi ça prête à scandale. Heureusement pour moi, le mélange glace et maquillage permettais souvent de tout dissimuler... Car je ne compte plus le nombre de fois où je me réveille chez moi pour constater que ma soirée m'as entrainé visiblement à me cogner à plusieurs reprises. Je pourrais sans aucun doute lui répondre « Je sais » mais je n'en est pas envie.

« Je... Je suis désolée pour tout ce qui vient d'arriver, vraiment. Je voulais pas que vous assistiez à cela... Vraiment... Merci »

C'est un peu confus tout ça, s'excuser et remercier en même temps, faut croire que je suis pas douée pour ça surtout. Et encore moins quand je le dis en Japonais. C'est effectivement le cas. Pourquoi ? Sans doute parce que je me sentais vraiment trop coupable. Le fait de faire l'effort de le dire dans une autre langue, c'est comme montrer... Montrer quoi ? J'ai du mal à l'expliquer, j'ai juste l'impression, complètement illogique, que si je le disais en japonais, il m'en voudrait moins.
Encore faudrait-il qu'il est compris, après tout ça fait plus d'un an que je n'ai pas parlé japonais et je n'ai séjourné que trois mois là-bas... Autant dire que la notion de « faible » pour désigner mon niveau de japonais n'est pas vraiment une illusion.

Ne sachant trop quoi faire, je porte mes mains vers le haut de la veste, la replaçant correctement sur mes épaules.





« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
»

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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Mar 6 Juil - 14:58

J’ose même pas la regarder en face ? Pourquoi vous me direz vous ? En fait, je ne sais même pas moi-même pourquoi je me sens si peu en confiance. Le fait peut être que c’est une fille qui est plus vieille que moi, qu’elle est suffisamment grande pour se débrouiller toute seule sans l’aide du lycéen Ryuku et je pourrais sans doute vous trouvez encore pleins d’explications de ce style pour expliquer ce mal être qui a prit possession de mon être. Après tout, la demoiselle a du se battre corps et âme pour atteindre le rang d’Elite qu’elle est devenue, donc un ivrogne de plus ou de moins, c’était de la bagatelle pour elle, je présume. Mais voila, par reflexe j’étais venu à son aide sans penser un seul instant qu’elle pourrait m’en vouloir de la prendre pour une faible femme comme parmi tant d’autres, ce qui n’était pas le cas bien entendu. Pour moi, ce geste était naturel mais pour certains cela pouvait signifier que je voulais prendre le rôle d’homme et me faire bien voir, ce qui n’était pas du tout mon intention. Donc vous imaginez sans trop de mal quelles pouvaient être mes pensées pendant les quelques secondes qui ont durées le silence après que je lui ai conseillés qu’elle mette de la glace sur la marque que commencer à prendre l’endroit ou le malotru avait posé sa main. Les chances qu’elle me lance qu’elle était assez grande pour se débrouiller sont fortes et je pense que le mieux que j’aurai à faire c’est de m’excuser de m’être occupé d’une affaire qui ne me concernait pas même si en toute franchise, je ne regrettais pas mon geste. Son expression au moment où l’homme en question avait attrapé son poignet pour la forcer à le suivre était vraiment effrayée et je pense que n’importe qui aurait fait ce que j’ai fais. Mais depuis mon arrivé à Séoul, on m’avait appris une chose : « Que tu ais tort ou pas, qu’importe il faut quand même s’excuser. C’était comme ça que j’étais devenu un jeune homme qui s’excusait souvent pour ne pas dire quotidiennement pour manipuler en quelque sorte même subtilement les sentiments des gens. Qui pourrait en vouloir à quelqu’un qui s’excuse pour s’être montré trop indélicat ou pour une broutille qui ne vaut même pas qu’on s’excuse. En réalité, c’est le genre de chose qui passe sans grand problème. Cependant pour une fois, je n’avais pas envie de m’excuser pour ça et je m’étais déjà préparer à recevoir ses foudres et ses remarques si elles venaient. Je n’avais pas envie de lui montrer le Ryuku hypocrite que j’étais devenu mais bien le vrai Ryuku qui lui s’excusait réellement que lorsqu’il jugeait que ce qu’il avait fait nécessite des excuses, ce qui n’était pas le cas ici présent.

« Je... Je suis désolée pour tout ce qui vient d'arriver, vraiment. Je voulais pas que vous assistiez à cela... Vraiment... Merci. »

Il me faut un peu de temps pour comprendre que ce qu’elle vient de dire n’est pas du coréen. Peut être parce qu’avec le temps, je fais même plus attention à la différence phonétique qu’il y a entre le coréen et le japonais. De plus, le fait qu’elle s’excuse pour ça me touche vraiment, je ne m’attendais pas du tout à ça. Et puis pourquoi donc s’excuse-t-elle, elle n’est en aucun cas responsable du fait qu’un ivrogne ait voulu l’importuner ? J’avoue que j’ai beaucoup de mal à cacher de nouveau mon émoie face à l’expression si kawai qu’elle renvoie. Certes son japonais était quelque peu maladroit mais le fait qu’elle se sente désolée au point de faire cet effort me met du baume au cœur pour ainsi dire que j’ai du mal à cacher le fait que ça me touche profondément. C’est dans un sourire amical et avec un regard doux que je lui lance.

« Ne vous sentez pas désolée, Mlle Jade, je vous en prie. Le plus important c’est que vous soyez saine et sauve, non ? »

Je ne sais pas trop quoi ajouter pour dire vrai, mais m’arrêtez là serait quelque peu brut et indélicat de ma part.

« Votre accent est vraiment mignon, vous savez ? »

Oui détendre l’atmosphère y’a rien de mieux au lieu de rester fixé sur un malheureux accident qui nous met tous les deux dans une situation embarrassante l’un autant que l’autre. J’avoue que c’est également un complément que je lui lance. D’ailleurs je la regarde même pas dans les yeux après avoir dis ceci. Je ne suis pas sur de pouvoir cacher cet émoi que je ressens depuis le début de la journée à sa présence. C’est pour ça que j’ajoute immédiatement vers elle.

« Il faudrait vraiment qu’on s’occupe de votre poignet, vous ne croyez pas ? »

Ne pas la laissez prendre le temps de comprendre qu’elle me fascine, je pense que c’est le mieux à faire. Avec la chance que je peux avoir, mon léger compliment peut être passé inaperçu et en toute franchise ça m’aiderait énormément. Pas parce que je veux pas qu’elle comprenne que je suis quelque peu ému en sa présence mais par le fait que je puisse être si maladroit alors que j’ai jamais été du genre. A vrai dire c’est la première fois de ma vie que je ressens ce que j’éprouve pour elle. Fascination ? Non surement pas mais beaucoup d’estime et de respect pour cette demoiselle qui me semble à la fois si forte pour en être arrivée là ou elle en est mais qui pourtant comme à l’instant présent semble terriblement fragile. Je me demande bien ce que peut être ce sentiment.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Sam 10 Juil - 0:32

Je ne suis pas certaine qu'il saisisse pourquoi je suis désolée. Je comprend, même moi j'aurai sans doute du mal à me comprendre à ça place. Si jamais ce petit incident parvenait aux oreilles des journalistes, il s ne pourraient s'empêcher d'en faire tout un plat. Et on entendrait parler des dix milles versions différents, allant de l'aguicheuse Jade qui drague un homme ivre pour déclencher une bagarre entre l'homme et son petit ami, jusqu'à l'innocente mannequin agressée et sauvée par un parfait inconnu. Bien sûr, les mixes et adaptations, tout était permis. Mais il y avait des scénarios bien pire, comme celui où le visage de Monsieur Takashima avait était repéré et les moustiques se mettraient alors à lui tourner autour, cherchant et fouillant chaque recoins de sa vie avec une indiscrétion totale. Et dans ce cas, je savais bien qu'une flopée d'excuse dans toutes les langues que je connaissais ne suffirais pas pour effacer cette soirée.

« Ne vous sentez pas désolée, Mlle Jade, je vous en prie. Le plus important c’est que vous soyez saine et sauve, non ? Votre accent est vraiment mignon, vous savez ? »

Les remords poignardent une fois de plus ma poitrine. En général je les ignore, j'ai fini par passer outre... Enfin disons que l'héro m'aide beaucoup à la faire. Mais cette fois non. Mignon ? Non je pense pas. C'est juste un effet, un rendu final dû à mon apprentissage de la conduite parfaite de la fille mignonne. Mais je ne peux que m'en vouloir, on m'excuse toujours tout dès que je fais ne serai-ce que la moindre moue. C'est du favoritisme et de la manipulation. Ce dont j'ai horreur.
Non, je n'en veux pas à Monsieur Takashima. Juste à moi même, qui ne peux jamais m'empêcher d'utiliser ce type d'affreux stratagème. Oui, même complètement camée, je suis quelqu'un qui parvient toujours à ses fins. Et le pire ? C'est que tout le monde se fait toujours un véritable plaisir de marcher dans ce type de combine. Je me demande des fois, si je demandais à quelqu'un l'autorisation de le poignarder en plein cœur, si il m'y autoriserai juste pour me faire plaisir ? J'en viens à douter à ce point, c'est vraiment flippant.
Je veux quelqu'un qui puisse passe outre mon apparence et mes stratégies. Quelqu'un qui me remette à ma place s'il le faut. Mais qui sache égallement lorsque je ne triche pas. Qui me permette d'être juste moi, d'abandonner cette horrible femme que je deviens, qui me laisse me retrouver et me montre l'endroit où je dois être. Pourquoi est-ce que je pense à ça maintenant ? La réponse est des plus simple : l'héroïne. Ni plus, ni moins. Et je le sais, je sens mes pensées qui vont et qui viennent dans tout les sens mais sans aucun sens réels entre elles.
Me remémorant la dernière phrase de mon compagnon de ce soir, je rougie et cache ma gène derrière mes cheveux. Ce compliment me fais plaisir, sincèrement. Oui, j'ai déjà oublié la contrariété engendrée par le fait qu'il ne m'en veille pas et ne se fit qu'à ce que je lui dis. Après tout, il ne s'est passé que quelques microsecondes pendant que mes pensées se fracassaient entre elles. C'est tout aussi rapidement qu'elles s'étaient remis à leur place.

« Il faudrait vraiment qu’on s’occupe de votre poignet, vous ne croyez pas ? »

Je le regarde, levant les yeux vers lui, surprise. De quoi ? Ah !! Oui c'est vrai, mon poignet ! Lui aussi je l'avais oublié... Je baisse les yeux pour le regarder à nouveau, laissant le temps qu'il faut à mon cerveau pour assimiler l'information, l'associer à la phrase et résoudre l'équation. Oui ça semble sportif dit comme ça, mais quand l'héro cours dans les veines, se concentrer est un véritable exercice. Poignet, glace, bar ! Oui, c'est doit donner à peut près ça le résultat de mon équation. Bar et glace, je fixais cet objectif dans mon esprit, faisant de mon mieux pour ne pas l'oublier.
Je jette un nouveau regard à l'homme en face de moi, si différent de celui de ce matin. Je ne sais trop si je dois m'en réjouir ou non, car si l'adolescent laisse place à un homme, cela entrain indéniablement d'autres conséquences ; mais promis, je garde en mémoire la sensation de confiance de ce matin, ce n'est pas le moment de douter alors que c'est peut-être là quelqu'un qui pourra me regarder uniquement comme un être humain, avec mes qualités et mes défauts... Surtout mes défauts, car mise à part pauser et jouer la comédie, je vraiment pas de point fort. J'ai toujours était parrainée, je suis vraiment pas indépendante. Ça serait bien que quelqu'un s'en rend compte, il y a beaucoup de personnes plus talentueuses et méritantes que moi. Ah ! Si, je sais bien commercer pour arriver à mes fins. Depuis l'âge de seize ans, je sais comment agir pour obtenir ce que je veux. Mais c'est là mon seul talent et un des plus honteux aussi. Quel plaisir peut on avoir à dire que l'on sait manipuler et tricher ?
Bar et glace. Tel un écho, mon ordre me reviens en tête et je me décide enfin à l'appliquer.
Me penchant en avant, je prend doucement la manche de mon partenaire de soirée. Je lui lance un grand sourire, mes pensées précédentes déjà aux oubliettes, et dis simplement avec entrain :

« Venez ! »

Et c'est tenant sa manche que je me dirige vers l'un des entrées du carré VIP, traversant la foule sans difficulté, comme un poisson dans l'eau. En bas de l'escalier, je salue le videur d'un signe de main. Il me sourit et jette un rapide coup d'œil à qui j'emmène avec moi, un peu surprit. Oui, c'est rare que je me ballade avec qui que ce soit d'autre que ma manager, mes producteurs ou des clients. Mais il ne proteste pas et ouvre sans rechigner la porte. Je présume qu'il fixe juste assez l'homme derrière moi pour retenir son visage si besoin. J'entends la petite porte grillagée se refermer derrière nous et je sais déjà que je suis de retour. De retour chez moi, en sécurité, dans ma cage. Mon terrain de jeu. Là haut, je maitrise tout. En quelques sortes.

Tenant toujours la manche, inconsciemment, je nous dirige à travers le carré. longeant les rembarres aux dessus des pistes en bas, je nous mène sur la partie droit de l'espace. C'est là que se trouve le bar. Sans hésiter, j'arrive au bar et donne une légère impulsions pour pouvoir y accouder le haut de mon corps, me retrouvant sur la pointe des pieds malgré mes talons. Le barman m'a déjà vu venir depuis son poste, il se tourne vers moi et me salue chaleureusement. Je lui rend la pareil, avec aisance.

« Opa ! Dis, je peux avoir de la glace dans un sac, s'il te plait ? »

Opa ? Oui, j'ai beaucoup de « Opa » ! On me propose souvent de les appeler comme ça, et ça à beaucoup d'avantage. De un, en entendant cela, ils sont bien plus enclins à faire ce que je demande. Mais mieux encore, ça m'évite d'avoir à retenir tout les noms et prénoms de chacun. Ravis de son appellation, il me dis qu'il file me chercher ça ! Le remerciant en inclinant la tête, j'attends qu'il se soit éloigné pour redresser de mon semi-perchoir et je me tourner vers Monsieur Takashima.

« Vous voulez faire quoi, Monsieur Takashima ? On peux boire un verre, il y a aussi la salle de danse privée là bas et par là, c'est des endroits plus tranquille pour parler. »

En tout sincérité, je pointe du doigt les différents lieux. Le bar, c'est sympa, mais le barman aime solliciter l'attention de son public. La danse ? J'aime danser mais pour parler, pas pratique... Les canapés là bas, oui c'est vraiment sympa, à condition de ne pas être accompagnée par un de ses pervers de la maison de production. Mais en fait, je crois que n'importe lequel des choix de mon invité me conviendra !



« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Sam 10 Juil - 2:55

Son regard semble surpris par ma phrase. C’est vrai qu’après un petit compliment j’étais passé comme on le dit si bien du coq à l’âne, mais qu’importe je devais trouver une diversion et je l’avais fais. Ni vu ni connue était une chose dans laquelle je commençais à exceller avec le temps. Elle jette alors un regard à l’endroit sur lequel je porte le mien, c'est-à-dire son poignet et cela me donne l’impression qu’elle avait complètement oublié ce détail. Pourtant lorsque cet ivrogne avait attrapé son poignet, l’expression qu’elle avait affichée était bien de la panique, chose que normalement marque, il me semble. Il me faut peu de temps pour comprendre quelle peut être la raison de ce comportement : la drogue. A vrai dire, j’ai tellement trainé dans les soirées où ses merdes - comme je les appelle - tournaient de mains en mains que cela ne m’étonnait pas. Beaucoup de choses s’expliquaient désormais. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Il était bien sur qu’évident qu’après la scène que j’avais vu plus tôt ce matin, cette jeune femme était une habituée à ce genre d’opération et donc qu’elle devait en prendre régulièrement. Cela expliquait désormais le fait qu’elle semble si joviale, si souriante, si captivante, oui elle était sous l’effet d’une drogue. Laquelle je ne saurais le dire, je me suis toujours juré de ne jamais toucher à ça même si plus d’une fois, j’ai été tenté de ressentir le plaisir d’un bien être retrouvé, totalement vide et paisible. Cependant je dois bien avouer que d’avoir fait enfin cette constatation vient de donner de nouveau un mauvais coup à mon moral. Contrairement à ce que j’ai pu éprouver de mon côté, elle n’était peut être pas aussi ravie que j’avais pu le penser. Après tout la drogue nous rends différent : plus souriant, plus accessible et surtout plus fragile. Je m’en veux un peu de m’être laissé totalement avoir par cette impression de joie et de fragilité. Oui je me suis comporté comme un parfait idiot, un véritable débutant en la matière. Comment ai-je pu imaginer qu’une fille de son rang puisse être si heureuse et amicale envers un simple lycéen comme moi ? C’est totalement idiot de ma part…Si je pouvais me permettre je soupirerai de ma réaction mais je n’ai pas le choix. En l’espace de quelques secondes, j’ai l’impression que ma bonne humeur est totalement partie comme si le simple fait d’avoir fait le rapprochement entre l’événement de ce matin à la réaction si différente de la Jade de ce matin m’avait mis un coup au moral. Qu’est ce que j’attendais vraiment de cette soirée après tout ? J’avais éprouvé ce besoin saugrenu d’en savoir plus sur elle, cela devait bien signifier quelque chose…Mais quitte à ce qu’elle me sourît de la sorte et qu’elle s’adresse d’une façon si naturelle et adorable, est-ce égoïste de ma part d’espérer que cela soit naturel et non l’effet d’une quelconque drogue ? Pourquoi est ce que je ressens ceci en sa présence? C’est totalement idiot, je le sais mais pourtant…

Je n’ai pas le temps de penser plus à ça que je sens sa main se diriger vers la manche de ma chemise pour l’agripper délicatement en me demandant de la suivre avec un grand sourire plein d’entrain. Et dire qu’il y à peine quelques minutes, j’étais tout simplement ému par ce simple sourire, qui me semblait si sincère. J’arrive désormais même pas à l’apprécier, n’est ce pas cruel ? Cependant je la suis tout simplement sans un mot. Je me sens tellement idiot d’avoir pu penser à de telles choses que je me déteste intérieurement. Mon orgueil en a prit un coup comme ça juste en rapprochant deux événements. C’est cruel en soi mais au moins je sais qu’il ne faut pas que je me fasse trop d’espoir. Ah, la stupidité de l’homme devant les charmes des femmes, ce soir j’en étais un des plus parfait exemple. Il avait seulement fallut qu’elle me lance ce sourire, ce sourire si pur et totalement fascinant pour que je me laisse prendre au piège. J’étais tout simplement pathétique, et même à cet instant je n’avais qu’une envie me replongeait de nouveau dans ce sourire et de retourner à mes contemplations. Cependant je me raisonne et garde à l’esprit que ce sourire n’est qu’un stupide effet de la drogue et que je ne dois pas me laisser avoir par tout ça. C’est lorsqu’elle s’arrête d’avancer que je remarque que nous sommes devant le coin VIP. Le videur me fixe du regard et sans un mot puisque je suis accompagné de Jade me laisse rentrer. A peine entré, on se dirige tout droit vers le bar ou celle-ci demande une poche de glace au barman pour sa marque qui est toujours cachée par ma veste. Je reste mué dans mon coin jusqu’à qu’elle me lance en se tournant vers moi, attendant que le serveur revienne avec sa commande.

« Vous voulez faire quoi, Monsieur Takashima ? On peut boire un verre, il y a aussi la salle de danse privée là bas et par là, c’est des endroits plus tranquille pour parler. »

En toute franchise je ne sais pas trop quoi répondre. Boire un verre me permettrait surement de me vider plus rapidement la tête de toutes ses pensées concernant mes problèmes et surtout de ses drôles de sentiments qui parcourent mon corps depuis ma rencontre avec elle mais je sais que je suis faible face à l’alcool. Vu dans l’état actuel de nerf que je suis, je pencherais de nouveau pour un alcool fort et je pourrais reprendre une vieille habitude que j’ai laissée tomber depuis belle lurette en continuant à prendre d’autres verres. Je me suis toujours promis de ne pas toucher à plus de deux verres en soirée. Danser ? Je n’ai jamais été un grand danseur, n’y voyant aucun intérêt. Après tout dès que j’ai eu l’âge d’aller en soirée, je passais soit mes soirées à boire, soit à embrasser des filles qui étaient autant soule que moi. Oui je sais que ce n’est pas très glorieux, j’en conviens. Discuter ? Pourquoi pas et puis c’était les raisons pour lesquelles j’étais venu à la base. Je voulais en savoir plus sur elle. Il ne faut surtout pas penser que le fait qu’elle se drogue ou autre me pose un problème, d’ailleurs si ça avait été le cas je n’aurais surement pas ressenti cette envie de la revoir dans un autre contexte et la connaitre un peu plus. C’est juste que je suis déçu, déçu de mon propre comportement puéril et totalement idiot. C’est vraiment contre moi que je suis en colère et rien de plus.

« Si ça vous dérange pas, j’aimerai bien m’assoir dans un lieu tranquille pour discuter. Bien entendu si vous souhaitez aller prendre un verre là-bas avec les autres ou aller danser je vous suivrais. » Dis-je dans un maigre sourire.

J’avoue que je me suis de nouveau braqué comme à mes habitudes. J’espère juste que je ne donne pas trop l’impression d’être trop détaché ou autre. C’est justement le contraire. De plus je ne suis pas trop à l’aise ici, les gens depuis que nous sommes arrivés, me fixe du regard comme si j’étais une bête curieuse. Il n’y a rien d’étonnant à ça, mais j’avoue que je me passerai bien de tout ça. Pendant le peu de temps qu’à duré ma réflexion, le barman est revenu avec une poche de glace. J’ai très envie de boire quelque chose pour me détendre et me replonger de nouveau dans la soirée. Profitant qu’il soit toujours à notre hauteur.

« Excusez-moi pourrais-je avoir un verre de whisky s’il vous plait. »

Avec ce verre ma limite autorisée sera atteinte mais je dois avouer que j’en ai plus que besoin. Il semble en aucun cas douter de ma majorité, ce qui est certes un avantage quand on fait plus vieux que son âge, et me sers la boisson que j’ai commandé en plus de celle qui semble être l’habituelle boisson de Jade. Mon verre servit, j’attrape la poche de glace en plus de mon verre et celui de jade et je me tourne vers la jeune femme lui demandant par un simple regard où elle souhaite aller. Peut être qu’après ça, j’arriverai à me détendre et devenir plus aimable ? Enfin je l’espère vraiment sinon la pauvre Jade ne risque malheureusement de rien comprendre à mon changement radical de comportement.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Sam 10 Juil - 4:45

Lançant me phrase jovialement, je m'attends tout naturellement à une réaction du même degré en face de moi. C'est très égoïste comme raisonnement, n'est-ce pas ? J'en est conscience, mais n'est-ce pas là une chose naturelle quand on déborde de joie que de vouloir que les autres autour de nous ressente la même ? Si, je le pense sincèrement. Je voudrais pouvoir être quelqu'un qui transmet sa joie, avec facilité et chaleur. Mais il semblerait que ça ne soit pas le cas.
En face de moi, j'ai l'impression de me heurter à un mur, même sans qu'il parle. Est-ce l'hero qui rend ma perception plus sensible ? Sans aucun doute. Mais il est certain que son aura à changé. Ne riez pas, c'est vraiment comme ça que je le perçois. En face de moi, ce n'est plus de la chaleur mais un mur de glace. Et je frisonne. Même si ça, c'est sûrement l'effet de la drogue plus qu'autre chose malheureusement. L'apaisement que je ressentais grâce à l'héroïne comme à s'évanouir, je le sens. Je suis donc restée plus longtemps que je le pensais dans les toilettes après ma prise, sinon j'aurai encore eut une heure facile devant moi. Mais je sais aussi que quand les effets commence à retomber, c'est comme un atroce sevrage, comme reprendre conscience de tout ce qui m'angoisse. Plus les minutes avanceront, plus je me ressentirais un atroce sentiment d'agonie, noyée par beaucoup de pensées horribles. Mais je sais aussi que avant que cela n'arrive, je reprendrais une dose.

« Si ça vous dérange pas, j’aimerais bien m’assoir dans un lieu tranquille pour discuter. Bien entendu si vous souhaitez aller prendre un verre là-bas avec les autres ou aller danser je vous suivrais. »

Cet air froid et distant n'est pas compensé par son faible sourire. Et c'est comme une claque en plein visage, une douche froide. C'était certains, j'avais merdé. Je ne sais pas où mais le résultat était là, visible clairement en face de moi. Il prenait ses distances. Comme beaucoup avant lui, il terminerait la soirée, poliment et pour la suite, je resterai sans nouvelle. Plus de réponse aux messages et je n'insisterai pas. Je ne peux pas forcer les gens à s'enchainer à quelqu'un comme moi, je comprend parfaitement qu'on ne veuille pas s'en approcher. La seule chose qu'il restait à faire, c'était juste de donner le change pour le reste de la soirée, n'est-ce pas ?
Réalisant cela, je baisse les yeux et la tête. Profitant de fait que mes cheveux descendant en cascade, suivant le mouvement de mon visage,et masque un instant mon expression faciale, je gonfle mes deux joues rapidement, dissimulant ainsi un soupir pour me donner du courage. Je relève la tête, visage souriant, trichant à nouveau sans la moindre difficulté. C'est juste comme au travail, c'est ce qu'il suffit de se dire. Il n'y a rien de plus simple que de bluffer son monde. La défaite ne consiste pas dans le fait d'être blesser, c'est une erreur de penser cela. Non, on ne perd la partie que lorsque les autres peuvent se rendre compte de votre blessure. Alors joue Jade, joue et joue fin pour gagner la partie.
Le barman revient, content de pouvoir me tendre sa glace en sachet. Je le remercie d'un grand sourire et mon accompagnateur le prend. Aussitôt, Monsieur Takashima demande un whisky. Ma compagnie est-elle donc si désagréable qu'il veille se souler ? Je jette un coup d'oeil à « Opa », dont le prénom ne me revient toujours pas, et lui fait signe que « oui, aujourd'hui il peux y aller ». Je me suis amusée à établir un très discret langage des signes en son compagnie un soir où je m'ennuyais. Il y avait le soft, le classique et le hard. Le hard n'avait pas grand chose de professionnel et son contenue en ferait grimacer plus d'un. Mais bien que je ne tiens pas vraiment l'alcool, je ne suis pas, ou plus, du genre à consommer modérément. C'est ainsi que le barman me prépare discrètement, à l'abri des regards, notre dernière idée idiote : rhum, vodka, whisky et un savant mélange de colorant et aromatisant. Visuellement, on aurai juste dit un simple coktail. De même, nous nous étions arrangés pour masquer autant que possible l'odeur des mélanges. Bref, complètement incognitos, ce verre était en réalité largement assez puissant pour m'achever si j'en buvais trois.

Mon invité prend mon verre pour moi, galant mais toujours aussi froid. D'un tout petit coup d'oeil, je prend conscience qu'il ne passe pas inaperçu dans le carré. Imaginant un instant son malaise, je me dis que oui effectivement, un coin privé du carré serait sans doute mieux qu'autre chose. Je lui sourie, d'un sourire presque professionnelle, vu que je n'ai plus le coeur en à faire des vrai et c'est sans mot dire que je me dirige vers l'autre bout du carré. Je croise en passant le responsable créatif de mon prochain spot de pub. Sans gène, il passe à côté, s'arrète et m'adresse la parole. Tandis qu'il me propose d'aller danser, une ses mains se pose sur mon bras tandis que l'autre se place sur ma hanche, tentant de m'inciter à faire demi-tour. Je lui lance un grand sourire créer de toute part et lui réplique que je ne peux pas pour l'instant, mais un autre soir peut-être ! Il est vexé je le sais, mais je m'en moque. Je me suis à peine arrêtée de marché et je reprend dans la direction de mon objectif, sans prend la peine de vérifier si Monsieur Takashima me suis ou non.

Je pousse du poignet un des tissus qui servent à isoler les salles dites privées. C'est un tissu épais et sombre, dont presque rien ne peux filtrer. Les lumières à l'intérieur sont tamisées et la musique à l'extérieur parvient plus en sourdine. De même, le bruit à l'extérieur est trop fort pour permettre d'écouter les conversations sans être forcé de se collé à la parois. Je rentre et tiens le tissu derrière moi pour laisser mon inviter passer avec les deux verres. Après son passage, je referme l'entré.

Je m'assoie, à une bonne distance de lui. Si il ne veux pas de ma présence, pas question de la lui imposer. Je le remercie d'avoir porté mon verre. D'un geste fatigué, je repouse le sac de glace sur la table au devant moi, mais le plus loin possible, le faisant glissé, sans l'utiliser.
J'ai simplement l'impression de mettre faite réprimander mais sans comprendre mon erreur. Je ne m'en sens que plus mal à l'aise et la pression dans ma poitrine augmente. Je n'ose pas le regarder alors je fixe mon verre. Je fini par en boire une gorgée. Puis mon esprit rendu illogique par ma drogue m'indique qu'il faut vraiment que je parle, sans quoi la situation va vraiment être gênante. Je sais, c'est pas illogique en soit. Mais c'est surtout ce que j'ai dis qui l'était à vrai dire.

« Je ne sais pas comment bien faire avec vous... pour que vous ayez envie de parler avec moi. Pour ne pas juste être... Comme sur un bout de papier, sans intérêt ou un personnage monté de toute pièce... »

Il ne faut pas vraiment chercher comment j'avais pu en venir à cette forme étrange et sans beaucoup de sens de conclusion. J'étais contrariée d'être punie ainsi. Il avait dit que c'était pas grave pour avant, alors pourquoi être énervé après coup ? Où est-ce que je m'étais trompée, qu'est-ce que j'avais pas bien fait ?
J'avais pourtant bien appris à ne pas accordé d'importance à ça, à ne plus espérer que les gens m'apprécie pour ce que j'étais. Alors pourquoi est-ce que j'avais voulu à ce point donner une chance à cet étudiant dont je ne savais rien ? Pourquoi est-ce que j'avais envie de croire en lui ? C'était bien sûr couru d'avance que ça n'irai pas, comme toujours. Il faut être stupide pour continuait d'espérer de la sorte, n'est-ce pas ?

« Pardon, c'est idiot ce que je raconte, n'est-ce pas ? Je... Je veux pas vous embêter plus, alors si ça va pas, cet endroit, les gens ou moi... C'est pas un problème, je veux pas vous ennuyer plus. »

Sans doute qu'il va se lever et quitter la pièce. Mais je veux pas voir ça. Alors je regarde juste mon verre, m'efforçant de ne pas y perdre le peu de pensées qui tenaient encore la route.




« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
»

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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Sam 10 Juil - 15:35

Il me faut peu de temps pour comprendre que mon changement radical de comportement s’est fait remarquer. Le simple fait de l’avoir vu baisser la tête me comprime la poitrine. Je me sens cruellement mal, ce n’est vraiment pas de sa faute si je me suis braqué…C’est juste que je ne comprends pas moi-même ce qu’il m’arrive. Quand je me laisse aller c’est que je me sens en sécurité mais lorsque je sens que je me fais trop d’idées, c’est comme un magnétisme, je me braque aussi sec, redevenant ainsi dire un glaçon qui laisse pas passer ses sentiments. Je sais bien que je me suis monté moi-même le chou, que mon comportement n’est pas digne d’un jeune homme, oui on pourrait même prendre mon comportement pour de la bouderie, ce qui n’est vraiment pas flatteur. Je me déteste et l’avoir vu baisser la tête de cette façon, déçue de ma réaction me fait encore plus culpabiliser. Pourtant c’est dans un sourire professionnel comme on peut l’appeler qu’elle me demande de la suivre. Autant dire que je me sens responsable de nous avoir replongés dans la même situation que ce matin, c'est-à-dire comme des simples connaissances. Je reste à une distance respectable d’elle tenant toujours dans mes mains, nos deux verres. C’est alors qu’on rencontre surement l’une de ses connaissances puisque celle-ci s’arrête pour la saluer. Poliment je détourne mon attention jugeant que cette conversation ne me regarde aucunement mais je ne peux m’empêcher de garder un œil sur elle. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça mais c’est ainsi. C’est alors que je vois l’homme en question poser une de ses mains sur son bras et l’autre sur sa hanche sans la moindre gêne. A vrai dire, je n’ai jamais compris qu’on puisse avoir le contact facile, peut être est-ce du à mes racines japonaises, mais jamais je ne poserai mes mains d’une façon si déplacée sur une simple connaissance…Oui je suis très vieux jeu, j’en conviens mais quitte à toucher le corps d’une femme autant que ça soit celle qui fait battre votre cœur. Pourtant depuis mon adolescence j’ai eu bonne nombre de relations mais toutes datent de l’époque où j’étais encore sous l’emprise de l’alcool. Rien de bien glorieux en effet. Cependant l’homme en face de Jade n’est pas soul ou autre, mais pour lui ça semble totalement naturel et Jade ne semble pas s’en préoccuper autre mesure. Dans ce milieu, peut être est-ce une chose à laquelle on doit s’habituer ? Je ne saurais le dire, quoique je ne sois pas vraiment certain de comprendre un jour. Après l’avoir soigneusement repoussé en toute politesse, elle continue sa marche vers notre but. Je la suis sans un mot en saluant poliment l’homme qu’elle vient de repousser par politesse. Je me rends compte qu’on ne vient pas vraiment du même monde en fait, mais je ne suis pas du genre à fuir. Ce n’est pas vraiment dans mon caractère donc j’essaye d’être ouvert d’esprit et de comprendre, tout simplement…bien que je ne sois pas vraiment sur qu’il y est vraiment quelque chose à comprendre.

On arrive vers ce qui semble être des coins privés et celle-ci me laisse entrouvert le rideau pour que je puisse passer avec les deux verres. C’est un coin vraiment privé, nous sommes en quelque sorte coupée du monde. C’est comme si on avait changé de lieu : les lumières sont tamisées, le son de la musique est bien insonorisés par les rideaux et il est donc plus qu’évident que c’est un lieu parfait pour discuter. Elle s’installe à une bonne distance de ma personne, comme si elle ne voulait pas s’imposer. Il faut dire que je m’étais montré indélicat et je m’en veux toujours encore. C’est peut être pour cette raison que je n’engage pas la conversation, j’ai bien trop honte de mon comportement plus que puéril. Je regarde fixement mon verre. Je peux voir qu’il s’agit d’un très bon whisky, un qui pourrait facilement me monter à la tête et me mettre totalement d’humour plus jovial, mais j’hésite. Je sais qu’il est assez fort pour me donner envie de continuer après lui et donc de faire quelque chose que je ne veux pas, c'est-à-dire me souler. Pourtant j’en ai vraiment envie, peut être que si j’étais soul j’arriverais à me montrer plus ouvert sans me prendre réellement la tête et lui faire comprendre ce que je ressens sans avoir honte ou autre.

« Je ne sais pas comment bien faire avec vous…pour que vous ayez envie de parler avec moi. Pour ne pas juste être…Comme sur un bout de papier, sans intérêt ou un personnage monté de toute pièce… »

C’est ainsi que je comprends que mon comportement a du profondément la heurté, ce qui n’était pas du tout mon intention, j’ai même du mal à garder pour moi, le mal être qui semble avoir pris possession de mon corps. Je me mords les lèvres gêné par mon comportement alors que je la laisse poursuivre.

« Pardon, c’est idiot ce que je raconte, n’est ce pas ? Je… Je ne veux pas vous embêter plus, alors si ça ne va pas, cet endroit, les gens ou moi… Ce n’est pas un problème, je veux ne pas vous ennuyer plus. »

Il n’en faut pas plus pour que je baisse la tête totalement honteux. Ce n’est pas du tout le cas, je suis content d’être là, d’être en sa présence c’est un fait indéniable. Sinon je n’aurais jamais eu envie de la revoir ou autre, c’est juste que je ne suis encore qu’un gamin qui a peur de ne pas être à la hauteur et d’être sans intérêt pour elle. Il faut que j’éclaircis la situation je le sais bien. Les mots sont au bout de ma langue mais ne veulent pas sortir, conscients qu’ils pourraient causés ma perte. C’est pour cette raison que sans un bruit, je porte mon verre de Whisky à mes lèvres et laisse couler le liquide frais dans ma gorge. Un très bon whisky en effet. Après une gorgée, je repose de nouveau le verre devant moi alors qu’elle n’a toujours pas quitté du regard son verre devant elle. Il faut vraiment que je dise quelque chose, c’est donc en serrant mes poings que je prends mon courage à deux mains et lance.

« Je suis vraiment désolé si vous vous êtes mépris sur mon comportement. Je ne suis que le seul responsable, je vous assure. J’aime énormément votre compagnie, vraiment…c’est juste que… »

Je prends une pause tentant de garder pour moi mes réels sentiments à son égard que je ne comprends toujours pas. Généralement voyant que le contact n’était pas facile j’avais l’habitude de rester dans mon coin et d’attendre qu’on se décide à venir vers moi, ça avait toujours été comme ça. J’étais devenu avec les années quelqu’un de bien plus fermé et solitaire. Le joyeux Ryuku, ouvert et jovial avait depuis bien longtemps disparu. Cependant si je ne voulais pas que ma relation avec Jade se termine avant même d’avoir pu faire connaissance, il fallait que j’ouvre un minimum mon cœur comme ce matin et comme elle venait de le faire. Tout ne reposer que sur moi, à moi de prendre ma décision.

« Je ne sais pas comment m’y prendre également avec vous…Je n’ai plus cette habitude d’aller vers les autres aussi spontanément. Je suis vraiment sincèrement désolé si je vous ai fais de la peine. Si vous voulez toujours de ma compagnie, je tâcherais de me montrer plus accessible, je vous promets. »

Voila je l’avais dis, mais j’étais mortifié de l’avoir fait, tellement honteux de tout ça. Je baisse mon regard sur mon verre n’osant même plus regarder Jade. Je n’ai pas l’habitude de m’ouvrir de cette façon et surtout de dire les choses aussi spontanément sans trouver d’autres mots bien plus convenables, pourtant c’était mon ressenti à l’heure actuelle et la seule chose que je redoute désormais est sa réponse.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Lun 12 Juil - 2:50

Contrairement à ce que je pensais, Monsieur Takashima ne quitte pas le pièce. Mais pendant un moment, trop long mon goût, il ne se passe rien. Rien que mon verre que je fixe et qui me fixe aussi tristement que moi. Je me concentre pour ne pas oublier le fils de la discution. Ou de la non discution dans le cas présent. Mais je ne veux pas avoir oublier ce que je viens de dire lorsqu'il me répondra. Si cela arrivait, je m'en voudrais à vie. Surtout qu'il risquerait de croire que je me moque de lui. Tout l'inverse de ce qu'il se passe. Cela fait longtemps que je n'ai pas regardé quelqu'un comme étant autre chose qu'une classification. Classe un, les relations professionnelles. Classe deux, les fans. Classe trois, les fous. Oui c'est très simplifié comme raisonnement, mais en tout sincérité, c'est uniquement à ça que ce résume l'étude de mes relations... Ou non relations. Beaucoup beaucoup de connaissance. Mais c'est tout.
Il serai logique de se dire que dans ce genre de cas, on s'achète un animal de compagnie. Mais je n'imposerai jamais à un chien ou un chat de m'avoir pour maîtresse, je suis certaine de ne pas pouvoir les gérer. Je me gère déjà à peine, oubliant mes repas et consommant drogue et alcool régulièrement, je n'ose même pas imaginer l'horrible vie que je leur ferais subir.
Alors quoi faire ? La même chose que d'habitude : bosser, dormir, héro, dormir, héro, bosser, héro, bosser... Oui, les cycles sont pas très réguliers et plus le temps avance, plus l'espace entre mes prises d'héroïne diminue. Pourquoi est-ce que j'y pense ? Et pourquoi maintenant ? Parce que je pense à ce qu'est ma vie actuellement. Et ce qu'elle pourrait-être si je parvenais à y inclure un ami. Serai-je apte à être un peu plus responsable ? J'en suis pas certaine à cent pour cent. Mais après tout, je gère parfaitement d'un point de vue professionnel. Là où l'on attends quelque chose de moi, je suis toujours au rendez-vous. Alors dans ce cas, ça voudrait dire que l'héro n'est pour moi qu'un substitue à ma vie sociale ? Non, elle est bien plus que moi. Elle est celle qui me berce pour dormir, celle qui me rassure quand j'ai peur. Celle qui chasse mes démons et tout mes souvenirs des States. C'est aussi elle qui me permet de tolérer les longues heures de séances photos. Elle est devenu une part de moi. Sans elle, je suis encore moins que sans mon travail. Vraiment rien.
Il n'y a plus que ça qui compte vraiment et j'en est encore conscience. Et je sais que si je ne m'accroche pas quelque chose d'autre très rapidement, je risque de chuter. Mais quand rien n'éveille votre curiosité, à quoi pourrait-on bien s'accrocher ? Est-ce que ça veux dire que j'essaye d'utiliser Monsieur Takashima comme une bouée de sauvetage ? Non, j'en suis sûre, mon intérêt et ma curiosité pour lui sont réels. Et de tout façon, il n'est pas question de l'impliquer dans cette bêtise. Je sais mieux que quiconque le comportement qu'on les gens : si quelqu'un est au courant et se tait, il devient lui aussi coupable. Coupable de complicité. Je ne voulais donc pas faire de Monsieur Takashima mon complice. Mais que voulais-je alors ? Je ne savais plus. J'avais perdue le fils logique de ma pensé. Non pas que j'en avais oublié le point de dépars. Je ne voyais juste plus moi même où je voulais en venir. Une seule chose était sûre : pas question que j'arrête l'héro, elle me manquait déjà trop. Aucun rapport directe avec mes précédentes pensées, ne cherchez pas. C'est juste que le manque ce fait ressentir, alors j'y pense. Pourquoi se compliquer la vie ?

Je ressens le léger vertige qui m'indique deux choses : la première c'est que l'effet de ma drogue retombe vraiment. La seconde, c'est que les prochains vertiges sont à venir. C'est obligé, c'est toujours comme ça. On ne peux pas luter contre l'atterrissage, à moins de reprendre une autre prisée. Discrètement et fixant toujours mon verre, je porte ma main à ma tempe, deux secondes, avant de l'accrocher à la table. La table, elle, ne tournait pas. D'habitude dans ce cas, je m'éclipsais discrètement pour reprendre une charge. Et au second tremblement dans ma tête, je rentrais chez moi. La suite ? Des plus désagréable, je faisais toujours en sorte de l'oublier. Comme çà, j'étais tranquille.

« Je suis vraiment désolé si vous vous êtes mépris sur mon comportement. Je ne suis que le seul responsable, je vous assure. J’aime énormément votre compagnie, vraiment…c’est juste que… »

Je relève doucement la tête. D'une pour ne pas la faire tourner plus, de deux, pour ne pas montrer à quel point je suis surprise. Pourquoi à chaque fois qu'il parle je suis surprise ? Je ne parviens vraiment pas à comprendre son raisonnement. Il y a quelques secondes, il était fâché par quelque chose que j'avais fait et maintenant il disait qu'il aimait bien être avec moi... Était-ce moi qui avait trop consommé ou bien lui qui avait un mode réflexion trop complexe pour moi ? Il pourrait encore y avoir la possibilité qu'il se joue de moi, mais j'ai bien trop l'impression qu'il est sincère pour oser remettre en cause la véracité de ses propos.

« Je ne sais pas comment m’y prendre également avec vous…Je n’ai plus cette habitude d’aller vers les autres aussi spontanément. Je suis vraiment sincèrement désolé si je vous ai fais de la peine. Si vous voulez toujours de ma compagnie, je tâcherais de me montrer plus accessible, je vous promets. »

Si je veux toujours de sa compagnie ? Bien sûr, il ne peux pas savoir à quel point c'est rare que je parle à quelqu'un, mise à part au boulot. Encore plus rare que je fasse un pas en avant pour. Et presque implausible que je veille faire confiance une fois de plus à quelqu'un d'autre.
C'est inconsciemment que je reste à le fixer, silencieuse. Je ne pense pas, c'est un des avantage que peut accorder la drogue. Elle m'offre la possibilité de regarder ce qui est, juste ce qui est, sans chercher plus loin, sans pourquoi ni comment, sans chercher à dévoiler un quelconque secret. Je me doute bien aussi que dans ces moments, j'en oublie de garder une expression maîtrisée. Mais c'est reposant. Je l'observe juste. Jusqu'à ce qu'il relève les yeux vers moi. Ça à le mérite de me sortir de mon état e simple observation et, gênée de l'avoir fixé ainsi sans rien dire, je baisse les yeux sur mon verre. Mouvement de tête trop rapide, qui me donne l'impression de prendre trois paires de claques simultanées en plein visage.

Je fais alors semblant de vouloir observer mon verre autrement, allongeant mon bras toujours marqué d'un côté du verre, posant ma tête sur mon autre bras, plié sur la table. J'observe le verre puis relève -doucement cette fois- ma tête. J'attrape le sac en face de moi.

« Moi je vous aime bien. Même s'il n'y a pas de raison. Et même si il vaudrait sans doute mieux pour vous que ne soyez pas mêlé aux idées idiotes de quelqu'un comme moi. Mais même en sachant ça, j'ai envie de parler avec vous, de faire la fête comme une adolescente avec vous, de faire votre connaissance, simplement. Avec le vrai vous et le vrai moi. J'aurai juste envie de vivre et je serai heureuse de partager ses moments avec vous. ... ... Mais en souhaitant tout ça, je ne prend pas en compte les conséquences. Et je ne prend pas non plus en compte les efforts que ça vous demande. C'est égoïste n'est-ce pas ? »

Disant cela, je ne le regarde pas. J'ai vaguement conscience que ce que je dis n'est pas vraiment aux normes de la politesse, mais je passe outre. En parlant, j'ai ouvert le sachet avec les glaçons. Au lien de poser le sac entier sur mon bras comme l'aurai fait n'importe qui, je prend les glaçons un par un et les posent directement sur mon avant bras. Je les colle les uns derrières les autres, en mettant autant que possible. Évidement et fatalement, les glaçons ne tiennent pas sur les côtés, à l'horizontale. Je soulève un peu mon bras pour essayer d'en placer en dessous égallement. Sans grande surprise pour un esprit sain, plusieurs glaçons qui se trouvaient au dessus de mon bras retombe sur la table.
Agacée que ce sur quoi je tente de concentrer mon attention, dans le seul but d'oublier le fait que je l'ai fixé d'une façon des plus indiscrètes, ne fonctionne pas, je fronce les sourcils et fait la moue. Ça me contrarie vraiment beaucoup. Pourquoi ne puis-je pas penser à autre chose ? Ma gorge se noue, comme lorsque enfant, je voulais pleurer en voyant que quoi que je fasse, mes parents m'écoutaient pas. Ces glaçons étaient définitivement contrariants.



« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
»



Dernière édition par Lee Jade le Mar 20 Juil - 1:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Lun 12 Juil - 16:06

Un silence de nouveau s’installe entre nous, comme si c’était une chose normale. La soirée avait si bien commencée et il avait suffit que je me comporte comme un idiot pour tout faire tomber par terre. Toujours honteux de n’avoir pas trouvé des mots plus justes et plus corrects pour tenter de lui faire comprendre ce que je ressens, je ne quitte pas du regard mon verre. J’attends à la fois impatiemment sa réponse tout comme je la redoute. Et si c’était à son tour de se braquer…Après tout ce ne serait rien d’anormal. Je passais du blanc ou noir sans un juste milieu. Mon comportement pouvait être analysé sous deux différents aspects : celui de l’adolescent encore bien timide et stressé de ne pas être à la hauteur et celui de l’adolescent qui se moque ouvertement de la jeune femme. A vrai dire le choix pouvait être vite fait, mais si elle choisissait la deuxième hypothèse ça serait comme un coup de poignard dans le cœur. En fait j’ai peur de souffrir, j’en ai conscience pleinement et c’est pour cette raison que je garde toujours une distance bien distincte entre moi et les autres. Généralement c’était comme ça que je fonctionnais avec tous les autres. Une distance ni trop longue ni trop courte mais assez pour être comme une barrière parfaite pour me protéger. Pourquoi ? Je ne le saurais le dire…Enfin si, si je tachais d’y penser plus mais ce n’est pas vraiment le bon moment d’y songer. Pourtant dans tout ce lot, il y a en avait quelques uns qui s’en tirait bien et qui pouvait avouer connaitre le vrai Takashima Ryuku : Aisu, Anna et Yano le cousin de celle-ci. Oui avec eux, j’étais tout simplement moi, l’adolescent âgé de dix sept ans qui passait son temps à leur lancer des piques amicales, à rire avec eux et à confesser toutes ses craintes. Et si je tenais à être franc avec moi, je ressentais cette même envie depuis que j’avais rencontré Jade. Pourquoi ? Aucune idée, ce genre de chose ne s’explique pas, enfin si en théorie mais chez moi ce qui semblait logique ne l’était pas forcément. La preuve, je ne connaissais Anna que depuis quelques semaines et je la considérais comme une amie fidèle et très chère alors que je ne l’avais pas revue depuis le jour de notre rencontre. Etrange, n’est ce pas ? L’instinct, voila comment je fonctionnais en général. Soit la première impression était bonne et je m’attachais facilement aux gens soit c’était le contraire et là je gardais cette barrière érigée comme un bouclier pour ne pas être trahi d’une quelconque façon.

Pourtant dans le cas présent, le fait que je m’étais braqué n’était pas du au fait qu’elle m’avait trahie ou déçue, c’était entièrement de ma faute. Je ne sais pas mais je voulais bien faire avec elle, bien que je doive reconnaitre que je me suis pris comme un pied depuis le début de la soirée. C’est pour cette raison que je voudrais qu’elle me donne une seconde chance. Je jette un rapide coup d’œil vers Jade et je remarque qu’elle me fixe surprise mais fixement sans cilié. Enfin si puisqu’elle retourne à la contemplation de son verre sans mot dire. Ce comportement me gêne encore plus et j’ai du mal à le cacher alors je retourne à mon tour à la contemplation de mon verre également. Je pense que nous sommes très doués pour se gêner mutuellement et je ne peux réprimer un petit rire mais assez sourd pour qu’elle ne puisse pas m’entendre.

« Moi je vous aime bien. Même s'il n'y a pas de raison. Et même si il vaudrait sans doute mieux pour vous que ne soyez pas mêlé aux idées idiotes de quelqu'un comme moi. Mais même en sachant ça, j'ai envie de parler avec vous, de faire la fête comme une adolescente avec vous, de faire votre connaissance, simplement. Avec le vrai vous et le vrai moi. J'aurai juste envie de vivre et je serai heureuse de partager ses moments avec vous. ... ... Mais en souhaitant tout ça, je ne prends pas en compte les conséquences. Et je ne prends pas non plus en compte les efforts que ça vous demande. C'est égoïste n'est-ce pas ? »

Oui nous sommes très forts quoique je pense qu’elle est plus douée que moi. Ses mots me touchent profondément que je n’ose pas relever mon regard vers elle. J’ai l’impression d’être de nouveau dans un restaurant japonais lors d’une convention avec une jeune fille du nom d’Anna avec qui j’avais eu la même vive émotion. Si je pouvais me permettre je montrerais mon émoi mais je le garde pour moi jugeant qu’il est bien trop scandaleux. Une chose est sure c’est que je suis ému, profondément ému. Elle m’accorde une seconde chance et c’est tout ce qui importe. J’ai l’impression d’avoir les mains moites tellement j’ai stressé au cours des dernières minutes. L’éventualité que ses mots soient un effet de nouveau de la drogue vient de nouveau me frapper comme une évidence mais le ton qu’elle avait employé m’en a vite dissuadé, jugeant que justement c’était surement ça qui lui avait permis de le dire si spontanément. Enfin c’est ce que je suppose, voulant au fond croire à ses paroles. Je relève donc la tête de mon verre et je la vois en train de mettre des glaçons sur son avant bras sans parvenir à les faire tenir horizontalement. Elle fronce des sourcils, contrariée par cet état de fait. Je ne peux pas me retenir de sourire tellement je la trouve adorable de nouveau. C’est en silence que je quitte ma place pour m’approcher d’elle pour prendre dans ma main quelques glaçons pour venir les placer sur son poignet. Elle me regarde sans rien dire, ni rien faire. Je sais qu’il faudrait que je lui réponde, mais je ne sais pas quoi choisir comme mots. Si elle est égoïste, je le suis également puisque j’ai cette folle envie d’en savoir plus sur elle, de rire avec elle et de m’amuser à ses côtés. Si elle s’inquiète pour moi, je m’inquiète également pour elle. Pour l’instant elle connait que l’étudiant Japonais que je suis et non le fils adoptif d’un homme politique. Si notre amitié ou un quelconque lien venait à devenir public, les conséquences pour nous deux pourraient être terrible et je le sais…mais pourtant je n’ai pas envie de passer à coté d’une amitié peut être possible avec elle. Jouer la franchise et voir les conséquences qu’elle peut avoir ? Je me dois de le faire pour lui donner au moins le change. Je prends alors ma respiration et toujours en déposant quelques glaçons sur sa peau je lui lance amicalement en souriant.

« Si vous êtes égoïste, je le suis tout autant. J’ai également envie de rire avec vous, de devenir votre ami. La route risque d’être longue et je risque peut être encore de vous paraitre parfois froid et distant mais je tâcherais de faire de mon mieux pour ne plus vous faire de la peine. Tâchons simplement de penser aux conséquences que lorsqu’on devra le faire, non ? »

Je la regarde droit dans les yeux avec un regard amical et sur. J’aurai en temps normal eu tendance à penser à toutes les conséquences avant de m’ouvrir de cette façon. En amitié tant qu’on ne fait pas le premier pas vers l’autre, une relation de confiance ne peut pas s’établir. Je ne sais pas si je serai un jour capable d’être l’épaule sur laquelle elle pourra se reposer pour pleurer ou dire ce qui lui passe par la tête, mais j’ai envie d’y parvenir. Si pour cela je dois également faire de même, je tâcherais de m’ouvrir pour lui montrer que je suis quelqu’un de confiance sur lequel elle peut compter.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Mar 20 Juil - 3:17

La gorge nouée, je ne sais plus vraiment si je suis contrariée à cause des glaçons qui refusent de tenir debout tout seuls ou si c'est due à la crainte qu'il refuse de me croire. Un léger coup d'œil en sa direction m'indique qu'effectivement, il semble juger de la véracité de mes propos... Pourquoi doit-on en douter lorsque je suis sincère et croire tout ce que je dis lorsque je mens ? Est-ce parce que mes mensonges sont plus beau que ma réalité ? Ce n'est pas logique, puisque à trop croire et faire croire en un mensonge, il devient simplement une réalité alternative, n'est-ce pas ? J'en suis certaine. Mais si tout le monde crois mes mensonges, ne devrais-je pas essayer de faire en sorte que mes propos réels deviennent à leur tour des mensonges afin que l'on me crois... ? Non, c'est trop bizarre comme idée, modifier une réalité pour qu'elle devienne mensonge et qu'on me crois ? Vraiment trop étrange.
Mais c'est sans doute aussi tordu que de vouloir que quelqu'un vous emprisonne tout en vous laissant libre, non ? Je n'ai pas ce problème, je sais que je dépends de l'Heroïne et de l'Héroïne uniquement. Tant qu'elle est là, tout va bien. Elle seule sait chasser tout les fantômes du passé. Et je ne veux dépendre de personne d'autre, car après tout, n'importe qui peux nous trahir. La question avec l'hero n'est pas vraiment de savoir quand elle nous trahira, puisqu'elle à toujours été claire sur les règles du jeu. La vrai question est juste de savoir pendant combien de temps je serai digne d'elle et quand est-ce que je serais hors-jeu ?

Malgré tout ça, c'est presque certain qu'en réalité, c'est les glaçons qui me contrarie... Mais si ! Le fait qu'on doute de mes propos ou mon manque n'ont rien à voir avec ma moue contrariée. Je relève à temps les yeux pour apercevoir un sourire mi-amusé mi-attendris sur le visage masculin, à quelques mètres de moi et l'espace d'un instant, mon esprit cherche ce qu'il peux bien y avoir d'amusant. Certainement pas ma phrase.. Ça serait sans doute méchant d'en rire, là c'est sûre si c'est à cause de ma phrase, je laisse tomber et va me cacher dans un coin... Mes yeux retombent sur les glaçons et je fais enfin le rapprochement entre ma concentration extrême et le sourire discret mais charmant qu'affiche Monsieur Takashima. Effectivement, je devais avoir l'air fine à bagarrer de la sorte. Sans dire mot, je le regarde s'approcher. Une petite partie de moi, bien enfouie et invisible de l'extérieur, se tend et me rend d'un coup plus méfiante. Cela ne se vois bien entendu pas, surtout lorsque l'Hero coule dans mes veines, c'est juste comme un peu quelque chose en plus qui se réveille. Je lève un sourcil interrogateur quand il s'installe vraiment prêt. Tandis que ma respiration se ralentie, j'observe attentive et silencieuse, chacun de ses mouvements, cherchant à comprendre, mais mon esprit est lent. Avec précaution, il prend dans sa main les glaçons et les placent sur mon bras. J'observe, toujours silencieuse, mais notant pour moi même qu'effectivement, il s'agit là d'une bonne solution à mon problème. Pourquoi ne pas y avoir songé plutôt ? Qu'importe, le contact constant des glaçons et ses doigts chaud qui ne font que m'effleurer sont tout deux agréables.

« Si vous êtes égoïste, je le suis tout autant. J’ai également envie de rire avec vous, de devenir votre ami. La route risque d’être longue et je risque peut être encore de vous paraitre parfois froid et distant mais je tâcherais de faire de mon mieux pour ne plus vous faire de la peine. Tâchons simplement de penser aux conséquences que lorsqu’on devra le faire, non ? »

Je ne le connais pas, mais je pense qu'en disant ces mots, Monsieur Takashima est sincère. Cela veux donc dire qu'il accepte d'être mon ami, ou du moins d'essayer, c'est bien cela ? Je laisse le temps à mon cerveau pour qu'il puisse bien s'imprégner du sens des mots qui viennent d'être dit. Cela faisant, je reste à regarder l'homme dans les yeux. Involontaire, je reste assez neutre, ne pensant pas vraiment à comment réagir pour l'heure. Non, j'essaye plutôt de comprendre et d'intégrer à mon état d'être actuel ce qui vient d'être dit.
De manière assez soudaine, je relie le regard amicale en face de moi et sens des propos et une joie assez vive m'envahis. C'est tout naturellement que je lui renvoie un petit sourire timide, heureuse de ce qu'il a dit. Il a envie de rire avec moi, lui aussi. Il na donc pas cherché à être froid ou désagréable, peut-être nous étions nous juste mal compris ! C'est une bonne nouvelle, décidément. Je fais alors qu'une chose que je n'ai plus fait depuis bien longtemps, je sourie, montrant pleinement l'espace d'un instant combien je suis contente de sa confiance en moi et essayant de lui transmettre l'envie que j'avais de lui faire pleinement confiance, même sans raison !

Puis je décide de réagir à ce qu'il a dit avec des mots moi aussi. De ma main qui n'a pas subit d'agression ce soir, je prend délicatement un glaçon et le tend entre nous deux.

« Vous savez... Vos doigts m'ont parut plus chaud que les glaçons en contact de mon bras et... »

Laissant deux secondes ma phrase en suspens, je lève la main en direction de son visage, suffisamment lentement pour qu'il puisse voir clairement qu'il ne s'agit pas là d'un mouvement violent ou agressif. Tendant mon bras, je pause avec légèreté le glaçon contre son front.

« Et vous êtes suffisamment proche pour que ce glaçon vous touche, n'est-ce pas ? Alors pour moi, vous n'êtes ni froid, ni distant. »

Je lui lance un léger sourire taquin juste avant de me pincer la lèvre, de peur d'avoir été trop loin, d'avoir agis comme si nous étions plus proche que nous ne l'étions en réalité. Mais j'avais bien trop envie de le lui dire. du peu que j'avais pu apercevoir de lui, l'adjectif que je choisirai pour le qualifier n'était sans aucun doute ni froid, ni distant, mais sincère et vrai.
Alors certes oui, les apparences pouvaient être trompeuses, mais j'avais l'habitude de travailler que parmi des gens emmitouflé dans les apparences. Et l'homme en face de moi ne leur ressemblait en rien. D'une certain façon, c'était reposant et rassurant.

Un vertige parcoure ma tête et je détache le glaçon de son front -le lâchant tout simplement en fait je crois- pour porter une seconde les doigts à ma tempe, fermant les yeux. Je me concentre sur mon centre de gravité et ré-ouvre les yeux. Je ne regarde pas si Monsieur Takashima à vu quoi que ce soit, je tends directement la main vers mon verre et le porte à mes lèvres. Je ne peux pas prendre une nouvelle dose maintenant, donc autant essayer de servir à mon corps un autre substitue à ma drogue habituelle. Je prend une gorgée. La boisson est fraiche, mais cela ne fait en réalité de renforcer le goût des alcools. Oui, les ajouts on réussit à masquer l'odeur forte que devrait avoir le mélange étrange, mais il ne supprime ni le goût ni la teneur en alcool.
Avalant ma gorgée, je grimace doucement en sentant le rhum-vodka-whisky. Sincèrement, ce n'est pas bon comme mélange. Séparément, ces trois alcools valent le coup. Mis ensemble, c'est presque infecte à boire, heureusement que les sirops ajoutés calme le jeu. Avec précaution , je repose mon verre sur la table et croise intérieurement les doigts pour que l'alcool fasse effet.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Sam 24 Juil - 16:13

Sans étonnement, elle semble mettre un certain temps pour comprendre ce que j’ai voulu dire par ce petit monologue. Je ne dis mot et lui laisse le temps de bien prendre note chaque mot que j’ai prononcé. Je sais parfaitement que lorsqu’on est sous le coup d’une des drogues que je connais, le délai de réaction est plus ou moins long. Je ne quitte pas des yeux les siens qui me fixent simplement à leur tour. Je ne les trouve en aucun cas indiscret et j’avoue que je me noie sans le vouloir dans ses magnifiques yeux bruns ébène. Elle a des magnifiques yeux, des yeux dans lesquels on peut voir le reflet de soi même se refléter tellement ils semblent irréels. C’est alors qu’ils semblent se ranimer, tandis qu’un sourire semble prendre possession du visage de Jade. Le sourire est le même que dans la matinée, celui qu’elle a eu lorsque je lui ai demandé si elle souhaitait qu’on se revoit. Je peux constater à quel point à chaque fois ce sourire me prends de court et me fait tressaillir tout simplement. Je ne la quitte pas des yeux et observe ses réactions tout simplement au risque peut être de paraitre impoli mais qu’importe mes pensées pour l’instant sont à mil lieux de savoir si elles sont correctes ou pas…Et puis si on souhaite être amis, il faut bien qu’on détruise certaines de nos barrières vis-à-vis de notre statut. M’accorde-t-elle sa confiance et semble-t-elle croire en mes mots qui ont du lui paraitre bien maladroit ? Bien que je stresse de connaitre sa réponse, je ne peux m’empêcher d’être à demi-rassuré de voir ce sourire si apaisant. C’est à ce moment là qu’elle attrape délicatement de sa main valide, un glaçon et le tend entre nous deux. Je ne sais pas ce qu’elle compte en faire, peut être venir le poser à côté de celui que je tiens également dans mes doigts et qui commence à bien fondre, raccourcissant la distance qu’il y a entre nos deux peaux. J’en profite donc pour retirer le glaçon que j’avais dans ma main et tente de comprendre ce qu’elle compte faire de ce glaçon lorsqu’elle commence enfin à s’exprimer.

« Vous savez... Vos doigts m'ont parus plus chaud que les glaçons en contact de mon bras et... »

Elle laisse sa phrase en suspens et lève sa main en direction de mon visage, suffisamment lentement pour m’éviter toute surprise pour venir le poser contre mon front.

« Et vous êtes suffisamment proche pour que ce glaçon vous touche, n'est-ce pas ? Alors pour moi, vous n'êtes ni froid, ni distant. »

Elle me lance alors un sourire légèrement taquin avant de se pincer la lèvre. Je suis quelque peu surpris par sa réponse et j’ai surement du mal à le cacher. Mon regard est quelque peu surpris mais à la fois touché par sa réaction. Elle ne semble pas me trouver froid et distant alors que pourtant il y a deux minutes de cela j’étais aussi froid qu’un glacier. Je suis soulagé qu’elle ne semble pas m’en vouloir, très rassuré. C’est alors que l’effet froid du glaçon qui s’était apposé sur mon front le quitte soudainement. Elle semble être prise de vertige et vient porter ses doigts désormais libre à sa trempe, fermant par la même occasion ses yeux. L’effet de manque se fait-il déjà sentir ? Je sens alors l’inquiétude prendre possession de mon corps. Que devrais-je faire ? Je n’en ai pas la moindre idée…Peut être devrais-je lui donner une occasion de s’éclipser pour prendre une autre dose ? Mais je sais parfaitement que ce n’est pas une bonne chose mais si elle n’y va pas son état va empirer. Ses vertiges risquent d’être plus forts et cela risque de se faire remarquer ce qui n’est pas vraiment une bonne chose pour elle et sa réputation. Elle rouvre finalement ses yeux et vient porter son verre à ses lèvres. Camoufler un manque par une autre substance additive pour un certain cas et ce qu’il y a de mieux à faire pour ne pas paraitre trop flagrant. Elle repose son verre et semble attendre que l’alcool fasse son effet. J’ai envie de trouver quelque chose pour faire en sorte que son geste passe inaperçu mais comme ce matin, je ne trouve pas quoi dire. Les seules questions qui me passent par la tête c’est : « qu’est ce qui peut bien la pousser à prendre cette drogue ? », mais nous ne sommes pas assez proche pour que je puisse lui poser une telle question alors je me préfère me taire et en profiter pour retourner prendre mon verre pour le porter à mes lèvres. Juste quelques secondes qui doivent me permettre de trouver quelque chose à faire ou à dire. Finissant mon verre, je décide de rompre le silence en reposant délicatement mon verre sur la table vide.

« Que diriez-vous d’aller prendre l’air dehors, Mlle Jade ? »Dis-je dans un sourire amical et montrant aucun sous entendu dans ma requête.

Disons que l’idée qu’elle s’éclipse pour reprendre une dose ne m’enchante pas mais si l’effet de manque se fait plus grand autant que je sois le seul avec elle pour l’épauler et la reconduire chez elle sans pépin. Je n’aimerai pas qu’elle puisse représenter un moyen de critique à toute personne. Quand je donne mon amitié, j’ai tendance à être un poil trop protecteur mais dans le cas présent ça me semble tout naturel d’avoir cette réaction. Je n’ai plus qu’à espérer qu’elle n’y verra aucun sous entendu ou autre.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Lun 23 Aoû - 23:17

Si l'alcool produisait le même effet sur le cerveau que l'héroïne, ça se saurait. Et ce n'est pas le cas. Et mon cerveau en rigole sans doute beaucoup. Je peux sans difficulté l'imaginer actuellement, en train de rire sous cape de mon idiotie ; non, je ne peux pas faire croire à mon cerveau que l'héro est de retour. La seule façon de le faire, c'est de le faire. Je me comprends et c'est le principal.
Avant que Monsieur Takashima ne reprenne la parole, je relève les yeux. Suffisamment tôt pour entre apercevoir un semblant d'inquiétude au fond de ses yeux sombres. Pas suffisamment cependant pour être certaine de ce que je viens de voir. Et ma capacité d'analyse est bien trop lente pour en tirer des conclusions.

« Que diriez-vous d’aller prendre l’air dehors, Mlle Jade ? »

Dehors ? Dehors de la boîte ? Une légère angoisse me saisie le ventre. Je sais à quoi elle est dûe et je sais aussi comment la supprimer. Accessoirement, je sais égallement que si je ne fais pas tout pour la supprimer, elle s'amplifiera jusqu'à devenir complètement suffocante. Alors je me concentre sur mon envie de connaitre Monsieur Takashima. J'aime bien ses yeux sombres, son côté un rien secret mêlé à une aura bienfaisante. On peux toujours se tromper. Moi la première. Et je n'irai pas dire que je ne prend aucun risque à tenter de faire sa connaissance. Je ne sais pas non plus ce qui me pousse à vouloir le faire malgré tout, mais c'est le cas. Et pour faire la connaissance de quelqu'un correctement, il faut tout d'abord lui accorder sa confiance, n'est-ce pas ? Sans quoi, la relation restera à jamais superficielle.

Pour répondre à sa phrase, j'incline doucement la tête avec un doux sourrire. N'oubliant pas mon angoisse et la nécessité de la traiter, je précis :

« Si vous le permettez, je vais d'abord aller me rafraichir. Après quoi, oui, sortons faire un tour dehors, ça sera un plaisir, j'en suis sûre. »

Je me lève en dehors de la banquette et m'incline respectueusement avant de quitter la pièce. Une fois dehors, je repère de loin les têtes que je connais et trace mentalement le chemin que je dois prendre pour rejoindre les toilettes sans que qui que se soit se mette en travers de ma route. Je sens déjà l'intérieur de ma main qui se met à trembler. Pourtant, c'est d'un pas calme et mesuré que je me dirige vers ma destination. Je ferme la main, de façon à masquer le tremblement de mes doigts. Rapidement et sans être interrompue, j'arrive aux toilettes. Je m'engouffre dans celles réservées aux dames et file dans la cabine du fond. Avant ça, j'ai la présence d'esprit -ou le reflex ?- de vérifier l'état de mon maquillage.
Une fois la porte refermée derrière fois, je m'adosse contre le mur et ouvre ma main, juste pour constater le tremblement qui parcoure mes doigts. Douloureusement, j'inspire une grande bouffée d'air. J'ai peur. Je tiens de moins en moins longtemps. Même dans cet état, je m'en rend compte. Bêtement, mon cerveau note que je n'ai pas terminée mon verre dans le salon VIP. Mais j'oublie se détail aussi vite que j'y est pensé. Sentant le tremblement dans mes jambes, je me laisse glisser le long du mur, jusqu'à toucher le sol. Je remplie mes genoux contre ma poitrine, et la mannequin en moi veille à se que ma robe soit positionnée de façon décente, tant en haut qu'en bas.

Je tire le collier accroché autour de mon cou. D'une main empressée, je dévisse le pendentif. Je pose ma main droite sur mes genoux, et de la main gauche, je verse la poudre blanche sur le dos de ma main. Je revisse d'un main le bijou et le remet autour de mon cou. J'améliore les contour de mon raille et tire un petit tube d'un de mes bracelets. Je le pose au début du raille, bouche une de mes narines et inspire.

Sur le coup, la tête me tourne un peu. J'inspire une grande gorgée d'air. C'est comme la première bouffée après un long apnée : un soulagement vital. Un délice. Ca va aller, tout ira bien. L'inquiétude qui tiraillait mes entrailles et dont je n'avais même pas conscience s'efface, remplacée par un sentiment de bien être, de protection. Tout va bien, il n'y a pas à s'en faire. Après tout, mes petits tracas quotidiens, c'est vraiment pas grand chose !
Peu à peu, je me laisse aller à se bien être. Je sourie sans doute tout seule et mon cerveau arrête de penser avec précision. Je n'ai plus conscience que d'une seule chose : je me sens bien. Un sentiment d'euphorie pourrait être provoqué par n'importe quoi je le sais. Mais tant que rien n'entre en interaction avec moi même, je suis juste bien. Je ne vois pas pourquoi je m'inquiétais à propos de l'idée de quitter la boîte avec Monsieur Takashima. J'aime sa compagnie, il n'y a pas à réfléchir plus loin que ça. Rien dans mon cerveau ne se déclenche pour me signaler une erreur de réflexion, même infime.
Au contraire, cette idée de sortie m'enchante. Je sourie, doucement et pose ma tête contre mes genoux, les entourant de mes deux bras mes jambes, afin de les tenir contre moi.
Je ne ferme pas les yeux, mais cela ne m'empêche pas de ne plus voir ce qu'il y a devant moi. Je n'ai plus conscience de là où je suis. Ni physiquement, ni mentalement. Les notions de temps et d'espace n'existent juste plus. Rien que le sentiment de bien être.


Sans doute que je n'entends plus non plus. Car sans quoi, j'aurai pu entendre la voix de Monsieur Takashima. Mais ma conscience est autre part, sans doute partie faire un tour entre la parois de la porte et je ne sais quel délire rassurant.






[Purée faut que j'arrête de changer les couleurs des paroles à chaque poste u_u]


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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Ven 27 Aoû - 14:15

Je ne sais pas vraiment comment Jade a pris mes paroles. Peut être est-elle outrée que je lui propose une telle chose de but en blanc mais qu’importe. A vrai dire, à l’heure actuelle, ce qui m’inquiète le plus c’est qu’elle commence à être en état de manque et que je souhaite la protéger, lui éviter que tout le monde assiste à une scène particulièrement gênante pour elle qui aurait surement de grave conséquence sur sa carrière et son image dans le monde du Showbiz. Je ne veux pas que cela puisse se passer, alors peut être que je passe pour un homme entreprenant, un peu vicieux vu qu’on peut y lire un sous entendu pour certains, mais une chose est sure, je ne fais ça que pour la protéger ou du moins de l’épauler du mieux que je le puisse. C’est stupide et je le sais parfaitement. En temps normal, je ne me sentirais pas aussi inquiet pour une personne que je viens de rencontrer, mais voila c’est Jade. Tout simplement. C’est stupide mais lorsque je la vois me sourire, lorsque ses yeux rencontrent les miens, je ne peux m’empêcher de ressentir cette envie de la protéger, comme j’ai tendance à vouloir protéger mes proches. Une chose totalement déplacée dans la situation actuelle. Je ne la connais que depuis ce matin et pourtant…Pourtant cette foutue envie me tenaille le vendre. Je ne sais pas ce que sera sa réponse, mais je peux sentir la légère angoisse qui semble avoir pris possession de son corps. Je suis intimement persuadé qu’elle se demande si elle peut me faire confiance. Comment pourrais-je lui en vouloir ? En aucune façon. Je ne peux qu’utiliser ce stratagème pour l’insister à me suivre pour qu’elle n’ait pas à se soucier de son image…Qu’elle puisse me montrer une image d’elle différente en toute sécurité sans craindre les regards accusateurs. La question est : est ce qu’elle m’accordera sa confiance ?

Elle incline alors doucement la tête avec un doux sourire en me demandant si je lui permets d’aller se rafraichir, tout en précisant que ça sera un plaisir de me suivre. J’ai du mal à masquer mon inquiétude. Je suis loin d’être bête et je suis plus que persuadé qu’elle va profiter de retourner dans les toilettes pour prendre une autre dose pour la sauver de ses vertiges. Je reste donc impuissant face à la scène qui se passe devant moi et la laisse donc s’éclipser pour aller se rafraichir, reprendre sa dose. Je ne comprends décidément pas ce qu’il m’arrive. Pourquoi cela me fait-il si mal de la voir se détruire comme ça ? Ce n’est pourtant qu’une inconnue pour moi, du moins pour le moment car oui j’ai cette cruelle envie de connaitre tout d’elle : son passé, son présent, son futur…Suis-je totalement soul ou ai-je perdu la tête ? Aucune idée, et pourtant…oui, ça ne peut être que ça. Du moins tachons de s’en persuader. Je soupire alors que je reporte mon regard sur mon verre vide. Je ne peux pas masquer que je suis inquiet, cruellement inquiet et ça me chiffonne, beaucoup même. Ou ai-je mis ma barrière pour justement m’éviter ce genre de tourment…Ou ai-je mis ma froideur naturelle, qui me protège depuis toujours ? Envolée ou fondue comme neige au soleil. Oui, ce soir je suis moi, le vrai Ryuku et je ne peux m’empêcher de me dire que je joue avec le feu, un feu auquel je risque de prendre gout. Brulant mais tellement apaisant lorsqu’on se trouve à ses côtés, un feu dangereux et pourtant si attirant…

C’est alors que je remarque que cela fait bien plus d’un quart d’heure que Jade est partie aux toilettes, désormais. Un délai bien trop grand pour juste se rafraichir. Et si elle avait été importunée en y allant ou si seulement elle avait eu un malaise à l’intérieur ? Sans comprendre ce qu’il m’arrive, je quitte mon siège à mon tour et d’un pas assuré et calme, je me dirige vers les toilettes faisant bien attention que personne ne regarde dans ma direction. Il manquerait plus que j’attire l’attention de ses personnes présentes dans le carré VIP…non merci. Bien que je semble être maitre de moi avec une expression neutre sur le visage, je sens un stress sans précédent prendre possession de mon échine. Arrivé devant les toilettes pour dames, je regarde de nouveau autour de moi et je frappe tout de même à la porte avant de rentrer doucement prêt à m’excuser de les importuner. Chance ou non, il n’y a personne et j’en profite pour rentrer, ni vu ni connu. Mais s’ils sont vides, cela peut dire que Jade peut se trouver dans une des cabines. J’en profite donc pour pousser toutes les portes des cabines doucement en murmurant son nom.

« Mlle Jade, êtes vous là ? »

Après quelques échecs j’arrive à la dernière cabine qui quant à elle, ne s’ouvre pas si facilement sans pour autant être fermée à clé, juste quelque chose est appuyée contre elle. Je ne tente rien et je me contente de l’appeler de nouveau. On peut sentir dans ma voix, un voile d’inquiétude. Sans un mot, je m’appuis contre la paroi également de mon côté sans pour autant tenter de pénétrer dans sa cabine. Je ne sais pas ce qu’elle prend mais ça me fait plus penser à une drogue qu’on s’injecte et non une drogue douce…Cocaïne ou Héroïne ? Qu’importe, l’un ou l’autre…Aucun n’est bon pour la santé mentale de la personne qui les prend, sans parler de les rendre accro. Je m’assois alors au sol contre la porte pour tenter de lui faire comprendre que je suis là, sans pour autant m’imposer…Pourtant, je ne peux pas m’empêcher d’être navré de ne pouvoir rien faire. Mil questions me passent par la tête, des questions sans doute déplacées et pourtant sans comprendre, je me décide à lui en poser une dans un ton calme et serein :

« Mlle Jade, je ne vous juge en aucune façon, mais…désolé, je ne comprends pas comment vous pouvez prendre ceci…Est-ce que c’est vraiment vital pour vous ? N’êtes-vous pas apte à faire face à la vie sans cette substance ? » Puis j’ajoute malgré moi sans le savoir moi-même dans un murmure. « Ne puis-je pas être l’épaule sur laquelle vous pouvez vous reposer ? »

J’ai honte d’avoir prononcé ses mots et j’espère vraiment qu’elle n’a rien entendu de tout ça. Tellement honte que je repose ma tête contre la paroi tout en regardant le plafond en me maudissant déjà d’avoir rajouté ça. Ce soir, il est indéniable que je suis bien étrange.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Lun 13 Sep - 21:49



Je ne l'entends pas vraiment. Non c'est plus comme si je le sentais, bien qu'il ne soit pas suffisamment proche. N'importe qui aurait pu me parler, j'aurais étais à des kilomètres, voir des années lumières, d'entendre et de recevoir ses propos. Mais sa voix trouve en moi un écho. Comme un petit fils de réalité, comme si s'était le seul fils auquel je pouvais avoir envie de m'accrocher, je laisse cet écho m'atteindre et me guider le long du fils. J'ai vaguement conscience qu'il s'assoit pas loin et je suis surprise de constater après plusieurs longues secondes qu'en réalité une parois nous sépare.
Une toute petite partie de moi c'est que je devrais m'inquiéter et ce pour plus de raison que je ne pourrais citer. Si jamais Monsieur Takashima comprend, si jamais il sait, si jamais il le redis, si jamais je réagis pas comme d'habitude et ne parvient pas à masquer mon état, si jamais c'était dangereux de rester seule en compagnie d'un homme sans personne autour, si jamais... Il y en a trop. Mais j'ai à peine le temps d'en prendre conscience que mon Héroïne au fond de moi la repousse, loin, tellement loin que je ne peux même plus me souvenir d'avoir été inquiète une fraction de seconde. A tord ou à raison, bien ou mal, mes inquiétudes n'existe déjà plus. Un sentiment d'euphorie parcours mes veines, tourne et tourne encore, inondant chaque parcelle de mon être. Je sers cette sensation contre moi et m'y noie encore une fois. Se sentir si bien, sans la moindre pression, sans le moindre soucis. Tout est juste simple, ainsi vu.
Ma tête roule contre la parois sur laquelle elle était appuyée et je me rend compte que j'ai oublié de veiller à rester droite un instant. Je corrige la chose.

Puis je me concentre. Monsieur Takashima de l'autre côté parle. A moi, je pense. Alors j'écoute. Du mieux que je pense, je tente de bien assimiler ses mots. Cela me demande beaucoup d'efforts, comme toujours après la troisième dose de la journée.

« Mlle Jade, je ne vous juge en aucune façon, mais…désolé, je ne comprends pas comment vous pouvez prendre ceci…Est-ce que c’est vraiment vital pour vous ? N’êtes-vous pas apte à faire face à la vie sans cette substance ? ... Ne puis-je pas être l’épaule sur laquelle vous pouvez vous reposer ? »

Il me faut du temps. Du temps pour que mon cerveau percute face à ses mots, au premier abord collés les uns aux autres sans beaucoup de sens. Substance... Ah. L'héroïne. ... Vital ? Oui, vital. Indispensable. Trop agréable et trop douce. Trop protectrice, trop séduisante. Comme une amie, cela fait un bout de temps qu'elle me tiens par la main. Pas apte à faire face à la vie sans... Sans cette main ? Si elle me lâchait ? Elle ne peux pas. Pas plus que je ne le peux, on a besoin mutuellement l'une de l'autre. Parce que sans moi, elle perd et que sans elle, je n'existe plus. Sans elle je me perds, car dès qu'elle s'absente il y a ses horribles cauchemars, ils me dévorent de l'intérieur, rongeant mon ventre, écrasant ma poitrine, m'empêchant de respirer. Parce qu'elle est aussi la seule avec qui je puis rester sans crainte. La seule que je ne peux pas blesser. La seule qui ne peux pas me rejeter. La seule qui restera avec moi jusque la fin.
Mais alors... Monsieur Takashima n'a pas sa place, n'est-ce pas ? Non. Il ne vaut mieux pas qu'il entre dans le cercle. « Après tout, tu le sais, Jade, non ? L'un de vous sera blesser et l'issue sera fatalement une séparation, quelque en soit le type. Alors reste donc juste dans mes bras. » Je me laisse berner. Un instant. Mais pas plus longtemps. J'éloigne la voix de l'héroïne. Monsieur Takashima me propose son épaule. Il veux m'aider. Et il sait pour l'héro'. Mais il ne sait pour tout le reste. Il n'a vu qu'une toute partie de l'iceberg. Et je ne dois pas m'appuyer sur lui, il coulerait comme tout les autres.

Mais tout au fond de moi, Jade, la vrai, me fait signe. C'est peut-être ma seule chance. Et je le sais. La seule chance de trouver quelqu'un de confiance avant de sombrer. Quelqu'un qui parviendra à me tirer malgré tout vers le haut. Ce n'est pas sans risque. Pile ? Face ?

« Monsieur Takashima ? Je vais ouvrir la porte... »

Réfléchissant, je n'ai même pas eut conscience de mettre relevée entre temps. Je passe une dernière fois les mains sur mon visage, m'assurant qu'il ne restait pas de trace de poudre blanche sous mon nez et que mon maquillage était bien en place. Avec précaution, j'ouvre la porte. Mes mouvements sont lents, je m'applique pour être sûre de bien saisir tout les éléments de l'univers qui m'entoure. Me manger les portes, ça va quand je suis chez moi, y'a que l'héro pour en rire, mais à l'extérieur je me suis encore jamais plantée. Pas question de commencer ce soir.
Ma voix est basse, exploitant peu d'énergie, presque comme si il était pas vraiment utile de parler. Pour autant, je ne chuchote pas. C'est juste que parler demande des efforts. Et parler avec entrain c'est simplement trop.
Sors et je le regarde. Je mordille ma lèvre, essayant de retrouver le cheminement de ma pensée précédente et ce pourquoi je suis sortie de mes toilettes. Ce faisant, je continue à l'observer fixement. Soudainement, je m'accroupis. Si l'arrivée finale n'avait pas était l'état accroupie, vu la vitesse de ma descente on aurait simplement pu croire que j'étais tombée. Ce n'est pas le cas, je suis juste allée un peu vite. Inquiet, Monsieur Takashima s'avance et s'accroupit à son tour. Je le regard à nouveau en face de moi. J'entre-ouvre mes lèvres pour prendre la parole mais rien ne sors. Je referme la bouche. J'inspire et l'ouvre à nouveau. Une seconde fois, je la referme. Je dois ressemble à un poisson rouge hors de l'eau comme ça. Et cette idée me fait rire. Rire au point d'esquisser un sourire amusé qui se suis d'un petit rire léger, tandis que je baisse la tête pour masquer mon visage. Hors sujet complet. Mais je peux pas l'empêcher, cette idée me fait vraiment trop rire. Je relève la tête et d'une main, repousse mais cheveux.
Je plonge mes yeux dans le sien et rien qu'en le regardant, je sais que mes propres yeux brilles d'une lueur étrange, celle de l'héro'.

« Vous savez, c'est pas si pire que les gens le croit. C'est bon. Ça permet d'oublier. Ça permet de se sentir bien et c'est rassurant. Un peu comme une berceuse. A la différence près que cette berceuse est très joyeuse. »

Ma bouche prononce ses mots mais c'est l'hero qui parle. Elle m'interdit de dire que je ne l'aime pas. Alors c'est mes yeux qui parlent. Ils démentent chacun de mes mots ci-dessus. Une Jade au fond de moi espère qu'il comprendra. Car il ne peux me faire dire que je veux arrêter. Car si on me l'enlève de suite, sans la remplacer par quelque chose d'autre, le vide sera trop énorme, la peur trop oppressante, la solitude trop aiguisée. L'hero à la surface rie de cette pensée. Elle sait autant que moi que nous sommes indissociable.

« Monsieur Takashima... Les apparences sont trompeuses et ce que vous voyez n'est pas forcément la réalité. Il est des choses trop lourdes à porter pour un être humain, quel qu'il soit et peux important ses efforts. Bien sûr, il y a des gens qui résistent moins que d'autres, mais croyez-moi, ce n'est pas le type de fardeau que vous voudriez affronter, je vous le promets. ... ... De mon côté, je peux m'en sortir alors ne vous inquiétez pas pour moi, d'accord ? »

L'hero dans mes yeux rie. Elle ne fait que ça. Elle s'amuse de mon ton sérieux et des mes vaincs efforts pour lui montrer à quel point plus rien ne va. Elle termine la phrase pour moi, me faisant dire ce que je dois dire quoi qu'il arrive : je peux le faire seule. Et je dois le faire, même en connaissant l'issue de cette fusion.




« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
»

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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Jeu 21 Oct - 3:21

Mais que m’arrive-t-il ce soir ? C’est la question qui n’arrête pas de passer en boucle dans mon esprit tandis que mes yeux fixent le plafond, vides d’expression. Il est indéniable qu’aujourd’hui je ne suis pas dans mon état habituel. Oui, je n’ai jamais été si désarmé devant une jeune fille que je ne le suis avec Jade. Jamais encore je ne m’étais attaché si rapidement à une personne pour en venir à m’inquiéter pour elle. Sans parler du fait qu’en plus de tout cela, je ressens une véritable alchimie pour elle. Elle m’attire, il est indéniable bien plus que je ne souhaite me l’avouer. Comment ne pourrait-on pas l’être lorsqu’elle vous fixe avec ses prunelles si tentatrices, son corps digne d’une déesse grecque et ses sourires qui pourraient vous faire fondre comme neige au soleil ? C’est mission impossible, qu’on le souhaite vraiment ou non, on ne peut qu’être attiré par une beauté telle qu’elle. Mais que puis-je escompter de tout ceci ? Ça n’a vraiment aucun sens. C’est une jeune femme, qui travaille, qui a du rencontrer des centaines d’hommes, des vrais et même en fréquenter. De mon côté, je ne suis qu’un simple lycéen, qui vient tout juste sortir de la puberté et qui n’a rien à lui offrir qu’autre chose que son amitié. D’ailleurs puis-je espérer devenir ami avec elle ? Je suis bien loin d’imaginer tous les problèmes qu’elle doit porter sur les épaules, sinon pourquoi diable se droguerait-elle ? La seule chose que je peux supposer c’est que ce sont de lourds fardeaux. Après tout, on ne prend pas généralement, au risque de foudre toute sa carrière en l’air, ce genre de substances si on ne souhaite pas oublier quelque chose en particulier. Oui, je suis bien loin de pouvoir imaginer à quel point sa vie doit être difficile pour qu’elle ait recours à ça. Et dire que je me suis permis de lui dire mon ressenti de cette façon. En ne prenant même pas en compte d’autres facteurs. Pourtant même si je ne comprends pas pour l’instant, je souhaite sincèrement avoir en main les cartes pour la comprendre. Savoir comment elle fonctionne, pour pouvoir mieux la cerner, mieux l’apprécier à sa juste valeur. Je souris à cette pensée. J’ai l’air pitoyable, c’est bien le mot et je ne peux m’empêcher pourtant d’avoir ce genre de pensée.

Depuis le début de la journée, depuis qu’on a commencé à discuter tous les deux, j’ai envie de la comprendre, envie d’en savoir plus sur elle et surtout je veux la voir sourire. Oui sourire comme tout à l’heure. Ce sourire simple et innocent, ce sourire qui m’a littéralement pris de court sans que je puisse tenter de me protéger de son rayonnement. Je suis telle une plante qui a trouvé le soleil à admirer. Un soleil que je me plais à regarder depuis le début de la soirée, oubliant totalement les autres personnes, me focalisant uniquement sur elle. Je souhaite la protéger, être auprès d’elle pour la retenir si jamais elle ne tombe. Idiot et totalement saugrenue, comme si elle avait besoin de quelqu’un auprès d’elle pour la soutenir et l’empêcher de tomber. Elle a du tellement se battre pour se tenir là ou elle en est que je suis bien loin de pouvoir tout comprendre. Je ne la mets pas sur un piédestal, si peut être mais un qui est accessible. Elle me l’a bien prouvé au cours de cette soirée, elle n’a pas hésité à me montrer une part d’elle-même qu’elle doit surement cachée à beaucoup d’autres. Tout comme je le fais avec mes amis. Elle m’a ouvert son cœur, spontanément sans chercher vraiment à savoir si j’étais quelqu’un qui méritait sa confiance et je me suis engagé à faire de même. Une chose que je compte bien respecter. Etre son ami serait un honneur mais pour l’être, il faut que je parvienne à la comprendre, la connaitre un peu plus et surtout pouvoir la faire rire. Car un ami sert avant tout à cela. Faire rire, être là quand ça ne va pas et surtout ne jamais juger l’autre. Je veux la comprendre, c’est la seule chose que je retiens vraiment malgré toutes mes interrogations.

Je ne sais pas vraiment combien de minutes se sont écoulées entre mes dernières paroles et celles de Jade. Elle m’indique qu’elle va sortir de la cabine et j’en profite donc pour me relever. M’apprêtant déjà à la voir quelque peu shooté car c’est bien le mot qu’il convient. Je connais les drogues pour les avoir fréquentés aux cours des soirées…J’en ai même consommé certaines mais jamais les drogues dures. J’ai toujours préféré l’alcool à celles-ci…Beaucoup moins additive quoiqu’au final je me suis bien fait avoir par cette dernière. Lorsqu’elle franchit la porte et que nos yeux se rencontrent de nouveau, mon regard est doux et amical. Elle se mordille les lèvres comme si elle cherchait quelque chose à dire ou du moins trouver la force de le faire. Je ne dis rien et la laisse reprendre pied. Je ne suis pas là pour la juger, je n’ai aucun droit de le faire et bien que cela me peine de la voir ainsi, je ne le montrerai pas ou du moins essayerai. On se fixe mutuellement du regard quelques instants avant qu’elle ne s’accroupisse d’un seul coup pour ne pas dire qu’elle s’est laissée littéralement tombé. Serait-elle prise de malaise ? Inquiet, je m’avance vers elle et vint m’accroupir doucement face à elle. Elle relève la tête vers moi alors que nos visages ne sont pas si éloignés. Elle est si proche de moi et pourtant je me sens si inutile. Elle me fixe. Je ne dis mot. Je veux lui laisser le temps, le temps qu’il faut. Peut être qu’elle ne répondra pas à ma question qu’elle dira quelque chose sans intérêt ou autre. Mais je veux être là quand ça se passera. Elle tente plusieurs fois de me parler mais toujours rien ne sort tel un poisson rouge dans un bocal. C’est cruel à dire mais je la trouve tout simplement mignonne, là accroupit faisant de son mieux pour me parler. C’est terriblement attachant et peinant à la fois. Elle se cache d’ailleurs le visage un instant en baisant la tête avant de les repousser pour de nouveau me regarder. Comment ne pourrait-on pas la trouver adorable ? Difficile de résister à la tentation de lui caresser le visage comme on caresse celui d’une enfant par affection. C’est idiot, je le sais bien mais j’ai cette folle envie. Je dois la retenir, je le sais bien et c’est ce que je fais en me contentant seulement de lui sourire plus amical. Les mots qu’elle parvient enfin à murmurer sont des mots banals, ceux des drogués habituels. Que c’est bon, que ça permet d’oublier, de se sentir bien et que c’est rassurant. Combien de fois avais-je employé ses mots lorsque j’étais totalement saoul ? Bien trop de fois alors que mon âme demandait qu’on l’aide tout simplement à s’en sortir. Pour Jade, c’est son regard. Je vois clairement que ce qu’elle dit et contradictoire avec ce qu’elle pense, ressent. Je ne suis pas aveugle. Comment pourrais-je l’être alors que mon regard ne quitte pas le sien. Elle tente également de me prévenir que son fardeau est lourd et qu’elle est persuadé que c’est le genre de fardeau que je ne voudrais pas affronter. Elle ajoute qu’elle peut s’en sortir et qu’il ne faut pas que je m’inquiète pour elle. Comment pourrais-je faire ça ? N’était elle pas déjà en train de tenter de me protéger ? De me prévenir, de peur de me blesser plus tard ? Elle est si gentille, comment pourrais-je la laisser seule, désormais après de telles paroles ? Non, ça me ressemblerait vraiment pas et puis je n’en ressens pas du tout l’envie, au contraire je veux rester à ses côtés, être auprès d’elle et l’aider avec mes propres forces. Peut être qu’elles ne suffiront pas, que je risque d’en souffrir mais pour elle, je suis prêt à affronter tout ça.


« Mlle Jade… » Dis-je dans un murmure tendre et doux. « Je souhaite réellement devenir votre ami. Vous me dites de ne pas m’inquiéter pour vous mais je suis désolé je ne puis le faire. Je ne vous serais peut être pas d’une grande aide, peut être même que je vous serai inutile mais je veux être là. Pour vous. Un ami sert avant tout à ça, non ? Être là quand on a besoin d’une présence et qu’importe si au final notre problème n’a pas trouvé de solution, tant qu’on n’a pas affronté ça seul. C’est l’idée que je me fais de l’amitié et lorsque je la donne à quelqu’un je ne rechigne devant aucun obstacle. Je vous en prie, laissez-moi-vous aider…Si toutefois vous la souhaitez quelque part au fond de vous. »

Je n’ai quitté en aucun cas son regard du mien franc et amical. Si je ne m’étais pas retenu, j’aurai pu également effleurer les traits de son visage. Encore cette satanée idée qui revient à la charge. Une chose est sure, c’est qu’une fois encore…tout n’est désormais plus qu’entre les mains de la jeune fille et la seule et unique chose que je souhaite sincèrement c’est qu’elle ne me repoussera pas.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Mar 26 Oct - 0:34



« Mlle Jade… Je souhaite réellement devenir votre ami. Vous me dites de ne pas m’inquiéter pour vous mais je suis désolé je ne puis le faire. Je ne vous serais peut être pas d’une grande aide, peut être même que je vous serai inutile mais je veux être là. Pour vous. Un ami sert avant tout à ça, non ? Être là quand on a besoin d’une présence et qu’importe si au final notre problème n’a pas trouvé de solution, tant qu’on n’a pas affronté ça seul. C’est l’idée que je me fais de l’amitié et lorsque je la donne à quelqu’un je ne rechigne devant aucun obstacle. Je vous en prie, laissez-moi-vous aider…Si toutefois vous la souhaitez quelque part au fond de vous. »

Les paroles de Monsieur Takashima ont un effet étrange sur moi. C'est comme si j'étais une plaque de verre recouverte de sable. Le sable représenterai sans doute l'héro et la vitre mon vrai moi. Tout va bien tant que le sable est là. Mais les paroles de Monsieur Takashima agissent comme une main qui viendrait chasser la sable, avec douceur certes, mais ça ne peux empêcher la vitre en dessous d'être rayée. La plaque de verre devient plus transparente et est enfin visible sous le sable. Mais les rayures lui font prendre conscient de l'effet qu'avait le sable.

Peu à peu, je prend conscience qu'en réalité, je meurs d'envie de lui faire confiance. Accepter son aide et arrêter de lutter vainement. Juste pour une fois, juste avec une personne, laisser de côté ce masque d'assurance et de perfection. Me montrer juste comme je suis en réalité, avec mes faiblesses et mes craintes.

Je réalise alors à quel point je suis fatiguée. Épuisée. J'ai envie d'une pause, d'un breek. J'ai envie d'avoir quelqu'un auprès de moi. Non pire, j'ai envie d'avoir Monsieur Takashima à mes côtés. Depuis ce soir, je n'ai pas envie d'avoir qui que ce soit d'autre avec moi. Mais je sais aussi que je ne peux pas. Les gens ne savent pas, les journalistes, les fans bizarres, mais horaires... Et puis me connaitre et après me croiser en sous-vêtement sur tout les abris bus ? Ca aussi ça fait partie du « être mon ami ». Et il y a tellement de chose aussi. Accepter les plans commerciaux de mes supérieurs qui m'oblige à nier tout amitié lors des photos papa-razzies. Les jours où je veux pas travailler, les jours où je ne veux que travailler, les jours où je ne peux pas travailler mais où je travaille quand même.

Mais qui a dis que Monsieur Takashima serait là tout ses jours là ?
Il me propose son amitié, ça veux pas dire qu'on se verra souvent ni même qu'on se reverra non ? Alors pourquoi cette idée m'attriste ? Pourquoi j'ai envie qu'il soit là et qu'il voit ce que je vis ? Pourtant je ne veux pas le blesser et je sais que assister à tout ça rend mal à l'aise. Mais en me privant de tout ça, j'ai l'impression de m'amputer. Pourtant on ne se connait pas.

C'est dangereux. Ma raison & l'héroïne sont d'accord pour une fois. S'attacher aussi vite à quelqu'un, ce n'est pas normal. Ca promet juste de faire plus mal encore que toutes les autres fois quand il décidera de partir. Repense à tes amies Jade, toutes celles avec qui tu rigolait tant et qui au final sont parties. Non je ne veux plus ça. Je ne veux plus faire souffrir mes amis, je ne veux plus souffrir de leur souffrance et de leur départ. Je ne veux pas.
Alors pourquoi ma poitrine étouffe ? Pourquoi Monsieur Takashima semble être la seule bouffée d'air autour de moi ?

J'hésite, j'ai peur et j'ai mal. Je cherche la réponse sur le visage de mon compagnon de ce soir. J'aime ses traits. Il a des yeux sombres mais qui me donnent confiance. Sa bouche n'as pas non plus l'air de mentir. Ses épaules me semble larges et réconfortantes, tout comme ses mains réchauffe sûrement. Car j'ai froid. Je ne sais pas si c'est un froid physique ou si c'est mon cerveau qui invente tout ça mais j'ai froid. Tout comme je suis fatiguée.

Et si j'essayais ? Si je lui faisais confiance ? Je sais que je me briserais à jamais si on échouait dans notre amitié à cause de mon travail. Mais c'est plus fort que tout, quelque chose me dis que j'ai mille fois plus à y gagner, tellement que ça vaut la peine de prendre tout les risques.


Je cède. Doucement, je laisse ma tête basculer lentement en avant, comme si l'attraction terrestre se faisait d'un coup plus forte. Timidement et avec la force d'une plume, je la laisse rencontrer le creux de l'épaule de Monsieur Takashima.

« ... Pardonnez-moi. Mais quand vous dites cela, je n'ai plus la force de partir. »

Oui je suis désolée de manquer de convenance de la sorte. Mais en prenant conscience d'à quel point j'avais envie qu'il reste avec moi, la fatigue c'est fait ressentir bien plus forte que tout.
Mais tête me semble tourner légèrement mais je sais que c'est du au mélange drogue & alcool, associé qui plus est avec le fait que j'ai réalisé un mouvement.

Alors je ferme les yeux et savoure ces quelques secondes. Je suis bien, juste là. C'est reposant et rassurant. J'ai bien veillé à ce que seul mon front entre en contact avec lui, je n'aime pas imposer les contacts physiques et pourtant j'ai déjà l'impression de beaucoup en user avec lui. J'espère que ce n'est pas de trop.
Involontairement, j'en profite pour enregistrer l'odeur de son eau de toilette qui me parvient de mon nouvel emplacement. Cette odeur là aussi je l'aime bien. Je ne la connaissais pas mais à partir de maintenant, elle sera attitré à Monsieur Takashima tout le temps je pense.


Les yeux toujours clos, je finie par reprendre la parole, sans avoir la force pour autant de m'éloigner.

« L'épaule sur laquelle je me repose... Je crois que je pourrais apprécier que ce soit la votre. »



« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
»

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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Mar 26 Oct - 20:56

J’espère sincèrement que mes mots auront réussis à franchir le mur de glace qui se tient droit devant nous. Un mur froid, imposant qui peut faire tout flancher en quelques secondes. Combien de fois me suis-je retrouvé de l’autre côté de ce mur, là à la place de Jade. A l’époque, je n’étais qu’un jeune adolescent qui n’était pas assez fort psychologiquement pour faire face à la réalité de sa nouvelle vie, à la pression qu’on exerçait sur ses frêles épaules mais pourtant j’ai l’impression de me revoir moi, à l’époque à la place de Jade. C’est une vision assez troublante même. Etre capable de comprendre, voir de ressentir dans une certaine mesure le degré de détresse dans laquelle est plongée l’autre, ça ne doit pas être donné à tout le monde. Mais pourtant je peux parfaitement lire dans son regard qu’elle doute, se questionne même sur ce que je viens de dire. Comment ne pas faire autrement ? Le fait que je m’inquiète pour elle autant que je pourrais le faire pour Aisu ou Anna me prend également totalement de court. Est-ce tout simplement normal de s’attacher si rapidement à une personne ? Moi-même, j’ai des doutes, des craintes qui sont bien présentes en moi et pourtant j’en suis sur que j’apprécie la jeune femme qui se tient devant moi. Les raisons ? Je n’ai pas spécialement envie d’y penser. A quoi ça servirait ? Depuis ma rencontre avec la jeune fille, je me force à trouver des raisons qui font que je réagis d’une telle manière et pas d’une autre. Oui je me cherche des excuses, des explications qui pourraient m’éclairer un peu plus pour cette drôle d’affection que je ressens envers elle. Tout ça peut être dans l’optique de me tromper, de tenter de me raisonner ou pour toutes autres raisons. A vrai dire, je n’en ai aucune idée mais la seule chose dont je suis certain c’est que je souhaite et veux me tenir à ses côtés. En temps qu’ami ? Peut être…Peut être pas. Je ne suis pas en mesure de répondre à cette question que je me pose alors que je ne quitte pas son regard.

Ce que je ressens vraiment n’a pas vraiment de raison d’être si Jade décide de repousser mon aide, si elle souhaite que je la laisse en paix, que je la laisse dans son désarroi. Je ne m’imposerais pas à elle. Les raisons ne valent peut être pas leur pesant d’or mais c’est dans ma nature. Si une personne souhaite que je m’éclipse, je le ferai même si mon cœur me l’interdit. Je resterai dans un coin dans l’attente de voir cette personne venir à moi lorsqu’elle se sentira prête. Tout ça parce que je comprends, je sais que parfois on ne sent prêt à tout lâcher que lorsqu’on est persuadé qu’on peut lui accorder sa confiance. J’ai rejeté en bloc pleins d’amis qui souhaitaient m’aider, qui voulaient que je reprenne pied bien que mon esprit, mon vrai moi souhaitait s’en sortir. Ce n’est pas vraiment qu’une question de self control, c’est aussi quelque chose qu’on ne peut pas réellement contrôler. Même si on souhaite ardemment s’en sortir, même si nos regards ne disent que ça, si on n’a pas l’épaule dont on a besoin, cela n’a aucun sens. Aisu a été cette personne pour moi. Si elle n’avait pas été là, si ma mère ne l’avait pas fait venir à Séoul alors oui, qui sait, surement j’aurais continué à me détruire, incapable de me sortir dans cet enfer ou je me suis moi-même plongé. J’aurai peut être perdu pied, aurait pu la tasse et qui sait suffoquer. Suffoquer à cause du manque d’air si une bouteille ne se trouve pas à côté de moi. Qui sait ? Personne. Je souhaite être la bouée de sauvetage pour la jeune femme qui se tient en face de moi, je souhaite la soutenir…l’aider à reprendre son souffle pour qu’elle puisse petit à petit se détacher de toute cette merde. Il faudra du temps, j’en ai pleinement conscience, mais qu’importe ce soir j’ai pris la décision de l’aider, du mieux que je le puisse.

Pourquoi est ce que je le souhaite ? Je ne sais pas, je refuse de vraiment penser à ça, ce serait même une idée déplacée dans le contexte actuel dans lequel nous sommes. Je la regarde et je vois qu’une part d’elle lutte contre l’autre. Une certaine fatigue apparait sur son visage. Je reste impuissant devant cette scène attendant encore une réaction de sa part, sans bouger. Puis la réponse que j’attendais se produit. Doucement et avec la force d’une plume, sa tête vient à la rencontre du creux de mon épaule. Un contact étrange pour deux personnes qui étaient encore hier que des parfaits étrangers mais je ne ressens ni l’envie ni le besoin de garder une distance entre nous deux. C’était la réaction que j’espérais, celle que j’avais eu avec Aisu lorsqu’elle était apparue devant moi, ce fameux jour. Je l’écoute attentivement. Elle s’excuse comme si elle regrettait déjà son geste, comme si au fond ça pouvait m’ennuyer qu’elle ait finalement accepté mon aide, comme si au fond je n’entendais qu’une chose qu’elle me repousse. Sans le comprendre réellement, je me laisse imprégner du doux parfum qui se dégage de ses cheveux. Dire que je ne ressens rien alors que sa tête est au creux de mon épaule serait un mensonge effronté. Si je ne m’étais pas déjà retenu, je l’aurais surement blottit contre moi comme si c’était un geste naturel. Je ne dis rien la laissant se reposer contre moi. Pourtant une partie de moi m’informe que si quelqu’un rentre dans ses toilettes et nous trouve dans cette position, les conséquences pourraient être graves pour elle. Dans son monde comme le mien, les ragots est la source première des ennuis et je ne souhaite pas qu’elle ait un quelconque problème alors qu’elle a déjà fait un pas vers moi.

Cette idée est instinctivement balayée de mon esprit lorsque je sens son soufle venir caresser ma peau à travers le tissu de mon chemisier. Je ne sais pas pourquoi mais je pourrais rester dans cette position toute la nuit sans ressentir le moindre problème. Les mots qu’elle me lance alors me touchent, ce sont ceux que j’escomptais. Elle accepte mon aide et c’est étrange le soulagement qu’ils causent à mon esprit. Je suis rassuré qu’elle accepte que je l’aide, que je sois l’épaule sur laquelle, elle puisse venir se refugier lorsqu’elle en ressent le besoin. Sans retenir mon geste, une de mes mains vient caresser légèrement comme une feuille la chevelure de la jeune fille. Je souhaiterais vraiment lui laisser le temps de se remettre de tout ça, la laisser se reposer mais je sais que ce n’est pas vraiment le lieu pour ça. Le risque, même si je souhaite le diminuer dans mon esprit, il est bien là et peut arriver à tout instant.

« Merci de me faire confiance. Je tacherais de m’en montrer digne, je vous le promets. » Dis-je dans un murmure tendre et doux. « Vous semblez épuisée… Si vous me le permettez, je vais vous raccompagner jusqu’à chez vous. Je pense que vous avez besoin de vous reposer. »

Je la laisse se dégager de mon épaule alors qu'un sourire doux et amical est figé sur mon visage. Sans un mot, je me relève et lui tend tout simplement ma main pour l'aider à se relever. Cette journée a été riche en émotion autant pour elle que pour moi, un peu de repos serait souhaitable pour finir cette soirée en beauté.



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MessageSujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku   Mer 27 Oct - 3:48



Je suis quelqu'un de capricieux. Je le sais. J'en est conscience. Et j'ai conscience de faire là un énorme caprice. Il ne devrait même pas mettre accordé. Mais puisqu'il semble me l'être, je ne veux plus bouger. Juste là, comme ça. Les yeux fermés, plus rien n'existe si ce n'est le contact chaud de la peau de Monsieur Takashima et son parfum.

C'est reposant, rassurant. La partie apeurée de moi s'écrase complètement, terrassée par ce sentiment de calme. Ce n'est même pas à proprement dit du bien être, juste du calme. Je pensais pas que tout autour de moi était si agité jusqu'à ce que je me retrouve là. Est-ce que cet homme est en réalité l'œil du cyclone ? J'ai envie de croire que si tout se détruisait autour de moi, lui ne bougerait pas.

Comme si j'avais oublié qu'un être humain pouvait bouger, je suis surprise de sentir un mouvement de sa part, si léger que j'aurais pu croire que c'était en réalité le vent qui venait de toucher mes cheveux. Mais une légère tension contre mon front me confirme que c'est bien lui. Au fond de moi, quelque chose réagit, mais je ne bouge pas et je ferme fort mes oreilles intérieur. Je suis bien là, c'est tout ce qui compte ! Je veux lui faire confiance.


Mais il me ramène sur terre, à raison d'ailleurs, ce qui me contrarie dans le sens où effectivement, il est temps de laisser le temps reprendre son tour. En me relevant, je saisie à deux mains la main qu'il me tend pour m'aider. Légèrement gênais par mon attitude, j'ai du mal à le regarder en face. Depuis quand je pose la tête sur l'épaule d'inconnue et me permets de savourer leur parfum ainsi ? Et pourquoi je ne le regrette même pas ?
Une fois sur pied, je ne lâche pas sa main. C'est plus facile de me concentrer sur mon allure, mon équilibre et mon expression si j'ai un contact physique. Ça me garde un peu sur terre. Et j'aime cette main, elle me rassure.

Il faut rentrer, il a raison. Si on me trouve ici avec lui, ça serait horrible. Les journalistes se feraient un plaisir de fouiller tout de sa vie et d'imaginer le plus de scénarios. Tant que ça fait vendre, qui se souci de ce qui est vrai et de qui est blessé ? C'est bien la seule loi de vrai sur cette planète.


Nous quittons la boîte. Un ou deux videurs m'interpèle pour savoir si ça va, je secoue légèrement ma main libre pour faire signe qu'il n'y a aucun problème. Je sais mon allure assurée et mon visage neutre. C'est facile de tricher avec autant de monde autour. Ils ne sont juste rien. Rien que des petits cailloux qui se déplacent au rythme des vagues. Tant que je serais au sommet ils m'aimeront. Et quand je ne le serais plus...

Une fois dehors, j'indique le chemin à mon nouvel ami. Après ça les souvenirs sont assez flou. Je sais qu'après un certains temps à marché, j'ai eut mal aux pieds et j'ai décidé de retiré mes chaussures. Je crois que cette idée à fait rire Monsieur Takashima une fois la surprise passée. J'ai bien aimé son rire et ça m'as donné envie de le faire rire plus. Mais j'ai pas trouvé d'idée.

Et puis l'idée qu'il puisse me croire accro à l'héro m'a inquiété. Comme si j'avais peur qu'il ne vois que ça. Alors je crois que j'ai essayé de le convaincre de l'inverse. Le contenue précis de la conversation, je en m'en souviens pas. Mais la conclusion à était clair, j'ai parié que je pouvais sans soucis passer une journée sans prisée. Après tout je l'ai fais il y a pas si longtemps. C'était quand la dernière fois ? ... Je ne trouve plus. Plusieurs semaines. A moins que je doive déjà compter en mois ? Mais qu'importe, je peux tenir une journée sans.

C'est sans doute pour ça qu'on a prévu de se revoir le lendemain ? ... Et comment je vais faire si jamais j'y arrive pas ? J'angoisse à l'idée de le revoir et d'échouer mais il est vraiment comme un aimant. C'est plus fort que moi, je veux le revoir. Je veux avoir la chance de pouvoir montrer une partie de moi que personne ne cherche à connaitre. Et je veux la lui montrer à lui car il est le seul à être à mes yeux autre chose qu'une pierre qui roule.





« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle
N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois !
Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis.
Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi
Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester
»

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