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Sujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku Ven 27 Aoû - 12:15
Je ne sais pas vraiment comment Jade a pris mes paroles. Peut être est-elle outrée que je lui propose une telle chose de but en blanc mais qu’importe. A vrai dire, à l’heure actuelle, ce qui m’inquiète le plus c’est qu’elle commence à être en état de manque et que je souhaite la protéger, lui éviter que tout le monde assiste à une scène particulièrement gênante pour elle qui aurait surement de grave conséquence sur sa carrière et son image dans le monde du Showbiz. Je ne veux pas que cela puisse se passer, alors peut être que je passe pour un homme entreprenant, un peu vicieux vu qu’on peut y lire un sous entendu pour certains, mais une chose est sure, je ne fais ça que pour la protéger ou du moins de l’épauler du mieux que je le puisse. C’est stupide et je le sais parfaitement. En temps normal, je ne me sentirais pas aussi inquiet pour une personne que je viens de rencontrer, mais voila c’est Jade. Tout simplement. C’est stupide mais lorsque je la vois me sourire, lorsque ses yeux rencontrent les miens, je ne peux m’empêcher de ressentir cette envie de la protéger, comme j’ai tendance à vouloir protéger mes proches. Une chose totalement déplacée dans la situation actuelle. Je ne la connais que depuis ce matin et pourtant…Pourtant cette foutue envie me tenaille le vendre. Je ne sais pas ce que sera sa réponse, mais je peux sentir la légère angoisse qui semble avoir pris possession de son corps. Je suis intimement persuadé qu’elle se demande si elle peut me faire confiance. Comment pourrais-je lui en vouloir ? En aucune façon. Je ne peux qu’utiliser ce stratagème pour l’insister à me suivre pour qu’elle n’ait pas à se soucier de son image…Qu’elle puisse me montrer une image d’elle différente en toute sécurité sans craindre les regards accusateurs. La question est : est ce qu’elle m’accordera sa confiance ?
Elle incline alors doucement la tête avec un doux sourire en me demandant si je lui permets d’aller se rafraichir, tout en précisant que ça sera un plaisir de me suivre. J’ai du mal à masquer mon inquiétude. Je suis loin d’être bête et je suis plus que persuadé qu’elle va profiter de retourner dans les toilettes pour prendre une autre dose pour la sauver de ses vertiges. Je reste donc impuissant face à la scène qui se passe devant moi et la laisse donc s’éclipser pour aller se rafraichir, reprendre sa dose. Je ne comprends décidément pas ce qu’il m’arrive. Pourquoi cela me fait-il si mal de la voir se détruire comme ça ? Ce n’est pourtant qu’une inconnue pour moi, du moins pour le moment car oui j’ai cette cruelle envie de connaitre tout d’elle : son passé, son présent, son futur…Suis-je totalement soul ou ai-je perdu la tête ? Aucune idée, et pourtant…oui, ça ne peut être que ça. Du moins tachons de s’en persuader. Je soupire alors que je reporte mon regard sur mon verre vide. Je ne peux pas masquer que je suis inquiet, cruellement inquiet et ça me chiffonne, beaucoup même. Ou ai-je mis ma barrière pour justement m’éviter ce genre de tourment…Ou ai-je mis ma froideur naturelle, qui me protège depuis toujours ? Envolée ou fondue comme neige au soleil. Oui, ce soir je suis moi, le vrai Ryuku et je ne peux m’empêcher de me dire que je joue avec le feu, un feu auquel je risque de prendre gout. Brulant mais tellement apaisant lorsqu’on se trouve à ses côtés, un feu dangereux et pourtant si attirant…
C’est alors que je remarque que cela fait bien plus d’un quart d’heure que Jade est partie aux toilettes, désormais. Un délai bien trop grand pour juste se rafraichir. Et si elle avait été importunée en y allant ou si seulement elle avait eu un malaise à l’intérieur ? Sans comprendre ce qu’il m’arrive, je quitte mon siège à mon tour et d’un pas assuré et calme, je me dirige vers les toilettes faisant bien attention que personne ne regarde dans ma direction. Il manquerait plus que j’attire l’attention de ses personnes présentes dans le carré VIP…non merci. Bien que je semble être maitre de moi avec une expression neutre sur le visage, je sens un stress sans précédent prendre possession de mon échine. Arrivé devant les toilettes pour dames, je regarde de nouveau autour de moi et je frappe tout de même à la porte avant de rentrer doucement prêt à m’excuser de les importuner. Chance ou non, il n’y a personne et j’en profite pour rentrer, ni vu ni connu. Mais s’ils sont vides, cela peut dire que Jade peut se trouver dans une des cabines. J’en profite donc pour pousser toutes les portes des cabines doucement en murmurant son nom.
« Mlle Jade, êtes vous là ? »
Après quelques échecs j’arrive à la dernière cabine qui quant à elle, ne s’ouvre pas si facilement sans pour autant être fermée à clé, juste quelque chose est appuyée contre elle. Je ne tente rien et je me contente de l’appeler de nouveau. On peut sentir dans ma voix, un voile d’inquiétude. Sans un mot, je m’appuis contre la paroi également de mon côté sans pour autant tenter de pénétrer dans sa cabine. Je ne sais pas ce qu’elle prend mais ça me fait plus penser à une drogue qu’on s’injecte et non une drogue douce…Cocaïne ou Héroïne ? Qu’importe, l’un ou l’autre…Aucun n’est bon pour la santé mentale de la personne qui les prend, sans parler de les rendre accro. Je m’assois alors au sol contre la porte pour tenter de lui faire comprendre que je suis là, sans pour autant m’imposer…Pourtant, je ne peux pas m’empêcher d’être navré de ne pouvoir rien faire. Mil questions me passent par la tête, des questions sans doute déplacées et pourtant sans comprendre, je me décide à lui en poser une dans un ton calme et serein :
« Mlle Jade, je ne vous juge en aucune façon, mais…désolé, je ne comprends pas comment vous pouvez prendre ceci…Est-ce que c’est vraiment vital pour vous ? N’êtes-vous pas apte à faire face à la vie sans cette substance ? » Puis j’ajoute malgré moi sans le savoir moi-même dans un murmure. « Ne puis-je pas être l’épaule sur laquelle vous pouvez vous reposer ? »
J’ai honte d’avoir prononcé ses mots et j’espère vraiment qu’elle n’a rien entendu de tout ça. Tellement honte que je repose ma tête contre la paroi tout en regardant le plafond en me maudissant déjà d’avoir rajouté ça. Ce soir, il est indéniable que je suis bien étrange.
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Sujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku Lun 13 Sep - 19:49
Je ne l'entends pas vraiment. Non c'est plus comme si je le sentais, bien qu'il ne soit pas suffisamment proche. N'importe qui aurait pu me parler, j'aurais étais à des kilomètres, voir des années lumières, d'entendre et de recevoir ses propos. Mais sa voix trouve en moi un écho. Comme un petit fils de réalité, comme si s'était le seul fils auquel je pouvais avoir envie de m'accrocher, je laisse cet écho m'atteindre et me guider le long du fils. J'ai vaguement conscience qu'il s'assoit pas loin et je suis surprise de constater après plusieurs longues secondes qu'en réalité une parois nous sépare. Une toute petite partie de moi c'est que je devrais m'inquiéter et ce pour plus de raison que je ne pourrais citer. Si jamais Monsieur Takashima comprend, si jamais il sait, si jamais il le redis, si jamais je réagis pas comme d'habitude et ne parvient pas à masquer mon état, si jamais c'était dangereux de rester seule en compagnie d'un homme sans personne autour, si jamais... Il y en a trop. Mais j'ai à peine le temps d'en prendre conscience que mon Héroïne au fond de moi la repousse, loin, tellement loin que je ne peux même plus me souvenir d'avoir été inquiète une fraction de seconde. A tord ou à raison, bien ou mal, mes inquiétudes n'existe déjà plus. Un sentiment d'euphorie parcours mes veines, tourne et tourne encore, inondant chaque parcelle de mon être. Je sers cette sensation contre moi et m'y noie encore une fois. Se sentir si bien, sans la moindre pression, sans le moindre soucis. Tout est juste simple, ainsi vu. Ma tête roule contre la parois sur laquelle elle était appuyée et je me rend compte que j'ai oublié de veiller à rester droite un instant. Je corrige la chose.
Puis je me concentre. Monsieur Takashima de l'autre côté parle. A moi, je pense. Alors j'écoute. Du mieux que je pense, je tente de bien assimiler ses mots. Cela me demande beaucoup d'efforts, comme toujours après la troisième dose de la journée.
« Mlle Jade, je ne vous juge en aucune façon, mais…désolé, je ne comprends pas comment vous pouvez prendre ceci…Est-ce que c’est vraiment vital pour vous ? N’êtes-vous pas apte à faire face à la vie sans cette substance ? ... Ne puis-je pas être l’épaule sur laquelle vous pouvez vous reposer ? »
Il me faut du temps. Du temps pour que mon cerveau percute face à ses mots, au premier abord collés les uns aux autres sans beaucoup de sens. Substance... Ah. L'héroïne. ... Vital ? Oui, vital. Indispensable. Trop agréable et trop douce. Trop protectrice, trop séduisante. Comme une amie, cela fait un bout de temps qu'elle me tiens par la main. Pas apte à faire face à la vie sans... Sans cette main ? Si elle me lâchait ? Elle ne peux pas. Pas plus que je ne le peux, on a besoin mutuellement l'une de l'autre. Parce que sans moi, elle perd et que sans elle, je n'existe plus. Sans elle je me perds, car dès qu'elle s'absente il y a ses horribles cauchemars, ils me dévorent de l'intérieur, rongeant mon ventre, écrasant ma poitrine, m'empêchant de respirer. Parce qu'elle est aussi la seule avec qui je puis rester sans crainte. La seule que je ne peux pas blesser. La seule qui ne peux pas me rejeter. La seule qui restera avec moi jusque la fin. Mais alors... Monsieur Takashima n'a pas sa place, n'est-ce pas ? Non. Il ne vaut mieux pas qu'il entre dans le cercle. « Après tout, tu le sais, Jade, non ? L'un de vous sera blesser et l'issue sera fatalement une séparation, quelque en soit le type. Alors reste donc juste dans mes bras. » Je me laisse berner. Un instant. Mais pas plus longtemps. J'éloigne la voix de l'héroïne. Monsieur Takashima me propose son épaule. Il veux m'aider. Et il sait pour l'héro'. Mais il ne sait pour tout le reste. Il n'a vu qu'une toute partie de l'iceberg. Et je ne dois pas m'appuyer sur lui, il coulerait comme tout les autres.
Mais tout au fond de moi, Jade, la vrai, me fait signe. C'est peut-être ma seule chance. Et je le sais. La seule chance de trouver quelqu'un de confiance avant de sombrer. Quelqu'un qui parviendra à me tirer malgré tout vers le haut. Ce n'est pas sans risque. Pile ? Face ?
« Monsieur Takashima ? Je vais ouvrir la porte... »
Réfléchissant, je n'ai même pas eut conscience de mettre relevée entre temps. Je passe une dernière fois les mains sur mon visage, m'assurant qu'il ne restait pas de trace de poudre blanche sous mon nez et que mon maquillage était bien en place. Avec précaution, j'ouvre la porte. Mes mouvements sont lents, je m'applique pour être sûre de bien saisir tout les éléments de l'univers qui m'entoure. Me manger les portes, ça va quand je suis chez moi, y'a que l'héro pour en rire, mais à l'extérieur je me suis encore jamais plantée. Pas question de commencer ce soir. Ma voix est basse, exploitant peu d'énergie, presque comme si il était pas vraiment utile de parler. Pour autant, je ne chuchote pas. C'est juste que parler demande des efforts. Et parler avec entrain c'est simplement trop. Sors et je le regarde. Je mordille ma lèvre, essayant de retrouver le cheminement de ma pensée précédente et ce pourquoi je suis sortie de mes toilettes. Ce faisant, je continue à l'observer fixement. Soudainement, je m'accroupis. Si l'arrivée finale n'avait pas était l'état accroupie, vu la vitesse de ma descente on aurait simplement pu croire que j'étais tombée. Ce n'est pas le cas, je suis juste allée un peu vite. Inquiet, Monsieur Takashima s'avance et s'accroupit à son tour. Je le regard à nouveau en face de moi. J'entre-ouvre mes lèvres pour prendre la parole mais rien ne sors. Je referme la bouche. J'inspire et l'ouvre à nouveau. Une seconde fois, je la referme. Je dois ressemble à un poisson rouge hors de l'eau comme ça. Et cette idée me fait rire. Rire au point d'esquisser un sourire amusé qui se suis d'un petit rire léger, tandis que je baisse la tête pour masquer mon visage. Hors sujet complet. Mais je peux pas l'empêcher, cette idée me fait vraiment trop rire. Je relève la tête et d'une main, repousse mais cheveux. Je plonge mes yeux dans le sien et rien qu'en le regardant, je sais que mes propres yeux brilles d'une lueur étrange, celle de l'héro'.
« Vous savez, c'est pas si pire que les gens le croit. C'est bon. Ça permet d'oublier. Ça permet de se sentir bien et c'est rassurant. Un peu comme une berceuse. A la différence près que cette berceuse est très joyeuse. »
Ma bouche prononce ses mots mais c'est l'hero qui parle. Elle m'interdit de dire que je ne l'aime pas. Alors c'est mes yeux qui parlent. Ils démentent chacun de mes mots ci-dessus. Une Jade au fond de moi espère qu'il comprendra. Car il ne peux me faire dire que je veux arrêter. Car si on me l'enlève de suite, sans la remplacer par quelque chose d'autre, le vide sera trop énorme, la peur trop oppressante, la solitude trop aiguisée. L'hero à la surface rie de cette pensée. Elle sait autant que moi que nous sommes indissociable.
« Monsieur Takashima... Les apparences sont trompeuses et ce que vous voyez n'est pas forcément la réalité. Il est des choses trop lourdes à porter pour un être humain, quel qu'il soit et peux important ses efforts. Bien sûr, il y a des gens qui résistent moins que d'autres, mais croyez-moi, ce n'est pas le type de fardeau que vous voudriez affronter, je vous le promets. ... ... De mon côté, je peux m'en sortir alors ne vous inquiétez pas pour moi, d'accord ? »
L'hero dans mes yeux rie. Elle ne fait que ça. Elle s'amuse de mon ton sérieux et des mes vaincs efforts pour lui montrer à quel point plus rien ne va. Elle termine la phrase pour moi, me faisant dire ce que je dois dire quoi qu'il arrive : je peux le faire seule. Et je dois le faire, même en connaissant l'issue de cette fusion.
« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois ! Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis. Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester »
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Sujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku Jeu 21 Oct - 1:21
Mais que m’arrive-t-il ce soir ? C’est la question qui n’arrête pas de passer en boucle dans mon esprit tandis que mes yeux fixent le plafond, vides d’expression. Il est indéniable qu’aujourd’hui je ne suis pas dans mon état habituel. Oui, je n’ai jamais été si désarmé devant une jeune fille que je ne le suis avec Jade. Jamais encore je ne m’étais attaché si rapidement à une personne pour en venir à m’inquiéter pour elle. Sans parler du fait qu’en plus de tout cela, je ressens une véritable alchimie pour elle. Elle m’attire, il est indéniable bien plus que je ne souhaite me l’avouer. Comment ne pourrait-on pas l’être lorsqu’elle vous fixe avec ses prunelles si tentatrices, son corps digne d’une déesse grecque et ses sourires qui pourraient vous faire fondre comme neige au soleil ? C’est mission impossible, qu’on le souhaite vraiment ou non, on ne peut qu’être attiré par une beauté telle qu’elle. Mais que puis-je escompter de tout ceci ? Ça n’a vraiment aucun sens. C’est une jeune femme, qui travaille, qui a du rencontrer des centaines d’hommes, des vrais et même en fréquenter. De mon côté, je ne suis qu’un simple lycéen, qui vient tout juste sortir de la puberté et qui n’a rien à lui offrir qu’autre chose que son amitié. D’ailleurs puis-je espérer devenir ami avec elle ? Je suis bien loin d’imaginer tous les problèmes qu’elle doit porter sur les épaules, sinon pourquoi diable se droguerait-elle ? La seule chose que je peux supposer c’est que ce sont de lourds fardeaux. Après tout, on ne prend pas généralement, au risque de foudre toute sa carrière en l’air, ce genre de substances si on ne souhaite pas oublier quelque chose en particulier. Oui, je suis bien loin de pouvoir imaginer à quel point sa vie doit être difficile pour qu’elle ait recours à ça. Et dire que je me suis permis de lui dire mon ressenti de cette façon. En ne prenant même pas en compte d’autres facteurs. Pourtant même si je ne comprends pas pour l’instant, je souhaite sincèrement avoir en main les cartes pour la comprendre. Savoir comment elle fonctionne, pour pouvoir mieux la cerner, mieux l’apprécier à sa juste valeur. Je souris à cette pensée. J’ai l’air pitoyable, c’est bien le mot et je ne peux m’empêcher pourtant d’avoir ce genre de pensée.
Depuis le début de la journée, depuis qu’on a commencé à discuter tous les deux, j’ai envie de la comprendre, envie d’en savoir plus sur elle et surtout je veux la voir sourire. Oui sourire comme tout à l’heure. Ce sourire simple et innocent, ce sourire qui m’a littéralement pris de court sans que je puisse tenter de me protéger de son rayonnement. Je suis telle une plante qui a trouvé le soleil à admirer. Un soleil que je me plais à regarder depuis le début de la soirée, oubliant totalement les autres personnes, me focalisant uniquement sur elle. Je souhaite la protéger, être auprès d’elle pour la retenir si jamais elle ne tombe. Idiot et totalement saugrenue, comme si elle avait besoin de quelqu’un auprès d’elle pour la soutenir et l’empêcher de tomber. Elle a du tellement se battre pour se tenir là ou elle en est que je suis bien loin de pouvoir tout comprendre. Je ne la mets pas sur un piédestal, si peut être mais un qui est accessible. Elle me l’a bien prouvé au cours de cette soirée, elle n’a pas hésité à me montrer une part d’elle-même qu’elle doit surement cachée à beaucoup d’autres. Tout comme je le fais avec mes amis. Elle m’a ouvert son cœur, spontanément sans chercher vraiment à savoir si j’étais quelqu’un qui méritait sa confiance et je me suis engagé à faire de même. Une chose que je compte bien respecter. Etre son ami serait un honneur mais pour l’être, il faut que je parvienne à la comprendre, la connaitre un peu plus et surtout pouvoir la faire rire. Car un ami sert avant tout à cela. Faire rire, être là quand ça ne va pas et surtout ne jamais juger l’autre. Je veux la comprendre, c’est la seule chose que je retiens vraiment malgré toutes mes interrogations.
Je ne sais pas vraiment combien de minutes se sont écoulées entre mes dernières paroles et celles de Jade. Elle m’indique qu’elle va sortir de la cabine et j’en profite donc pour me relever. M’apprêtant déjà à la voir quelque peu shooté car c’est bien le mot qu’il convient. Je connais les drogues pour les avoir fréquentés aux cours des soirées…J’en ai même consommé certaines mais jamais les drogues dures. J’ai toujours préféré l’alcool à celles-ci…Beaucoup moins additive quoiqu’au final je me suis bien fait avoir par cette dernière. Lorsqu’elle franchit la porte et que nos yeux se rencontrent de nouveau, mon regard est doux et amical. Elle se mordille les lèvres comme si elle cherchait quelque chose à dire ou du moins trouver la force de le faire. Je ne dis rien et la laisse reprendre pied. Je ne suis pas là pour la juger, je n’ai aucun droit de le faire et bien que cela me peine de la voir ainsi, je ne le montrerai pas ou du moins essayerai. On se fixe mutuellement du regard quelques instants avant qu’elle ne s’accroupisse d’un seul coup pour ne pas dire qu’elle s’est laissée littéralement tombé. Serait-elle prise de malaise ? Inquiet, je m’avance vers elle et vint m’accroupir doucement face à elle. Elle relève la tête vers moi alors que nos visages ne sont pas si éloignés. Elle est si proche de moi et pourtant je me sens si inutile. Elle me fixe. Je ne dis mot. Je veux lui laisser le temps, le temps qu’il faut. Peut être qu’elle ne répondra pas à ma question qu’elle dira quelque chose sans intérêt ou autre. Mais je veux être là quand ça se passera. Elle tente plusieurs fois de me parler mais toujours rien ne sort tel un poisson rouge dans un bocal. C’est cruel à dire mais je la trouve tout simplement mignonne, là accroupit faisant de son mieux pour me parler. C’est terriblement attachant et peinant à la fois. Elle se cache d’ailleurs le visage un instant en baisant la tête avant de les repousser pour de nouveau me regarder. Comment ne pourrait-on pas la trouver adorable ? Difficile de résister à la tentation de lui caresser le visage comme on caresse celui d’une enfant par affection. C’est idiot, je le sais bien mais j’ai cette folle envie. Je dois la retenir, je le sais bien et c’est ce que je fais en me contentant seulement de lui sourire plus amical. Les mots qu’elle parvient enfin à murmurer sont des mots banals, ceux des drogués habituels. Que c’est bon, que ça permet d’oublier, de se sentir bien et que c’est rassurant. Combien de fois avais-je employé ses mots lorsque j’étais totalement saoul ? Bien trop de fois alors que mon âme demandait qu’on l’aide tout simplement à s’en sortir. Pour Jade, c’est son regard. Je vois clairement que ce qu’elle dit et contradictoire avec ce qu’elle pense, ressent. Je ne suis pas aveugle. Comment pourrais-je l’être alors que mon regard ne quitte pas le sien. Elle tente également de me prévenir que son fardeau est lourd et qu’elle est persuadé que c’est le genre de fardeau que je ne voudrais pas affronter. Elle ajoute qu’elle peut s’en sortir et qu’il ne faut pas que je m’inquiète pour elle. Comment pourrais-je faire ça ? N’était elle pas déjà en train de tenter de me protéger ? De me prévenir, de peur de me blesser plus tard ? Elle est si gentille, comment pourrais-je la laisser seule, désormais après de telles paroles ? Non, ça me ressemblerait vraiment pas et puis je n’en ressens pas du tout l’envie, au contraire je veux rester à ses côtés, être auprès d’elle et l’aider avec mes propres forces. Peut être qu’elles ne suffiront pas, que je risque d’en souffrir mais pour elle, je suis prêt à affronter tout ça.
« Mlle Jade… » Dis-je dans un murmure tendre et doux. « Je souhaite réellement devenir votre ami. Vous me dites de ne pas m’inquiéter pour vous mais je suis désolé je ne puis le faire. Je ne vous serais peut être pas d’une grande aide, peut être même que je vous serai inutile mais je veux être là. Pour vous. Un ami sert avant tout à ça, non ? Être là quand on a besoin d’une présence et qu’importe si au final notre problème n’a pas trouvé de solution, tant qu’on n’a pas affronté ça seul. C’est l’idée que je me fais de l’amitié et lorsque je la donne à quelqu’un je ne rechigne devant aucun obstacle. Je vous en prie, laissez-moi-vous aider…Si toutefois vous la souhaitez quelque part au fond de vous. »
Je n’ai quitté en aucun cas son regard du mien franc et amical. Si je ne m’étais pas retenu, j’aurai pu également effleurer les traits de son visage. Encore cette satanée idée qui revient à la charge. Une chose est sure, c’est qu’une fois encore…tout n’est désormais plus qu’entre les mains de la jeune fille et la seule et unique chose que je souhaite sincèrement c’est qu’elle ne me repoussera pas.
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Sujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku Lun 25 Oct - 22:34
« Mlle Jade… Je souhaite réellement devenir votre ami. Vous me dites de ne pas m’inquiéter pour vous mais je suis désolé je ne puis le faire. Je ne vous serais peut être pas d’une grande aide, peut être même que je vous serai inutile mais je veux être là. Pour vous. Un ami sert avant tout à ça, non ? Être là quand on a besoin d’une présence et qu’importe si au final notre problème n’a pas trouvé de solution, tant qu’on n’a pas affronté ça seul. C’est l’idée que je me fais de l’amitié et lorsque je la donne à quelqu’un je ne rechigne devant aucun obstacle. Je vous en prie, laissez-moi-vous aider…Si toutefois vous la souhaitez quelque part au fond de vous. »
Les paroles de Monsieur Takashima ont un effet étrange sur moi. C'est comme si j'étais une plaque de verre recouverte de sable. Le sable représenterai sans doute l'héro et la vitre mon vrai moi. Tout va bien tant que le sable est là. Mais les paroles de Monsieur Takashima agissent comme une main qui viendrait chasser la sable, avec douceur certes, mais ça ne peux empêcher la vitre en dessous d'être rayée. La plaque de verre devient plus transparente et est enfin visible sous le sable. Mais les rayures lui font prendre conscient de l'effet qu'avait le sable.
Peu à peu, je prend conscience qu'en réalité, je meurs d'envie de lui faire confiance. Accepter son aide et arrêter de lutter vainement. Juste pour une fois, juste avec une personne, laisser de côté ce masque d'assurance et de perfection. Me montrer juste comme je suis en réalité, avec mes faiblesses et mes craintes.
Je réalise alors à quel point je suis fatiguée. Épuisée. J'ai envie d'une pause, d'un breek. J'ai envie d'avoir quelqu'un auprès de moi. Non pire, j'ai envie d'avoir Monsieur Takashima à mes côtés. Depuis ce soir, je n'ai pas envie d'avoir qui que ce soit d'autre avec moi. Mais je sais aussi que je ne peux pas. Les gens ne savent pas, les journalistes, les fans bizarres, mais horaires... Et puis me connaitre et après me croiser en sous-vêtement sur tout les abris bus ? Ca aussi ça fait partie du « être mon ami ». Et il y a tellement de chose aussi. Accepter les plans commerciaux de mes supérieurs qui m'oblige à nier tout amitié lors des photos papa-razzies. Les jours où je veux pas travailler, les jours où je ne veux que travailler, les jours où je ne peux pas travailler mais où je travaille quand même.
Mais qui a dis que Monsieur Takashima serait là tout ses jours là ? Il me propose son amitié, ça veux pas dire qu'on se verra souvent ni même qu'on se reverra non ? Alors pourquoi cette idée m'attriste ? Pourquoi j'ai envie qu'il soit là et qu'il voit ce que je vis ? Pourtant je ne veux pas le blesser et je sais que assister à tout ça rend mal à l'aise. Mais en me privant de tout ça, j'ai l'impression de m'amputer. Pourtant on ne se connait pas.
C'est dangereux. Ma raison & l'héroïne sont d'accord pour une fois. S'attacher aussi vite à quelqu'un, ce n'est pas normal. Ca promet juste de faire plus mal encore que toutes les autres fois quand il décidera de partir. Repense à tes amies Jade, toutes celles avec qui tu rigolait tant et qui au final sont parties. Non je ne veux plus ça. Je ne veux plus faire souffrir mes amis, je ne veux plus souffrir de leur souffrance et de leur départ. Je ne veux pas. Alors pourquoi ma poitrine étouffe ? Pourquoi Monsieur Takashima semble être la seule bouffée d'air autour de moi ?
J'hésite, j'ai peur et j'ai mal. Je cherche la réponse sur le visage de mon compagnon de ce soir. J'aime ses traits. Il a des yeux sombres mais qui me donnent confiance. Sa bouche n'as pas non plus l'air de mentir. Ses épaules me semble larges et réconfortantes, tout comme ses mains réchauffe sûrement. Car j'ai froid. Je ne sais pas si c'est un froid physique ou si c'est mon cerveau qui invente tout ça mais j'ai froid. Tout comme je suis fatiguée.
Et si j'essayais ? Si je lui faisais confiance ? Je sais que je me briserais à jamais si on échouait dans notre amitié à cause de mon travail. Mais c'est plus fort que tout, quelque chose me dis que j'ai mille fois plus à y gagner, tellement que ça vaut la peine de prendre tout les risques.
Je cède. Doucement, je laisse ma tête basculer lentement en avant, comme si l'attraction terrestre se faisait d'un coup plus forte. Timidement et avec la force d'une plume, je la laisse rencontrer le creux de l'épaule de Monsieur Takashima.
« ... Pardonnez-moi. Mais quand vous dites cela, je n'ai plus la force de partir. »
Oui je suis désolée de manquer de convenance de la sorte. Mais en prenant conscience d'à quel point j'avais envie qu'il reste avec moi, la fatigue c'est fait ressentir bien plus forte que tout. Mais tête me semble tourner légèrement mais je sais que c'est du au mélange drogue & alcool, associé qui plus est avec le fait que j'ai réalisé un mouvement.
Alors je ferme les yeux et savoure ces quelques secondes. Je suis bien, juste là. C'est reposant et rassurant. J'ai bien veillé à ce que seul mon front entre en contact avec lui, je n'aime pas imposer les contacts physiques et pourtant j'ai déjà l'impression de beaucoup en user avec lui. J'espère que ce n'est pas de trop. Involontairement, j'en profite pour enregistrer l'odeur de son eau de toilette qui me parvient de mon nouvel emplacement. Cette odeur là aussi je l'aime bien. Je ne la connaissais pas mais à partir de maintenant, elle sera attitré à Monsieur Takashima tout le temps je pense.
Les yeux toujours clos, je finie par reprendre la parole, sans avoir la force pour autant de m'éloigner.
« L'épaule sur laquelle je me repose... Je crois que je pourrais apprécier que ce soit la votre. »
« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois ! Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis. Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester »
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Sujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku Mar 26 Oct - 18:56
J’espère sincèrement que mes mots auront réussis à franchir le mur de glace qui se tient droit devant nous. Un mur froid, imposant qui peut faire tout flancher en quelques secondes. Combien de fois me suis-je retrouvé de l’autre côté de ce mur, là à la place de Jade. A l’époque, je n’étais qu’un jeune adolescent qui n’était pas assez fort psychologiquement pour faire face à la réalité de sa nouvelle vie, à la pression qu’on exerçait sur ses frêles épaules mais pourtant j’ai l’impression de me revoir moi, à l’époque à la place de Jade. C’est une vision assez troublante même. Etre capable de comprendre, voir de ressentir dans une certaine mesure le degré de détresse dans laquelle est plongée l’autre, ça ne doit pas être donné à tout le monde. Mais pourtant je peux parfaitement lire dans son regard qu’elle doute, se questionne même sur ce que je viens de dire. Comment ne pas faire autrement ? Le fait que je m’inquiète pour elle autant que je pourrais le faire pour Aisu ou Anna me prend également totalement de court. Est-ce tout simplement normal de s’attacher si rapidement à une personne ? Moi-même, j’ai des doutes, des craintes qui sont bien présentes en moi et pourtant j’en suis sur que j’apprécie la jeune femme qui se tient devant moi. Les raisons ? Je n’ai pas spécialement envie d’y penser. A quoi ça servirait ? Depuis ma rencontre avec la jeune fille, je me force à trouver des raisons qui font que je réagis d’une telle manière et pas d’une autre. Oui je me cherche des excuses, des explications qui pourraient m’éclairer un peu plus pour cette drôle d’affection que je ressens envers elle. Tout ça peut être dans l’optique de me tromper, de tenter de me raisonner ou pour toutes autres raisons. A vrai dire, je n’en ai aucune idée mais la seule chose dont je suis certain c’est que je souhaite et veux me tenir à ses côtés. En temps qu’ami ? Peut être…Peut être pas. Je ne suis pas en mesure de répondre à cette question que je me pose alors que je ne quitte pas son regard.
Ce que je ressens vraiment n’a pas vraiment de raison d’être si Jade décide de repousser mon aide, si elle souhaite que je la laisse en paix, que je la laisse dans son désarroi. Je ne m’imposerais pas à elle. Les raisons ne valent peut être pas leur pesant d’or mais c’est dans ma nature. Si une personne souhaite que je m’éclipse, je le ferai même si mon cœur me l’interdit. Je resterai dans un coin dans l’attente de voir cette personne venir à moi lorsqu’elle se sentira prête. Tout ça parce que je comprends, je sais que parfois on ne sent prêt à tout lâcher que lorsqu’on est persuadé qu’on peut lui accorder sa confiance. J’ai rejeté en bloc pleins d’amis qui souhaitaient m’aider, qui voulaient que je reprenne pied bien que mon esprit, mon vrai moi souhaitait s’en sortir. Ce n’est pas vraiment qu’une question de self control, c’est aussi quelque chose qu’on ne peut pas réellement contrôler. Même si on souhaite ardemment s’en sortir, même si nos regards ne disent que ça, si on n’a pas l’épaule dont on a besoin, cela n’a aucun sens. Aisu a été cette personne pour moi. Si elle n’avait pas été là, si ma mère ne l’avait pas fait venir à Séoul alors oui, qui sait, surement j’aurais continué à me détruire, incapable de me sortir dans cet enfer ou je me suis moi-même plongé. J’aurai peut être perdu pied, aurait pu la tasse et qui sait suffoquer. Suffoquer à cause du manque d’air si une bouteille ne se trouve pas à côté de moi. Qui sait ? Personne. Je souhaite être la bouée de sauvetage pour la jeune femme qui se tient en face de moi, je souhaite la soutenir…l’aider à reprendre son souffle pour qu’elle puisse petit à petit se détacher de toute cette merde. Il faudra du temps, j’en ai pleinement conscience, mais qu’importe ce soir j’ai pris la décision de l’aider, du mieux que je le puisse.
Pourquoi est ce que je le souhaite ? Je ne sais pas, je refuse de vraiment penser à ça, ce serait même une idée déplacée dans le contexte actuel dans lequel nous sommes. Je la regarde et je vois qu’une part d’elle lutte contre l’autre. Une certaine fatigue apparait sur son visage. Je reste impuissant devant cette scène attendant encore une réaction de sa part, sans bouger. Puis la réponse que j’attendais se produit. Doucement et avec la force d’une plume, sa tête vient à la rencontre du creux de mon épaule. Un contact étrange pour deux personnes qui étaient encore hier que des parfaits étrangers mais je ne ressens ni l’envie ni le besoin de garder une distance entre nous deux. C’était la réaction que j’espérais, celle que j’avais eu avec Aisu lorsqu’elle était apparue devant moi, ce fameux jour. Je l’écoute attentivement. Elle s’excuse comme si elle regrettait déjà son geste, comme si au fond ça pouvait m’ennuyer qu’elle ait finalement accepté mon aide, comme si au fond je n’entendais qu’une chose qu’elle me repousse. Sans le comprendre réellement, je me laisse imprégner du doux parfum qui se dégage de ses cheveux. Dire que je ne ressens rien alors que sa tête est au creux de mon épaule serait un mensonge effronté. Si je ne m’étais pas déjà retenu, je l’aurais surement blottit contre moi comme si c’était un geste naturel. Je ne dis rien la laissant se reposer contre moi. Pourtant une partie de moi m’informe que si quelqu’un rentre dans ses toilettes et nous trouve dans cette position, les conséquences pourraient être graves pour elle. Dans son monde comme le mien, les ragots est la source première des ennuis et je ne souhaite pas qu’elle ait un quelconque problème alors qu’elle a déjà fait un pas vers moi.
Cette idée est instinctivement balayée de mon esprit lorsque je sens son soufle venir caresser ma peau à travers le tissu de mon chemisier. Je ne sais pas pourquoi mais je pourrais rester dans cette position toute la nuit sans ressentir le moindre problème. Les mots qu’elle me lance alors me touchent, ce sont ceux que j’escomptais. Elle accepte mon aide et c’est étrange le soulagement qu’ils causent à mon esprit. Je suis rassuré qu’elle accepte que je l’aide, que je sois l’épaule sur laquelle, elle puisse venir se refugier lorsqu’elle en ressent le besoin. Sans retenir mon geste, une de mes mains vient caresser légèrement comme une feuille la chevelure de la jeune fille. Je souhaiterais vraiment lui laisser le temps de se remettre de tout ça, la laisser se reposer mais je sais que ce n’est pas vraiment le lieu pour ça. Le risque, même si je souhaite le diminuer dans mon esprit, il est bien là et peut arriver à tout instant.
« Merci de me faire confiance. Je tacherais de m’en montrer digne, je vous le promets. » Dis-je dans un murmure tendre et doux. « Vous semblez épuisée… Si vous me le permettez, je vais vous raccompagner jusqu’à chez vous. Je pense que vous avez besoin de vous reposer. »
Je la laisse se dégager de mon épaule alors qu'un sourire doux et amical est figé sur mon visage. Sans un mot, je me relève et lui tend tout simplement ma main pour l'aider à se relever. Cette journée a été riche en émotion autant pour elle que pour moi, un peu de repos serait souhaitable pour finir cette soirée en beauté.
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Sujet: Re: • Can you hear me ? • Pv Ryuku Mer 27 Oct - 1:48
Je suis quelqu'un de capricieux. Je le sais. J'en est conscience. Et j'ai conscience de faire là un énorme caprice. Il ne devrait même pas mettre accordé. Mais puisqu'il semble me l'être, je ne veux plus bouger. Juste là, comme ça. Les yeux fermés, plus rien n'existe si ce n'est le contact chaud de la peau de Monsieur Takashima et son parfum.
C'est reposant, rassurant. La partie apeurée de moi s'écrase complètement, terrassée par ce sentiment de calme. Ce n'est même pas à proprement dit du bien être, juste du calme. Je pensais pas que tout autour de moi était si agité jusqu'à ce que je me retrouve là. Est-ce que cet homme est en réalité l'œil du cyclone ? J'ai envie de croire que si tout se détruisait autour de moi, lui ne bougerait pas.
Comme si j'avais oublié qu'un être humain pouvait bouger, je suis surprise de sentir un mouvement de sa part, si léger que j'aurais pu croire que c'était en réalité le vent qui venait de toucher mes cheveux. Mais une légère tension contre mon front me confirme que c'est bien lui. Au fond de moi, quelque chose réagit, mais je ne bouge pas et je ferme fort mes oreilles intérieur. Je suis bien là, c'est tout ce qui compte ! Je veux lui faire confiance.
Mais il me ramène sur terre, à raison d'ailleurs, ce qui me contrarie dans le sens où effectivement, il est temps de laisser le temps reprendre son tour. En me relevant, je saisie à deux mains la main qu'il me tend pour m'aider. Légèrement gênais par mon attitude, j'ai du mal à le regarder en face. Depuis quand je pose la tête sur l'épaule d'inconnue et me permets de savourer leur parfum ainsi ? Et pourquoi je ne le regrette même pas ? Une fois sur pied, je ne lâche pas sa main. C'est plus facile de me concentrer sur mon allure, mon équilibre et mon expression si j'ai un contact physique. Ça me garde un peu sur terre. Et j'aime cette main, elle me rassure.
Il faut rentrer, il a raison. Si on me trouve ici avec lui, ça serait horrible. Les journalistes se feraient un plaisir de fouiller tout de sa vie et d'imaginer le plus de scénarios. Tant que ça fait vendre, qui se souci de ce qui est vrai et de qui est blessé ? C'est bien la seule loi de vrai sur cette planète.
Nous quittons la boîte. Un ou deux videurs m'interpèle pour savoir si ça va, je secoue légèrement ma main libre pour faire signe qu'il n'y a aucun problème. Je sais mon allure assurée et mon visage neutre. C'est facile de tricher avec autant de monde autour. Ils ne sont juste rien. Rien que des petits cailloux qui se déplacent au rythme des vagues. Tant que je serais au sommet ils m'aimeront. Et quand je ne le serais plus...
Une fois dehors, j'indique le chemin à mon nouvel ami. Après ça les souvenirs sont assez flou. Je sais qu'après un certains temps à marché, j'ai eut mal aux pieds et j'ai décidé de retiré mes chaussures. Je crois que cette idée à fait rire Monsieur Takashima une fois la surprise passée. J'ai bien aimé son rire et ça m'as donné envie de le faire rire plus. Mais j'ai pas trouvé d'idée.
Et puis l'idée qu'il puisse me croire accro à l'héro m'a inquiété. Comme si j'avais peur qu'il ne vois que ça. Alors je crois que j'ai essayé de le convaincre de l'inverse. Le contenue précis de la conversation, je en m'en souviens pas. Mais la conclusion à était clair, j'ai parié que je pouvais sans soucis passer une journée sans prisée. Après tout je l'ai fais il y a pas si longtemps. C'était quand la dernière fois ? ... Je ne trouve plus. Plusieurs semaines. A moins que je doive déjà compter en mois ? Mais qu'importe, je peux tenir une journée sans.
C'est sans doute pour ça qu'on a prévu de se revoir le lendemain ? ... Et comment je vais faire si jamais j'y arrive pas ? J'angoisse à l'idée de le revoir et d'échouer mais il est vraiment comme un aimant. C'est plus fort que moi, je veux le revoir. Je veux avoir la chance de pouvoir montrer une partie de moi que personne ne cherche à connaitre. Et je veux la lui montrer à lui car il est le seul à être à mes yeux autre chose qu'une pierre qui roule.
« Tous ces stéréotypes, ça me rend folle N'as tu jamais osé me juger ? Regarde à l'intérieur, pas ce que tu vois ! Ce que tu penses n'est rien de ce que je suis. Tiens-moi en sécurité, dis moi que je suis à toi même quand je ne suis pas avec toi Laisse-moi libre, regarde moi en toute confiance afin que je puisse rester »