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 Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]

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MessageSujet: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Mer 18 Aoû - 22:43


La porte se referma sur elle, mettant un terme aux cris qui résonnaient un peu plutôt derrière elle. Une fois le seuil franchi, la jeune-femme traversa rapidement l’allée principale, ignorant Kyang Ling qui lui suppliait de revenir à l’intérieur. Habituellement, elle suivait à la lettre les consignes de son majordome mais là, c’était trop. Il fallait qu’elle parte, qu’elle s’en aille le plus loin possible de son père et de son cousin. Elle était fatiguée ce soir là, vraiment très fatiguée. Il était hors de question qu’elle se contente d’être passive face aux décisions injustes de son paternel. Anna était déjà consciente de l’égoïsme et du peu d’empathie que pouvait lui témoigner les adultes en général, toutefois que ce soit son propre père qui ne cherche même pas à la comprendre, c’était tout bonnement inadmissible à ses yeux. Il était désormais bien loin le temps où leur complicité atteignait un tel sommet que les mots, devenus inutiles, avaient fait place au plus doux des mutismes. La tristesse laissant sa place à la colère, la jeune-femme prit le chemin des quartiers modestes, le rouge aux joues.

Durant tout le temps que dura le trajet, la japonaise eut le temps de maudire une cinquantaine de fois son père avant d’arrivée vers les habitations du Seongdong-gu. Elle voulait à tout prix éviter les lieux publics : elle n’était pas d’humeur à joueur son rôle de « fille glaciale » ce soir. De plus, l’état actuel dans lequel elle se trouvait, risquait fort de lui apporter des ennuis si elle croisait plusieurs de ses camarades de classe. La partie la plus appropriée de Seoul dans ces moments là était sans aucun doute les quartiers modestes. Anna était sure de ne pas y être dérangée et se sentait tout de suite rassérénée parmi le charme simple et discret des maisons. N’étant pas du genre « bling-bling » la jeune-femme n’avait aucun mal à se fondre dans la foule. Or, dans cet amas de personnes qui allait et venait, la japonaise ressentie la même impression d’étouffement qu’un peu plus tôt dans la soirée, lorsqu’elle se trouvait encore dans le bureau de son très cher père. Portant une main à son cœur, Anna décida de tourner dans une ruelle un peu plus à l’écart.

Après quelques mètres et après s’être assurée qu’elle était bien seule dans la rue, la jeune-femme s’appuya contre un mur, soupirant de plus belle. Sa main droite toujours posée sur sa poitrine, elle baissa brusquement la tête, ses yeux sombres ainsi cachés par ses cheveux… Qu’est ce qu’elle pouvait s’en vouloir d’être si faible ! De ne pas posséder la volonté de Yano, de ne pas être aussi sure d’elle qu’elle le croyait. Au fond, c’était idiot de se mettre dans des états pareils pour si peu de chose, mais même en sachant cela la jeune-femme ne pouvait pas s’empêcher de laisser ses angoisses la ronger. Lorsque son paternel l’avait fait nommer à son bureau avec son cousin, elle avait su que quelque chose se tramait. Ce n’était pas parce qu’il était enfin de retour après trois mois d’absences, non ça c’était courant au contraire, ce qui l’avait rendu suspicieuse presque inquiète, c’est d’être convoquée en même temps que Yano. A chaque fois que cela se produisait, une mauvaise nouvelle était à la clé. Ce soir là n’avait pas manqué à la règle : sa tante –la mère indigne de son cousin, celle qui avait osé commettre le crime de l’abandonner - venait loger chez eux pour une semaine, comme si de rien n’était. Tant de nonchalance, de pragmatisme dans la bouche du patriarche l’avait dégouté. Comment pouvait-il accorder à cette femme le droit de voir son fils après l’avoir lâchement délaissé une fois son handicap révélé au grand jour ? Après avoir démontré son désaccord par maintes insultes, il avait été décidé que la décision finale reviendrait à Yano. Elle avait cru la victoire acquise, elle s’était trompée. Il avait dit oui, que ça ne le dérangeait pas, que sa mère pouvait loger ici le temps qu’il faudra, qu’il s’en fichait royalement. Sale traitre ! Anna lui avait rétorqué que ce n’était pas la peine de faire preuve de grandeur d’âme, il lui avait répondu qu’elle n’avait pas à s’en mêler. Ce fut le deuxième couteau… Depuis quand son précieux petit-frère la repoussait, se montrait sec, distant ? Elle ne voulait pas comprendre, ne souhaitant pas admettre l’immaturité de sa conduite égoïste. Pour Anna, à ses yeux, pardonner la lâcheté, l’orgueil poussé à son paroxysme et le manque cruel d’humanité dont avait fait preuve sa tante était inconcevable. La jeune-femme n’était pas prête à s’avouer vaincue. Furieuse, elle redressa vivement la tête et donna plusieurs coups de pieds à la pauvre poubelle se trouvant sur son chemin.

Écumante de rage, Anna reprit sa route, ne remarquant même pas la personne qui s’avançait devant elle. Trop occupée à canaliser sa colère, ce ne fut lorsqu’elle heurta la dite personne qu’elle prit enfin conscience qu’elle n’était pas seule en ce lieu. La japonaise étouffa un juron bien senti et accosta violemment celui qui avait bravé sa fureur.

« Non mais vous ne pouvait pas faire attention imbécile ! Vous m’avez fait mal crétin peroxydé ! »

Peut-être exagérait-elle un peu ; le choc n’avait pas été aussi rude que ça. Imprudente, elle ne constata pas tout de suite que le nouvel « adversaire » en face d’elle ne jouait pas forcément dans la catégorie poids plume…

[Je t'ai emprunté l'icon pour Jung Soo, j'espère que ça te dérangeras pas ^////^ Pour ce qui est du RP, on dira rien.]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Dim 3 Oct - 18:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Jeu 19 Aoû - 3:07


Il commençait à faire nuit noire dehors tandis qu’il frappait encore et inlassablement ce sac de sable. Comme à ses habitudes, Jung Soo avait passé la plupart de sa journée dans cette salle de sport. Son repère à vrai dire. Petite salle de sport dans le quartier modeste, il connaissait l’établissement depuis qu’il avait commencé à s’intéresser à la boxe. A la base, juste un moyen d’évacuer son stress, la boxe avait donné un nouveau sens à sa vie. Oui c’était en quelque sorte, la seule chose qu’il le tenait éveillé, vivant. Il avait besoin de sentir cette sensation, sentir cette résistance lorsqu’il tapait de toutes ses forces sur ce maudit sac de sable sur lequel venait apparaitre pendant l’espace de quelques secondes, le coup qu’il avait porté avant de reprendre sa forme initiale. Il avait besoin de ça pour laisser exprimer sa frustration, cette frustration qui était la même depuis des années. Cette maudite et cruelle haine qu’il ressentait envers son paternel qu’il levait toujours même après tant d’années la main sur sa tendre et adorable mère.

Comment pouvait-il dire qu’il l’aimait encore alors qu’il passait son temps à la frapper comme un vieux tas de déchets ? Il ne comprenait d’ailleurs toujours pas pourquoi sa mère restait auprès d’une ordure pareille. Avec le temps, il comprenait que le fait de perdre son travail avait donné un mauvais coup sur son moral mais est ce que ça justifiait le fait de battre ses proches, sa femme ? Pour Jung Soo, la réponse était plus qu’évidente : non, en aucun cas ça justifiait un tel geste. Mais que pouvait-il y faire dans tout ça, lorsqu’il était encore qu’un frêle petit enfant ? Pas grand-chose et c’était cette frustration, ce dégout qu’il avait envers lui-même qui l’avait mené pour la première fois sur les planches d’un ring. Depuis ce jour, c’était devenu sa raison de vivre.

Comme une drogue, il ne pouvait pas se passer de son entrainement quotidien, qu’importe qu’il pleuvait, neigeait ou qu’il grêlait. Oui il devait faire un footing tous les matins, venir s’entrainer dans le club de son lycée, venir ensuite ici pour évacuer la rage qu’il possédait encore en lui pour avoir la force de rentrer chez lui. Tandis que la plupart des personnes étaient pressés de rentrer chez eux, lui prenait son temps, rentrant généralement très tard pour ne pas à avoir à faire face à la réalité de son quotidien.

Même maintenant, il savait qu’il ne faisait pas le poids face à son père…Oui malgré le nombre d’heures qu’il avait passé à s’entrainer, le nombre de fois qu’il avait frappé dans ce foutu sac, ne suffisaient toujours pas. C’était dur à admettre et quelques mois auparavant il aurait encore eu tendance à vouloir tout abandonner mais maintenant il avait pris pleinement conscience qu’il devait continuer à s’accrocher, qu’il parviendrait un jour à voir le bout du tunnel ou du moins pourrait avoir les bonnes cartes entre ses mains pour y arriver. Après tout en l’espace de quelques mois, il avait repris sa vie en main, avait rattrapé son retard, était rentré dans le plus réputé des lycées de la ville : Sun Sin. Tant de choses qui faisait qu’il devait s’accrocher et qu’un jour tout s’arrangerait. Mais pour y parvenir, il devait travailler dur, s’entrainer d’arrache pied et être un excellent élève. C’était ce qui lui donnait la force de se lever tous les matins et c’est ce qui devait continuer à le motiver. Oui, n’avoir que ses objectifs en tête était ce qu’il devait absolument garder en mémoire, tout en chassant le mauvais. Oui, il devait oublier son enfer quotidien à chaque fois qu’il passait le pas de la porte de sa maison, oublier les coups qu’il entendait dans son sommeil, oui zapper cette culpabilité d’être incapable encore à l’heure actuelle de faire changer les choses.

Il frappa une dernière fois dans le sac. Il était plus qu’essoufflé transpirant de sueur et complètement fatigué. Ce soir, il n’y était pas allé de main morte. Ses muscles semblaient être pris de petites crampes mais rien de bien étrange lorsqu’on imaginait qu’il était dans cette salle de boxe depuis ce matin. En se dégourdissant les muscles de son corps, il entra dans les douches et laissa l’eau glacée venir frapper de plein fouet son corps complètement brulant, due à l’exercice qu’il lui avait fait enduré. Entouré seulement de sa serviette, il se rendit de nouveau dans les vestiaires vides vu l’heure qu’il était. Il enfila donc son baggy jean dark blue stoned, son t-shirt blanc décoré auquel il superposa sa veste de baseball à l’effigie de son club préféré. En jetant un coup d’œil dans la glace, qui se trouvait dans son casier personnel, il regarda ses racines. La teinture de ceux-ci lui rappela un instant le visage de son père. Dans un geste fort, il referma son casier comme pour fuir cette image. Pour son plus grand plaisir, il avait pratiquement tout tiré de sa mère ou du côté de sa famille : la forme de son menton, de ses lèves, son nez, ses yeux et avait pris le physique de son grand père. La seule chose qu’il prouvait qu’il était bien le fils de son père, s’était cette teinte entre le brun et le roux, cette teinte qu’il haïssait plus que tout désormais.

Après avoir pris soin de ranger ses affaires dans son sac de sport, il porta celui-ci sur son épaule et quitta les locaux. Comme d’habitude, les rues de Seongdong-gu étaient bondées, rien d’étonnant vu l’heure de la soirée. Il se dirigeait donc vers un konbini pour y acheter une teinture blonde ou noire, il ne savait pas encore. Lorsque ce fut acheté, il était pratiquement vingt et une heure. Il savait qu’il devait rentrer mais l’envie n’y était pas. Mais que pouvait-il faire s’il ne voulait pas rentrer ? Aller dans une salle d’arcades ? Avec son physique et son apparence, il était persuadé qu’on viendrait lui chercher des noises…Aller dans un cyber-café ? Après tout pourquoi pas ? Il n’y était pas allé depuis belle lurette et avait besoin de vérifier ses e-mails. C’est alors que son estomac le rappela à l’ordre. Il faut dire qu’il n’avait rien avalé depuis ce matin lorsqu’il avait acheté une barre chocolatée avant de partir s’entrainer. Il se rappela qu’il y avait un petit restaurant japonais dans le coin qui faisait des ramens. Il décida donc de s’y rentre et profita par la même occasion pour prendre un raccourci. Dans la ruelle qu’il traversa, il remarqua qu’il n’était pas seul. Une jeune fille semblait à bout de nerfs, enfin c’est ce qu’il avait cru comprendre en l’ayant regardé que quelques secondes. Après tout qu’est ce qu’il pouvait y faire si elle était énervée, hein ? Rien et puis comme il le disait si bien : chacun sa merde et il n’avait aucune intention d’aller voir si celle du voisin valait mieux que la sienne. Drôle d’image mais ça résumait parfaitement ce qu’il ressentait en temps normal lorsqu’il se retrouvait face à quelqu’un qui lui était totalement inconnu et la jeune fille n’échappait pas à cette règle.

Cependant, il n’eut pas le temps de l’éviter lorsque celle-ci se dirigea droit sur lui. Le contact fut donc immédiat et assez violent en soi. Il n’eut même pas le temps de comprendre ce qu’il s’était passé que celle-ci l’accosta violemment.

« Non mais vous ne pouvez pas faire attention, imbécile ! Vous m’avez fait mal crétin peroxydé ! »

Était-elle folle ? Avait-il eu envie de se dire. Il faut dire qu’il fallait avoir du toupet pour venir l’accuser alors que c’était elle qui lui avait foncé droit dessus comme une furie. Surtout qu’en plus, mademoiselle se plaignait ? Il avait bien envie de lui sortir une remarque acerbe mais son regard parlait déjà de lui-même. Son regard froid et inexpressif fixé la jeune fille droit dans les yeux. Il faut dire qu’en plus de l’accuser, elle l’insulter de yankee ? Elle n’avait pas vraiment tort d’un côté, il y a quelques temps, il l’était d’ailleurs mais ça l’énervait profondément. Il ne pu d’ailleurs pas se retenir de soupirer totalement exaspéré par la réaction de la jeune fille.

« Je vous fais remarquer que c’est vous qui m’êtes rentré dedans et non le contraire. Regardez devant vous au lieu de vous perdre dans vos pensées. Ce n’est pas ma faute si vous êtes énervée et je n’ai pas à subir vos états d’âme. Sur ce, bonne soirée. »

Sa voix avait était glaciale tout autant que son regard était aussi dur que de la pierre. Ce qui était comique dans la scène actuelle, c’était que lui aussi lui avait fait la morale alors qu’il y encore quelques mois, il aurait été le premier à passer ses nerfs sur un parfait inconnu et beaucoup moins subtilement que la jeune fille venait de le faire.
[Pourquoi tu dis ça O.O. Je le trouve bien moi, désolée c'est ma réponse qui est pas top malheureusement xD.]


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Jeu 19 Aoû - 15:16


Lorsqu’elle s’était cognée contre l’inconnu, désormais plus connu sous le nom de « crétin peroxydé », Anna n’avait guère pris le temps de lui jeter un regard. Maintenant que c’était fait, qu’elle pouvait l’observer sous toutes les coutures, elle dût bien admettre qu’elle aurait peut-être mieux fait de se taire. Il devait au moins faire deux têtes de plus qu’elle et son gabarit était tout aussi impressionnant. C’était bien la première fois qu’elle croisait un homme où la force physique était autant palpable. La seconde constatation qu’elle fit, fût son âge. D’après la jeunesse de ses traits, ce jeune-homme ne devait pas être beaucoup plus âgé qu’elle. Peut-être même était-il de la même année de naissance qu’elle. Sans vraiment se soucier de ce que pourrait penser l’inconnu ainsi épié, Anna continua son observation minutieuse.

« Je vous fais remarquer que c’est vous qui m’êtes rentré dedans et non le contraire. Regardez devant vous au lieu de vous perdre dans vos pensées. Ce n’est pas ma faute si vous êtes énervée et je n’ai pas à subir vos états d’âme. Sur ce, bonne soirée. »

Surprise, la jeune-femme rencontra son regard et fût frappée par la froideur qui en émanait. Visiblement, il n’était pas de la meilleure humeur qui soit lui non plus. Bien mal lui en fit quand elle dût s’avouer qu’elle y était peut-être aussi pour quelque chose. Après tout, elle l’avait agressé sans ménagement, sous le coup de la colère. Sur ce point, il n’avait pas tord. Mais jusqu’à preuve du contraire, il ne faisait pas dans la dentelle non plus qu’elle sache. Piquée au vif, Anna lui décocha un regard noir, le fusillant à son tour de ses yeux sombres. Bien que douée pour les sarcasmes, la japonaise ne provoquait que rarement, de peur que les évènements se retournent contre elle. Mais là, dans de telles circonstances, quand son chagrin atteignait un tel sommet, Anna ignorait la prudence et se braquait facilement. Réactions purement enfantines dues à une trop grande méfiance des autres et à une incapacité à gérer ses sentiments.

« Je ne me suis pas montrée très convenable, c’est vrai. J’ai peut-être été impolie aussi, mais vous non plus vous ne vous êtes pas montré très agréable.»

Lui aussi avait réagi au quart de tour non ? Pour elle, il était tout aussi fautif. Même si elle venait de lui reprocher son animosité le plus gentiment qu’elle le pouvait, il semblait toujours autant énervé. Il dardait sur elle un regard plus que glacial. Mais qu’est ce qu’ils avaient tous aujourd’hui ?! Pourquoi ne voyaient-ils pas que derrière cet énervement, cette impatience, se cachait un mal plus profond ? Pourquoi on ne cherchait pas à la comprendre ? Au visage de l’inconnu se superposait ceux de son père et de son frère. Anna ne se rendait pas compte que ses accusations étaient injustes, complètement incompréhensibles. Dans cette histoire, celle qui était en faute, c’était elle et seulement elle. Après tout, c’était elle qui fuyait dès qu’on essayait de se rapprocher un peu plus de sa personne, c’était elle qui dissimulait volontairement sa sensibilité et c’était toujours elle qui n’arrivait pas à faire face aux choses qui lui déplaisaient. Son menton commença à trembler et ses yeux s’humidifièrent tandis qu’elle se mordait les lèvres le plus fort possible. Surtout ne pas pleurer. Il faut se calmer, respirer et surtout ne pas pleurer. Un peu de courage que diable !

C’était trop tard. Les larmes qu’elle avait essayées en vain de retenir, coulaient désormais librement sur ses joues. Bientôt, elle ne distingua plus rien, sa vue brouillée par le flot continu de son chagrin. Elle devait avoir l’air bien idiote comme ça, plantée devant un homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam et devant lequel elle pleurait à chaude larmes après l’avoir copieusement insulté. La jeune-femme venait d’atteindre un nouveau stade dans son comportement fantaisiste. Elle était beaucoup plus que lunatique à ce moment précis. Doucement, la honte la gagna petit à petit et le ridicule de la situation la frappa de plein fouet. Pourtant ses larmes s’écoulaient toujours, preuve irréfutable du tourment émotionnel qui se déroulait à l’intérieur d’elle. Dans un dernier geste de rage, Anna frappa le jeune-homme au tibia, manquant de peu de basculer en arrière. Elle n’avait pas cognée bien fort et il était fort probable qu’il ne ressentit rien. A travers ses larmes, la japonaise lui lança un regard brillant, perdue comme jamais.

« Normalement…Quand une fille pleure, même quand on ne la connait pas, on la console idiot.» Réussit-elle à dire malgré ses sanglots dans une tentative ratée d'humour.

Un sourire penaud se dessina sur son visage et nonobstant le rouge qui lui montait de nouveau aux joues, elle murmura :
« Je ne suis pas folle au passage… » ». C’était de nouveau enfantin, d’une immaturité conséquente mais elle espérait que son –maigre- message d’excuse, de justification suffirait à pardonner son comportement.


[Anna est une grosse gamine, moi aussi xD. Je déteste toujours ce que j'écris c'est pour ça. Je ne me suis pas relue cette fois-ci, désolé d'avance ><. Si ta réponse n'est pas top comme tu dis, la mienne est bonne à jeter à la poubelle Moi j'aime tes RPs très chère ♥]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Jeu 19 Aoû - 23:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Jeu 19 Aoû - 16:38


Niveau délicatesse, le jeune garçon reconnaissait bien volontiers qu’il n’en avait pas fait usage dans la situation actuelle, mais que voulez vous le jeune homme était ainsi. On ne lui avait jamais apprit à faire en sorte de se montrer cordial et agréable même si on n’était pas d’humeur à l’être. L’hypocrisie de toutes ses coutumes l’ennuyait à mourir. Il détestait tout ces artifices crées de toutes pièces pour se faire passer pour une personne qu’on n’est pas. Certes, il n’était pas un garçon qui faisait dans la dentelle mais au moins on ne pouvait pas lui reprocher d’être hypocrite. Non, s’il y avait quelque chose à dire, il ne mettait pas de gants et le disait haut et fort pour être sur que la personne concernée comprenne ou il voulait en venir. Dans le cas présent, il avait fait la même chose et que ça plaise ou non à la jeune fille, ça ne lui faisait rien. Après tout, chacun suivait sa route et devrait s’occuper que de sa vie, non ?

Egoïste ? Nullement, disons juste qu’il utilisait cette façon de penser pour se protéger de tout attachement. Plus les bagages étaient légers, plus la route qu’on traversait semblait moins longue. C’était sa vision des choses. Dans sa vie, il avait peu d’amis qui méritaient ce titre pour ne dire aucun. La solitude avait toujours été son lot quotidien et il n’avait jamais ressenti cette folle envie de se lier à autrui. Il ne faut pas penser qu’il n’aimait pas le contact avec les autres, ce n’était pas le cas. Si les gens prenaient la peine de venir à lui, il ouvrait ses oreilles et faisait de son mieux pour écouter ce qu’ils disaient mais voila, généralement les conversations qu’il entendait était sans aucun intérêt et il n’avait nullement envie de se concentrer sur ce genre de chose. Alors il prenait la mouche, disait qu’il n’en avait rien à cirer. Après tout, les gens avaient le don de se prendre la tête sur des choses qui n’en valaient pas la peine. Le choix d’un t-shirt par rapport à un autre, le fait de faire telle chose et pas une autre, etc. Mais qu’est ce que ça pouvait lui faire ? Rien du tout et alors, c’était ce qu’il disait mais voila la pilule passait mal et eux aussi se prenaient la tête et dans ce cas, il partait simplement comme un loup solitaire.

Ce soir là, il avait l’intention de faire la même chose. De plus, à peine venait-il de lui lancer sa remarque que celle-ci lui avait lancé un regard aussi noir que les ténèbres. Maintenant qu’il prenait le temps de l’observer, il reconnaissait que la demoiselle était particulièrement belle à regarder. Son regard noir venait faire un contraste flagrant avec son apparence de poupée parfaite. Elle ne semblait pas si fragile qu’elle en avait l’air, surtout si elle était capable de lancer un tel regard à un garçon de son gabarit. Il devait admettre que la jeune fille avait piqué sa curiosité ou plutôt l’épaté. C’était rare les personnes qui osaient lui tenir tête. N’allait pas penser qu’il s’amusait à terrifier les gens, son apparence de Badboy était uniquement un moyen de tenir éloigné les personnes qui ne se fiaient qu’aux apparences et donc il jugeait qu’il n’avait pas besoin de les connaitre.

« Je ne me suis pas montrée très convenable, c’est vrai. J’ai peut-être été impolie aussi, mais vous non plus vous ne vous êtes pas montré très agréable. »

Pourquoi aurait-il du l’être ? Y avait-il une raison pour laquelle il aurait du l’être ? Ses principes étaient peu nombreux, il avait toujours tendance à penser de ne pas faire à autrui ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fasse. Elle se serait montrée moins agressive, il en aurait fait tout autant et il se serait surement contenté de lui dire que c’était lui qui s’excusait sur un ton sombre et froid mais sans remarque acerbe. Ce qui se passait souvent et ils auraient pu poursuivre leurs chemins tous les deux. Seulement la situation était toute autre dans le cas présent. Pour ne pas envenimer la situation, il se contenta alors de la fixer de son regard de marbre sans rien ajouter à la réaction de la jeune fille. A quoi bon répondre ? A part à faire monter le ton ? Rien, donc autant qu’il se calme et reste impassible devant la colère de la jeune fille. Malgré son passé, il faisait toujours en sorte de garder son calme surtout lorsque la personne en face de lui était une jeune fille. C’est alors qu’il remarqua que les yeux de la jeune fille s’humidifièrent remplis d’un seul coup de larmes qui demandaient qu’à sortir. Il vit même son menton tremblait alors qu’elle se mordait les lèvres surement pour ne pas craquer.

Cette réaction si soudaine et spontanée, le prit littéralement par surprise. D’ailleurs maintenant, elle pleurait. Mais dans quoi s’était-il foutu, se lança-t-il à lui-même. Maintenant si quelqu’un passait dans la ruelle, il allait penser qu’il avait agressé la jeune fille, ce qui était faux bien sur. Il savait qu’il devait faire quelque chose pour qu’elle cesse de pleurer…Mais quoi ? Jung Soo était nul pour ce genre de chose et surtout il se retrouvait toujours totalement désarmé devant les larmes d’une femme et qu’importe qui elle soit.

La prendre dans ses bras ? Même pas la peine d’y penser, ce n’était pas quelqu’un qui était habitué à enlacer n’importe qui et même sa meilleure amie, n’avait jamais eu cette marque de tendresse qu’il aurait néanmoins pu se permettre en sa présence. Les seuls câlins qu’il avait eus étaient ceux de sa mère et il n’avait jamais enlacé quelqu’un d’autre depuis. Lui tendre un mouchoir ? Pourquoi pas mais il n’en avait pas sur lui. Donc il resta totalement penaud devant le visage inondé de larmes de cette parfaite inconnue. Il soupira malgré lui totalement perdu. Il se demanda même pourquoi il avait eu l’idée de passer par là.

C’est alors qu’il sentit quelque chose frôler son tibia. Il semblait que la jeune fille avait tenté de le frapper dans un élan de rage, surement blessée et scandalisée qu’il ne fasse rien pour tenter de l’apaiser. A cet instant même, il était plus que surpris et toujours perdu qu’il ne parvint même pas à prendre la mouche. Elle lui lança alors qu’en temps normal, quand une fille pleure même si on ne la connaissait pas, il fallait que l’idiot qu’il était la console. Il pouvait voir à travers ses mots une tentative ratée d’humour mais il n’avait pas le cœur à rire. Elle en avait des biens bonnes, elle. Comment on fait pour consoler une fille, hein ? Ce n’était pas tous les jours qu’il se retrouvait devant une jeune fille en pleurs.

Elle se mit même à sourire, le surprenant encore plus. Les filles étaient des créatures étranges, se lança-t-il à lui-même alors qu’il ne quittait pas du regard la jeune fille. Elle lui précisa qu’elle n’était pas folle dans un sourire penaud. Ainsi, elle lui donnait l’impression d’être une petite fille qui avait fini son caprice. Etait-ce lui ou elle tentait de s’excuser de son comportement ? Il n’en savait trop rien en fait. Il restait toujours mué dans son silence alors qu’elle semblait un peu reprendre contenance. Mais il fallait bien qu’il dise quelque chose, non ? Mais si elle le prenait mal ? Et d’ailleurs pourquoi il avait peur qu’elle le prenne mal ? Il ne la connaissait pas, non ? Aucune idée…La seule chose qu’il savait c’était qu’il ne voulait pas qu’elle se remette à chialer comme une gamine.

« Désolé mais je ne sais pas faire ça. » Dit-il en premier lieu en tentant de reprendre contenance et un visage impassible. « Par contre je peux t’inviter à manger pour te changer les idées et me faire pardonner pour ma manque de tact, si ça te convient. »

Bon d’accord, il aurait pu trouver mieux, trouver même autre chose de plus conventionnel. Mais il devait avouer qu’il avait faim et que laisser une jeune fille dans l’état qu’elle était, seule en plein milieu de ce quartier ne l’enchantait guère. On ne savait jamais quel genre de personne pouvait trainer dans les rues. De plu,s peut être que comme ça, elle arriverait à retrouver son calme devant un bon bol de ramen ?
[C'est parfait comme d'habitude xD.]




Dernière édition par Yoon Jung Soo le Jeu 19 Aoû - 19:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Jeu 19 Aoû - 19:28


Son comportement était vraiment honteux. Elle qui prenait toujours grand soins à ne rien laisser paraitre de ses émotions, se retrouvait en pleure devant un inconnu. Son précieux sang-froid n’avait vraiment pas fait long feu. En plus d’être considérablement ridicule, elle venait de se donner en spectacle de la manière la plus stupide qui soit. Même si elle se retrouvait en ce-moment même incapable d’analyser la situation, Anna savait pertinemment que cela viendrait la hanter plus tard. Elle détestait par dessus tout ce genre de sentiment qui la faisait se sentir encore plus mal. En une seule soirée, la jeune-femme venait de vivre tout un éventail d’émotions. C’était bien la première fois qu’elle faisait preuve de temps d’infantilisme.

Finalement, la japonaise s’intéressa d’un peu plus près à la réaction de son interlocuteur. D’un côté, il semblait surpris même déstabilisé face à de telles réactions et de l’autre, il paraissait prendre la chose avec un certain recul, presque avec dédain. Anna se mordit de nouveau la lèvre inférieure, embarrassée. Dans quelle situation rocambolesque s’était-elle encore mise volontairement ? Après qu’un silence pesant est prit place entre eux, le jeune-homme se reconstitua une expression imperturbable et prit la parole :

« Désolé mais je ne sais pas faire ça. Par contre je peux t’inviter à manger pour te changer les idées et me faire pardonner pour mon manque de tact, si ça te convient. »

Sur le coup, sa première phrase la toucha. C’était peut-être mal placé, prononcé sans doute involontairement gauchement mais ça restait légèrement émouvant. En raison de sa crise de larmes, la jeune-femme pensa qu’elle était devenue plus sentimentale le temps de quelques minutes. Généralement, quand elle était touchée par quelqu’un ou quelque chose, elle prenait bien garde à ne pas le faire savoir. C’était comme si le flot de ses pleurs n’embrouillait pas que sa vue mais aussi sa raison, son discernement. Une véritable idiote trop émotive en fait…

Ce fut à son tour de reprendre contenance. Ses larmes désormais taries, Anna se sentie mieux, comme libérée d’un poids. En y repensant, ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas laissé libre court à ses émotions de manière aussi expressive. C’est avec sourire moqueur, adressé à elle-même, qu’elle se jugea inapte à reprendre son masque de fille froide. En tout cas pour la soirée. A l’aide de ses mains, la jeune-femme essuya ses yeux et rejeta ses cheveux en arrière, brisant ainsi le tumulte émotionnel qui s’agitait en elle. Il était temps de revenir à la normale.

Enfin, Anna avisa la proposition de son quasi-inconnu. Franchement elle ne savait pas quoi faire. Elle se tâtait, dansant d’un pied sur l’autre, indécise. Si elle acceptait sa proposition, la jeune-femme se doutait qu’elle aurait un mal fou à dissiper le mal à l’aise qu’il y avait entre eux. Mais si elle refusait l’invitation, elle n’avait pas d’autre moyen que de rentrer chez elle et ça, c’était tout simplement hors de question. Dans un cas comme dans l’autre, elle se retrouvait en mauvaise posture. Excédée par son propre raisonnement, elle passa une main dans ses yeux, soupirant bruyamment.

« En toute franchise, je pense que c’est plutôt à moi de t’inviter. » Admit-elle, gênée. « J’ai fait un cirque pas possible… » Elle re-secoua la tête, chassant la rougeur qui commençait à prendre possession de son visage.

Tandis qu’elle parlait, elle fouillait dans ses poches à la recherche de son portable et de son portefeuille. Constatant qu’à part sa casquette accrochée à sa ceinture et quelques billets dans sa veste, elle n’avait strictement rien sur elle, Anna crût mourir. Mais quelle imbécile finie ! Elle était partie si rapidement chez elle qu’elle n’avait même pas pensé à prendre le minimum vital…Ça lui apprendra à faire la maligne tiens !

« Euh…Je…Hum…En fait, ça ne te dérange pas si on se contente d’un bol de nouilles ou d’un sandwich dans une échoppe ? J’ai rien sur moi et…Je… » Bafouilla telle. Aussitôt elle se reprit : « Bien sur, c’est toujours moi qui invite. Donc si ça te dis, on a cas y aller tout de suite, enfin si tu te sens capable de me supporter encore un petit bout de temps ! »

La jeune-femme se doutait bien – ou en tout cas le pensait fortement – qu’il ne l’avait invité que pour pouvoir en finir avec toute cette histoire. Elle n’était pas du genre à s’imposer donc elle détacha sa casquette de son pantalon, la posa sur sa tête et prenant les devants, elle se risqua à le relancer.

« C’est comme tu veux, tu es libre de venir avec moi ou non. Sache juste que j’aimerais bien m’excuser donc…n’hésite pas, nee ? »

Les yeux encore rougis, Anna lui adressa un sourire rassurant et commença à se diriger vers la grande rue, ignorant si des pas suivaient les siens derrière elle…

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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Jeu 19 Aoû - 21:38


Pourquoi l’avait-il invité ? C’était ce qu’il ne cessait de se répéter inlassablement dans sa tête. Il faut dire que c’était vraiment inhabituel de sa part d’inviter une parfaite inconnue à sa table. Bon il l’avait surtout invité parce qu’il crevait de faim, en fait. D’ailleurs il avait du mal à faire passer discrètement ses gargouillements qu’il ressentait depuis quelques dizaines de minutes venant de son ventre. Quelle idée avait-il eu de sauter son déjeuner ? Il faut dire qu’une fois qu’il était lancé dans son entrainement, plus rien n’avait d’importance. Il ne ressentait aucune fatigue, aucune soif, aucune faim comme s’il était coupé du monde et c’était ce qui lui plaisait. Etre totalement déconnecté du monde extérieur, de tous ses problèmes, ne pensant à rien. C’était vraiment incroyable à quel point ça lui faisait un bien fou. Une drogue, voila tout simplement. Une drogue qu’il ne pouvait pas se passer et ce même si à la fin, il crevait de faim et ne voulait qu’une chose dormir.

D’ailleurs il savait qu’une fois qu’il aurait avalé quelque chose, il allait surement être somnolant et donc plus faible. Il allait surement baisser sa garde, il le savait. C’est généralement à ce moment qu’il montrait son vrai visage, le visage du garçon bien élevé et gentil qu’il était, bien que maladroit. D’ailleurs c’était ainsi qu’après un bon repas qu’il avait réussi à créer des liens avec les gens du quartier. Il faut dire qu’au début tout le monde le craignait comme la peste. Mais une fois qu’il avait mangé, il devenait aussi doux qu’un agneau et surtout en fin de soirée. Il n’était pas vraiment fier de cet état de fait, tout d’abord parce qu’il faisait des pieds et des mains pour se forger un caractère de pierre, de deux parce que maintenant les vieilles des commerces le couvaient comme un petit chaton. Un véritable cauchemar lorsqu’il les voyait approcher de lui pour lui tirer les joues en lui disant qu’il avait la mine fatiguée, qu’il n’avait plus rien à craindre qu’elle allait s’occuper de lui. Elles lui servaient un repas digne d’un roi et en plus de cela n’arrêtaient pas de lui poser des questions sur lui. Il avait beau espérer qu’un nouveau client arrive pour faire diversion, rien n’y faisait elles le collaient toute la soirée. Imaginez la scène alors que le jeune homme est un loup solitaire en temps normal…une horreur pour lui et en plus maintenant qu’il y pensait : il allait montrer ça à cette jeune fille ! Non plutôt mourir sur le champ.

Il savait que le comportement et son raisonnement était totalement immature mais déjà qu’il n’en avait jamais touché un mot à sa meilleure amie, de peur qu’elle se moque de lui, il ne risquait pas d’amener la jeune fille dans son repère et se taper la honte de sa vie. Ça la faisait mal, non ? Enfin, il trouvait pour sa part. C’est pour ça qu’il se maudit un instant d’avoir proposé à cette inconnue de diner avec lui et ce même si c’était pour s’excuser de son manque de tact. Pourquoi s’était-elle mise à pleurer, hein ? Oui, il n’y avait que cette raison qui ait pu le pousser à lui demander de le suivre…Oui la seule possible et unique éventualité. Il avait envie de se taper la tête contre le mur tellement il se haïssait. Pourquoi n’avait-il pas pensé à ça avant de lui proposer ça ? Désolant, était le mot, tout à fait et il en convenait lui-même.

C’est alors qu’il espéra qu’elle décline son invitation. Après tout, il n’était encore que des INCONNUS. Une fille de bonne réputation ne suivrait pas un garçon tel que lui, non ? On ne sait jamais, il pouvait être un dangereux criminel et vouloir profiter d’elle. Bon, il tentait de se persuader lui-même qu’elle allait refuser. Pourtant le sourire qu’elle lui lança ne le rassura pas du tout. Pourquoi souriait-elle ? Y’avait pas de quoi rire dans la situation actuelle, non de dieu. Non, il devait reprendre son calme et ne surtout pas penser à l’éventualité qu’il y aurait la mama dans le commerce ou il comptait amener la jeune fille. Que voulez vous l’espoir fait vivre après tout. Au pire, il pouvait prier pour ne plus jamais la revoir, non ? Quelles étaient les chances après tout qu’ils retombent l’un sur l’autre ? Aucun, bien entendu. Séoul était bien assez grand pour qu’on puisse espérer ne pas rencontrer deux fois la même personne…Enfin il s’en persuada.

Mais pourquoi se prenait-il tellement la tête sur cette question ?…C’était à n’y rien comprendre et lui-même ne voyait pas où il voulait en venir. C’est alors qu’il revint à la réalité lorsqu’il l’entendit soupirer. Il faut dire qu’il avait un peu perdu le sens de la réalité en attendant la réponse de la jeune fille. Il semblait qu’il allait enfin avoir la réponse à sa question et grâce au soupire de la jeune fille, il pensait vraiment qu’elle allait refuser son offre.

Il faisait fausse route, en plus la demoiselle acceptait mais en plus celle-ci voulait l’inviter. Elle fouilla quelques instants dans ses poches avant de lui lancer gênée.

« Euh…Je…Hum…En fait, ça ne te dérange pas si on se contente d’un bol de nouilles ou d’un sandwich dans une échoppe ? J’ai rien sur moi et…Je… » Bafouilla-t-elle avant de se reprendre aussitôt : « Bien sur, c’est toujours moi qui invite. Donc si ça te dis, on a cas y aller tout de suite, enfin si tu te sens capable de me supporter encore un petit bout de temps ! »

Il n’était pas en train de rêver, n’est ce pas ? Elle lui donnait la possibilité de reprendre sa route chacun de son côté ? Il n’avait qu’à revenir sur sa parole et tout serait réglé. Il n’avait plus qu’à dire un mot et toute cette histoire serait finie. Mais voila, n’était-ce pas lui qui avait proposé en premier lieu, le repas ? Si… Il devait assumer la chose et donc être celui qui paierait, c’était indéniable. Un homme ne devait jamais revenir sur sa parole, telle était une autre de ses devises. Que voulez vous, il avait besoin de se trouver des raisons, des limites à ne pas dépasser pour rester dans le droit chemin. Il faisait donc en sorte de s’y tenir du mieux qu’il pouvait tout en tachant de se trouver son vrai lui parmi toutes ses limites et lignes de conduite à respecter.

« C’est comme tu veux, tu es libre de venir avec moi ou non. Sache juste que j’aimerais bien m’excuser donc…N’hésites pas, nee ? » Ajouta-t-elle dans un sourire rassurant avant de reprendre sa route sans attendre sa réponse.

Il soupira un instant, se passa même la main dans les cheveux et suivit donc la jeune fille pour la rattraper. En quelques enjambées il se trouva à sa hauteur. Ils marchèrent quelques minutes dans un silence. Il fallait bien qu’il dise quelque chose, non ? Oui, mais quoi ? La question était toujours la même lorsqu’il était contraint de se retrouver face à un inconnu…Il n’avait pas l’habitude de ce genre de chose. Peut être devait-il se présenter ? Oui c’était surement la chose qu’il avait à faire.

« Euh…Si tu veux, je connais un petit restaurant japonais pas trop cher là bas. C’était là bas que j’avais l’intention d’aller à la base…Si t’as pas assez d’argent, t’inquiète pas je paierais. Après tout, je dois également m’excuser pour mon manque de délicatesse de tout à l’heure…Sinon je crois qu’il est de coutume de se présenter, non ? En tout cas, je m’appelle Yoon Jung Soo…et toi ? »

[Désolé ma réponse est pas sensas >.< au pire n'hésites pas à me le dire, je changerai ><.]


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Jeu 19 Aoû - 23:21


Dans un premier temps, il l’avait intimidé par cette sorte de hauteur qui émanait de lui, de sa stature, de la façon dont il avait de se tenir. Il était plus grand qu’elle, plus costaud et visiblement beaucoup plus posé qu’elle ne le saurait jamais. Puis dans un second temps, quand il avait dardé sur elle son regard glacial, qu’il avait fait preuve d’une animosité calculée, il l’avait franchement mise en colère. Par la suite, une fois le calme revenu dans son esprit torturé, la jeune-femme l’avait presque trouvé…attachant. Elle se doutait bien de part son allure en général qu’il devait avoir une sacrée poigne et un comportement peu amène. Pourtant, aussi étrange que cela puisse être, maintenant qu’il marchait à ses côtés et qu’il essayait –visiblement- d’être plus sociable, Anna l’estima rassurant. Il lui faisait un drôle d’effet en réalité ; elle était partagée entre la virilité très nette qui semblait être sa marque de fabrique et le sentiment d’être apaisée par sa seule présence. En y repensant, si elle aurait aussi proche de lui qu’elle pouvait l’être avec son ami Ryuku ou son cousin Yano, la jeune-femme lui aurait gentiment attribué le surnom de « gros nounours ». Mais en toute sincérité, elle se voyait très mal le faire. Qui sait ce qui pourrait lui arriver si elle osait faire preuve d’une telle familiarité ? Pour une fois, la japonaise se sentait bien incapable d’accoster un tel personnage. Elle craignait que sa spontanéité aigue le dérange. S’étant déjà montrée sous un jour peu glorieux, ce n’était pas vraiment le moment de lui exposer la partie le plus imprévisible de sa personnalité. De plus, grâce à ce qu’elle avait déjà pu percevoir chez lui, il ne l’avait pas invité de gaieté de cœur. Ce qui bien sur, la faisait se sentir encore plus mal à l’aise voire même carrément indésirable. Elle en avait trop fait, elle en payait le prix. On n’aborde pas un type pareil comme elle l’a fait à moins de vouloir être directement cataloguée de folle ou de cas social. Amusée par ses propres réflexions, Anna esquissa un petit sourire discret, constatant que le jeune-homme l’intriguait réellement.

« Euh…Si tu veux, je connais un petit restaurant japonais pas trop cher là bas. C’était là bas que j’avais l’intention d’aller à la base…Si t’as pas assez d’argent, t’inquiète pas je paierais. Après tout, je dois également m’excuser pour mon manque de délicatesse de tout à l’heure…Sinon je crois qu’il est de coutume de se présenter, non ? En tout cas, je m’appelle Yoon Jung Soo…et toi ? »

D’abord, elle lui avait jeté un regard en biais, un peu surprise de cette prévenance soudaine. Ensuite, elle avait hoché la tête en signe d’assentiment et lui avait lancé un sourire aussi reconnaissant que sincère. La jeune-femme lui était de redevable de ne pas aborder tout de suite sa crise de nerfs de toute à l’heure. Il semblait passer outre pour le moment et elle appréciait cet état de fait.

Anna s’intéressa brusquement à son prénom, trouvant la consonance agréable à l’oreille. Comme d’habitude, elle se perdait dans des élucubrations inutiles et en oubliait la conversation en cours.

« Jung Soo hein…J’aime. Ça sonne bien en plus.» Sachant que ses remarques décalées pouvaient embarrasser ses interlocuteurs, la jeune-femme se présenta à son tour : « Moi c’est Anna, Tsubaki Anna. Ravie de pouvoir enfin mettre un nom sur ton visage. » Déclara telle doucement. Après une petite pause, elle reprit : « Pour le resto’, ça me va. Je te remercie de ta compréhension, généralement j’ai toujours mon portefeuille sur moi mais là…Enfin voila. » Elle s’excusa d’un regard.

De nouveau, un petit silence s’insinua entre eux seulement brisé par le bruit de leurs pas sur les pavés. Ils débouchèrent sur la grande rue quelques instants plus tard. Celle-ci était bordée de plusieurs commerces aussi divers que variés. Boutiques de vêtements, librairie, boulangerie, coiffeur…Tout y était. Anna se laissa guider par Jung Soo jusqu’à un petit restaurant cossu, visiblement tranquille. Tout de suite, elle pensa aux établissements japonais qu’elle affectionnait par dessus tout. En s’approchant de plus près, la japonaise constata agréablement que la spécialité de la brasserie était les ramens. Elle s’arrêta un peu, le temps de contempler la devanture. Tandis que Jung Soo faisait coulisser la porte, la jeune-femme pénétra la première à l’intérieur vite suivie par son camarade. Elle n’eut même pas le temps de s’extasier sur la décoration de la pièce que déjà une vieille femme se précipitait vers eux, interpellant Jung Soo à grands cris.


[Ne t'inquiète pas, c'était parfait ! D'ailleurs, j'ai tellement aimé le passage avec les "mamas" que je n'ai pas pu m'empêcher d'en faire intervenir une xD J'espère que ça ne te dérangera pas !]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Ven 20 Aoû - 17:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Ven 20 Aoû - 3:04


Mais dans quoi c’était-il lancé ? Il faut dire que tout ce qu’il faisait ce soir était à l’extrême opposé de ce qu’il aurait fait en temps normal mais alors qu’est ce qu’il faisait là ? Surtout en essayant de se montrer agréable avec une parfaite inconnue ? En toute honnêteté, il n’en avait pas la moindre idée, il s’était fait prendre au piège de l’instant. Il s’était laissé avoir par les larmes de la jeune fille, tout simplement. Est ce que les larmes d’une femme pouvait rendre faible un homme ?…C’était totalement vrai. Y’a rien de pire que de voir une femme en pleurs, surtout lorsqu’on a une image plus frappante en tête à ce même instant. Il avait trop de fois vu sa mère fondre en larmes après que son père l’avait frappé. Il restait toujours totalement figé, ne sachant quoi faire pour tenter d’apaiser ne serait-ce qu’une seconde, le chagrin de cette mère qu’il chérissait plus que tout. Ça justifiait donc pour lui, les raisons qu’il l’avait poussé à inviter la jeune fille et à vouloir se montrer agréable. Car oui derrière ses paroles certes maladroite, il tentait de se montrer poli et agréable.

Pourquoi ? Peut être pour tenter de changer les idées à la jeune fille ou pour une autre raison ? En fait, il ne le savait pas…Ou peut être était ce du au fait qu’elle ne s’était pas rebutée et dégonflée lorsqu’elle l’avait percuté ? Y’avait tant de raisons plus valables les unes que les autres qu’il ne savait pas véritablement laquelle était la bonne. Une chose est sure, c’était que maintenant qu’il avait accepté d’aller diner avec elle, il devait au moins faire en sorte de ne pas paraitre trop rustre et indélicat, question de respect, du moins c’était comme ça qu’il voyait la chose. De plus, contrairement à ses habitudes, il ne ressentait plus aucune animosité au contact de la jeune fille. Chose vraiment peu commune pour le jeune homme qui avait toujours tendance à trouver quelque chose qui n’allait pas chez une personne.

Détrompez vous, ce n’est pas par dédain qu’il fait ça, disons qu’il tente malgré lui de se forger une carapace et seul quelques personnes sont autorisées à devenir intimes avec lui ou du moins c’est ce qu’il tente de se persuader. La preuve, il était le chouchou des vieilles du quartier, toujours un sourire ou un bon repas pour lui lorsqu’elles le voyaient trainés dans la rue comme un chien errant.

D’ailleurs est ce que la mama du restaurant japonais sera là, ce soir ? Il avait beau dire que cela mettait un sérieux coup à son image, celle-ci était particulière. Elle lui faisait trop penser à sa grand-mère maternelle, celle qui l’avait éduqué lorsqu’il était plus petit. Il devait avouer qu’avec elle, il se laissait plus facilement aller qu’avec toute autre personne. Peut être était ce du au fait que l’ambiance autour d’elle lui rappelait ses longues soirées ou il discutait avec sa chère grand-mère ? Surement mais il tachait toujours de garder une distance avec elle et puis il n’avait pas l’habitude de s’ouvrir à autrui, cela lui demandait trop de courage et surtout supposait qu’il mette en son prochain, une confiance absolue. Or, il n’avait jamais ressenti cette plénitude envers une autre personne et il ne pensait pas la rencontrer un jour…Du moins c’est ce qu’il croyait dur comme du fer.

Il ne fallait donc pas croire que sous ses mots, il avait décidé de s’ouvrir à la jeune fille. Non, disons qu’il faisait en sorte d’être poli et assez agréable sans être trop maladroit. C’est alors qu’elle lui avoua qu’elle aimait bien son prénom, qu’elle trouvait qu’il sonnait bien et lui annonça le sien. Il remarqua rapidement que son prénom n’avait rien de typiquement coréen, non c’était même un nom japonais. Elle était donc japonaise ? En tout cas, il trouva également que son prénom avait une douce sonorité, simple et agréable, comme l’ambiance qui commençait à s’installer. Il n’était plus vraiment mal à l’aise, ni sur ses gardes et cela l’étonna plus qu’il n’en fit paraitre. C’était vraiment très étrange.

Il se contenta seulement de garder le silence tout en lui indiquant le chemin à suivre. Ils passèrent donc les rues animées du quartier passant devant les commerces du coin : boutiques de vêtement, librairie, boulangerie, coiffeur, et diverses sortes de restaurants, du petit restaurant à la cuisine occidentale en passant par celui à la cuisine typique du pays. Il y en avait vraiment pour tous les gouts et les couleurs. Après encore quelques ruelles, ils arrivèrent devant le restaurant en question. Il aimait bien ce restaurant, d’une parce qu’il y avait mama, de deux parce que les ramens étaient vraiment délicieux sans parler de l’ambiance assez animée mais assez intime pour permettre à chacun d’y trouver son compte. Il fit donc coulisser la porte tout en laissant la jeune fille passer devant lui avant de la suivre.

« Jung Soo !! Mon petit ! »

Il grimaça intérieurement en attendant son prénom de la sorte alors que tous les regards étaient tournés vers lui. Encore une fois, sa venue dans ses lieux n’allait pas passer inaperçue. Il fallait vraiment croire qu’elle guettait son arrivé pour être si réactive pour une personne de son âge. En temps normal, il faisait en sorte de se montrer neutre mais ce soir la fatigue ne l’aidant pas, il ne pu s’empêcher d’afficher un sourire au coin en la voyant arriver. Comme à son habitude, elle lui tira les joues comme une grand-mère le fait à son petit.

« Oh, toi tu as encore passé ta journée dans la salle de sport sans prendre le temps de t’alimenter, j’en suis sure. C’est bien beau de t’entrainer mais si tu ne manges pas correctement tu n’arriveras jamais à rien. Ecoute un peu mama, veux-tu ! Et viens manger un bon plat avec ton amie. »

Sans qu’il puisse dire quelque chose, il senti la poigne de celle-ci venir capturer son poignet et pu constater qu’elle avait fait la même chose avec Anna. Ils la suivirent alors simplement et elle les installa à une table près du comptoir ou le chef salua le jeune homme. Le chef, qui était le gérant, était l’époux de sa « mama » attitrée dans le quartier et il semblait qu’il s’était également attaché à lui. Pour sa part, il se contenta seulement de baiser la tête en signe de salutation et s’installa en face d’Anna.

« Bon, toi mon petit je sais ce que je vais te servir… Je ne peux décidément pas te laisser mourir de faim, par contre vous, vous souhaitez quoi, mademoiselle ? » Lança-t-elle à l’invité. « Ah prenez ce que vous voulez, ce n’est pas tous les jours que ce petit nous ramène quelqu’un ici. Donc c’est pour la maison. Pire qu’un loup solitaire, ce petit… »

Les chances qu’il avait d’avoir envie de creuser sa propre tombe étaient de combien ? Aucune idée mais assez pour qu’il n’ait qu’une envie : se terrer au fond de celle-ci pour se cacher. Il l’avait pressenti mais maintenant il était totalement grillé. Quand on dit que les « mamas » savent tout sur tout, ce n’est pas des bêtises. La preuve ? En quelques mots, elle avait dépeint son caractère et encore si elle ne s’arrêtait que là, c’était trop rêvé.

« Mais on sait que c’est un brave garçon. Plus gentil que lui, c’est impossible. Je suis persuadée que vous devez être fière d’être son amie, non ? Petit cachotier, tu m’avais caché l’existence de cette demoiselle, hein ? » Ajouta-elle en venant de nouveau pincer sa joue.

Si ça n’avait pas été elle, et s’il n’avait déjà envie de mourir sur place, il se serait surement levé pour lui faire comprendre que ça le soulait mais que voulez vous…Il n’arrivait décidément pas à en vouloir à la mama et même s’il passait son temps à se plaindre et à geindre…Il devait avouer que oui, il adorait. Pauvre petit…En tout cas, si la jeune Anna décidait d’éclater de rire, il ne risquait pas de lui en vouloir beaucoup. Pourquoi ? Parce que la scène était d’un ridicule…tout simplement.
[Désolé dans ce post, il ne dit rien mais je pense que la scène parle d'elle même...Finalement il a aurait pas du t'inviter au restaurant... Par contre si ça te convient pas, n'hésites pas à demander une modification, je peux changer sans problème.]


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Ven 20 Aoû - 17:48


Anna n’en croyait pas ses yeux. La scène qui se jouait devant elle était des plus surprenantes. Elle aurait même pu qualifier ça de cocasse mais étant donné la personne qui l’accompagnait, la jeune-femme décida de s’abstenir. Voir Jung Soo se faire tirer les joues comme un petit garçon de huit ans l’amusait grandement. Une fois de plus, son opinion sur le jeune-homme fut positive. Il ne devait pas être si dangereux que ça si une vieille femme se permettait tant de familiarité avec lui. De plus, le petit sourire en coin qu’il affichait la conforta dans son idée.
Entrainés par la propriétaire du restaurant, ils ne tardèrent pas à s’installer. Assis face à face, les deux jeunes gens gardaient le silence, la "mama" parlant pour eux. Quand celle-ci lui demanda ce qu’elle désirait prendre, la japonaise se contenta de dire qu’elle prendrait la même chose que Jung Soo. En réalité, elle avait grand mal à se retenir de rire. Entendre son camarade se faire appeler de « petit » toutes les cinq secondes provoquait son hilarité. Que ce soit au propre comme au figuré, le jeune-homme n’avait rien de « petit ». C’était même tout le contraire, il en imposait par sa seule présence.

« Mais on sait que c’est un brave garçon. Plus gentil que lui, c’est impossible. Je suis persuadée que vous devez être fière d’être son amie, non ? Petit cachotier, tu m’avais caché l’existence de cette demoiselle, hein ? »

Le dit cachotier se taisait, légèrement embarrassé. C’était à son tour de se sentir ridicule. De nouveau la vielle femme lui pinça la joue, rieuse. Anna ne fut pas dupe de la certaine tendresse qui liait ces deux personnages.

« Oh…En réalité, on ne se connait pas depuis très longtemps en fait… » Déclara telle, volontairement évasive. « Pour tout vous dire c’est la première fois qu’on dine ensemble. »

La patronne hocha la tête, ses lèvres dessinant un grand sourire. Cette dernière ajouta qu’ils se trouvaient dans le meilleur endroit possible pour faire plus ample connaissance et vanta pendant quelques minutes les nombreuses qualités de son petit protégé. Par la suite, elle rejoignit son mari avec enthousiasme, visiblement ravie. Ne pouvant plus se retenir, Anna étouffa un petit rire derrière sa main.

« Tu es vraiment apprécié pas vrai ? » Lança telle en direction de Jung Soo. « Cette femme semble t’adorer, elle ne tarit pas d’éloges sur toi. C’est amusant. »

Elle lui sourit, sincèrement amusée. La jeune-femme enleva sa casquette, la posa sur un coin de la table et regarda autour d’elle. Comme elle l’avait espéré, l’endroit était vraiment charmant. Moderne mais traditionnel. L’ambiance était à l’intimité, au calme. La majorité de la clientèle semblait être des habitués. Il y avait aussi quelques ouvriers assis au comptoir, un jeune-couple les mains jointes sur la table, un peu plus loin des anciens avec leur journaux. Anna avait vraiment l’impression de se trouver dans les tavernes des petites communes rurales japonaises. C’était chic sans rentrer dans l’excès. Décidément, ce restaurant lui plaisait beaucoup.

En vérité, si elle s’abandonnait à la contemplation du décor avec tant d’acharnement, c’est qu’elle ignorait complétement de quelle manière elle devait se comportait. La jeune-femme savait qu’elle devait dire quelque chose mais sur quoi, c’était une toute autre histoire. Faire la conversation lors du repas risquait d’être exceptionnellement difficile. En plus de cela, les silences qui s’abattaient soudainement sur eux, lui donnait la sensation qu’un fossé de plus se créait entre elle et Jung Soo. Fatiguée de se tourner les pouces, Anna décida d’opter pour la franchise.

« Je ne sais pas vraiment comme engager la conversation pour tout te dire… » Avoua telle de bonne grâce. « Je pense que ce serait plus sympa de laisser le côté solennel pour le moment et d’y aller plus franchement. Donc, tu peux me poser toutes les questions que tu veux. Sur n’importe quoi, le temps, ma couleur préfère, le pourquoi du comment, c’est comme tu veux. Je crois que je te dois bien ça. Bien entendu, je ne me permettrais pas de faire ça de mon côté mais histoire que le repas soit plus agréable, ça serait bien qu’on fasse plus ample connaissance. Qu'est ce que tu en dis ? »

[Moi, j'ai bien aimé très chère ♥ ♥ Bon là, c'est du vite fait et je m'en excuse =3]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Sam 21 Aoû - 19:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Sam 21 Aoû - 15:03


Soyons honnête, il n’était pas à l’aise actuellement. Après tout, même s’il avait prédit qu’elle allait être ici, il n’imaginait pas que la mama serait si pipelette. Par respect pour son ainé, il ne disait mot. C’était préférable, il se contentait juste de rester dans la peau du petit qu’elle avait l’habitude de rencontrer lorsqu’il venait ici pour diner. Il faut dire que cette mama était loin d’être dupe et puis elle n’avait vu que son beau côté dès leur première rencontre. Il s’en rappellait comme si c’était hier. Il faut dire que cela ne faisait pas non plus des lustres qu’il la connaissait, à peut près un an à peine.

Il l’avait rencontré alors qu’il était encore dans le gang pour lequel il travaillait à l’époque. Celle-ci et son mari faisait parti des clients qu’il devait aller voir, afin de récupérer l’argent qu’ils devaient à son patron, seulement il était arrivé au mauvais moment. Des jeunes du quartier, tous à peine âgés de son âge avait pris en grippe la pauvre mama qui essayait tant bien que mal de se sortir de ce guêpier. Il y avait peu de chose qui pouvait l’énerver au point de se jeter sur les gens tel un lion qui se jette sur sa proie : le fait de frapper une femme. Ce qui était le cas et en plus pas n’importe laquelle : une femme âgée, seule et sans défense. Que voulez vous qu’elle fasse contre un groupe de cinq garçons ? Elle ne pouvait rien faire et c’était dans un élan incontrôlable qu’il s’était jeté sur eux, les avait tabassés à mort et heureusement pour eux, une gifle de cette dite mama lui avait rendu ses esprits. Si elle ne l’avait pas fait, il est fort à parier qu’ils seraient morts ou invalides à l’heure actuelle. C’est ainsi qu’elle l’avait trainé de force dans son restaurant pour panser ses blessures et c’est là qu’il avait remarqué que c’était eux qu’il venait voir à la base. Il n’avait pas pu se résoudre à demander son du, d’une parce qu’ils avaient l’air si gentil, totalement à l’opposé des personnes à qui il avait déjà eu à faire, de deux parce qu’il jugeait qu’elle en avait assez vu pour la journée, la pauvre. Il s’était juste contenté de leur dire qu’il repasserait plus tard dans la semaine et qu’il espérait qu’ils auraient l’argent.

Il avait découvert que bien plus tard, que son patron l’avait envoyé là bas pour justement faire fuir la bande de voyous qui venait terrifier leur quartier et non pour reprendre l’argent qu’il leur devait. Etrange, n’est ce pas ? C’était ce qu’il s’était dit avant de découvrir que ce restaurant avait un lien privilégié avec son gang. Le mari de la gérante était un cousin du grand chef. Une vraie surprise lorsqu’il l’avait découvert. D’ailleurs, soit dit en passant, c’était à lui qu’il devait une fière chandelle pour avoir pu quitter le gang sans trop de bobos. S’il ne l’avait pas soutenu, à l’heure actuelle, il devrait croupir au fond d’un trou complètement mort, une balle entre les yeux. Maintenant qu’il avait pris du recul, il devait avouer qu’il avait fait le con, pour être poli car le sentiment qu’il avait en réalité était bien plus fort. Il avait failli foutre sa vie en l’air de cette façon. D’un geste embarrassé, il s’empressa de détourner son regard. Il faut dire que rien que de repenser à toute cette histoire le retournait plus qu’elle ne devrait. Il avait eu énormément de chance de tomber sur de telles personnes et c’était horripilant de ne pas savoir comment les remercier. C’était peut être rien, mais lorsqu’il avait faim ou qu’il souhaitait un peu de compagnie, c’était ici qu’il venait. Il se disait qu’en venant ici souvent, il pouvait payer sa dette de cette façon mais à chaque fois, il se faisait chouchouter comme s’il était l’enfant de la maison. Il n’en montrait rien mais à chaque fois, ça lui mettait du baume au cœur.

Il était tellement perdu dans ses pensées qu’il ne remarqua pas que mama avait quitté leur table pour retourner auprès de son mari. Ce fut plutôt le rire toutefois retenu de la jeune fille qui le fit revenir à la réalité.

« Tu es vraiment apprécié pas vrai ? Cette femme semble t’adorer, elle ne tarit pas d’éloges sur toi. C’est amusant. » Lui lança-t-elle amusé par ça.

Ah oui ? Si elle le disait. Il faut dire qu’il ne voyait vraiment pas ce qu’il avait bien pu faire pour mériter autant de bons sentiments de la part de cette femme, ni de son mari d’ailleurs. Il avait beau bien les apprécier, il ne s’était jamais étalé sur sa vie, s’était toujours contenté de répondre par demi-syllabes aux questions de la femme. Oui, lui-même ne comprenait pas pourquoi elle le dorlotait de la sorte. Il ne répondit rien à la question de la jeune fille. Pourquoi ? Parce qu’il n’avait rien à dire, il n’était pas du tout du genre à parler pour ne rien dire et surtout il détestait plus que tout de parler de lui. Moins on s’intéressait à sa personne plus ça le convenait.

Il attrapa les baguettes qu’il y avait sur la table et se contenta d’ouvrir le sachet les contenant. La jeune fille semblait profiter de ce silence pour observer le restaurant dans ses détails. Il le connaissait tellement par cœur que désormais il n’y faisait plus vraiment attention. De son côté, il se contenta seulement de regarder où en était leur préparation. Le chef avait un sourire aux coins tandis que sa femme semblait lui raconter quelque chose. Ça devait le concerner parce que celui-ci, lui lança un sourire moqueur. Il soupira malgré lui. Il est vrai que c’était la première fois qu’il ramenait quelqu’un avec lui mais s’ils connaissaient les circonstances qui avaient fait qu’ils étaient désormais là tous les deux, ce sourire disparaitrait surement de leur visage.

« Je ne sais pas vraiment comment engager la conversation pour tout te dire… Je pense que ce serait plus sympa de laisser le côté solennel pour le moment et d’y aller plus franchement. Donc, tu peux me poser toutes les questions que tu veux. Sur n’importe quoi, le temps, ma couleur préférée, le pourquoi du comment, c’est comme tu veux. Je crois que je te dois bien ça. Bien entendu, je ne me permettrais pas de faire ça de mon côté mais histoire que le repas soit plus agréable, ça serait bien qu’on fasse plus ample connaissance. Qu’est ce que tu en dis ? » Lui lança-t-elle le força à quitter un instant le chef des yeux.

Le silence et la solitude ne l’avait jamais gêné en réalité. Garçon du genre solitaire, il n’avait pas l’habitude de converser avec les autres, surtout pour parler de choses futiles. Parler du temps ? Pourquoi faire ? Il avait fait beau toute la journée et alors ? Sa couleur préférée ? Euh, ça lui servait à quoi de le savoir ? N’allez pas qu’il n’en avait rien à cirer de ce qui pouvait intéresser la demoiselle, c’est juste qu’il n’en trouvait pas l’intérêt de savoir une telle chose. Il convenait cependant que ce silence devait embarrasser la jeune fille et elle avait eu le mérite de lui dire franchement ce qu’elle voulait pour la suite du repas. Elle était décidé à parler et s’il le fallait à parler d’elle et uniquement d’elle. Il devait donc accéder à sa demande mais quitte à savoir des choses sur elle, autant qu’il pose des bonnes questions, des questions qui pouvaient porter un intérêt, lui permettre d’en savoir plus sur elle, mais voilà est ce qu’elle accepterait de lui répondre ? Il ne le savait pas mais puisqu’elle le demandait elle-même, il tenta une possibilité.

« Je ne suis pas homme à parler pour ne rien dire, en théorie…Donc les questions sur la pluie et le beau temps me semblent totalement dénuées de sens, tout comme ta couleur préféré ou les stupidités du genre, mais si tu souhaites qu’on parle, je me plierais à ta demande. » Il toussota un instant pour reprendre son souffle et continua : « Tu t’appelles donc Tsubaki Anna, c’est bien ça ? Il me semble que ce nom est d’origine japonaise, non ? T’es à Séoul depuis longtemps ou tu fais un voyage ou un truc du genre ? »


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Sam 21 Aoû - 19:59


La jeune-femme ignorait si la morosité de son interlocuteur était quelque chose d’habituel ou si c’était sa présence qui le rendait si maussade. Le fait qu’il soit taciturne, elle pouvait le comprendre, elle était aussi. Mais à vrai dire ce qui la perturbait vraiment, c’était cette sorte d’attitude distante, volontairement sèche et lointaine. La japonaise ne le connaissait pas assez pour être touchée par cette conduite mais elle n’en restait pas moins embarrassée. Sans le vouloir, il lui faisait comprendre qu’ils n’avaient rien en commun et qu’il n’oubliait pas la scène de toute à l’heure. Anna soupira intérieurement, sachant pertinemment que la soirée serait longue.

Lorsqu’elle avait eu le cran de briser le silence, il y avait sept chances sur dix pour que blond la prenne au sérieux. Que ce soit le cas ou non, il accepta quand même de poursuivre la conversation. Peut-être trouvait-il ça ridicule, futile ou ennuyeux, peu importait à Anna qui désirait que cesse son mutisme. Généralement, les repas silencieux où le bruit des couverts qui s’entrechoquaient tenait lieu de seul divertissement, ne la dérangeait pas plus que ça. A la base, les vertus du calme lui étaient plus profitables qu’autre chose. Cependant, dans un cas comme celui-ci, cet était de fait avait tendance à l’irriter tout doucement. La jeune-femme concédait donc avec soulagement à son interlocuteur le droit de lui poser n’importe quelle question, sous réserve que le silence ne s’éternise pas entre eux.

« Tu t’appelles donc Tsubaki Anna, c’est bien ça ? Il me semble que ce nom est d’origine japonaise, non ? T’es à Séoul depuis longtemps ou tu fais un voyage ou un truc du genre ? »

Questions simples évidemment. Ca lui plaisait. En plus de cela, ça lui offrait la possibilité de se concentrer sur autre chose que l’ambiance ou ses problèmes. La brune accueillie avec joie cette diversion plus que bienvenue.

« C’est bien ça. Je suis née au Japon mais je possède aussi la nationalité coréenne par mon père. Mon vrai nom est coréen en fait. Mais en souvenir de ma mère et aussi parce-que je le trouvais plus discret, j’ai pris le sien.»

Répondant en toute honnêteté à son interlocuteur, elle se recula sur sa chaise. La jeune-femme n’eut pas le temps de répondre à sa deuxième question que déjà les plats arrivés. La patronne prit soin de les disposer correctement et après leur avoir souhaité un bon appétit repartie vers le comptoir, près de son mari. Le bol était brûlant et la vapeur qui s’en échappait, prévoyait un bouillon bien chaud, parfait pour réconforter les esprits tourmentés et se rassasier. Anna arracha le sachet qui contenait ses baguettes et goûta sa première bouchée de pâtes. Le premier mot qui lui vint était délicieux. La cuisson était parfaite et l’assaisonnement justement dosé. Trop occupée à s’extasier sur la nourriture qu’on venait de lui servir, ce fut à son tour de laisser planer un silence ponctué de « humm » appétissant. Ce ne fut qu’après avoir bien entamé son plat, qu’Anna se décida à reprendre la discussion là où elle l’avait laissée.

« Pour répondre à ta deuxième question, je ne suis pas en voyage. J’habite à Séoul depuis des années et je suis scolarisée à Yu Gwan Sun depuis ma dernière année de primaire. J’ai quitté rapidement le Japon à cause du boulot de mon père. En ce-moment, j’habite avec lui et mon cousin pour ne rien te cacher. »

Habituellement, la jeune-femme ne perdait pas son temps à raconter sa vie mais dans une telle situation c’était plus que nécessaire. Elle se doutait bien que le jeune-homme ne souhaitait pas parler de lui, que s’il disait quelque chose ce serait surement pour commander à manger ou lui poser d’autres questions. Il ne s’étendrait pas sur lui c’était évident. Le truc, c’était qu’Anna ne se voyait pas du tout parler d’elle pendant tout un repas. A un moment ou à un autre, le sujet serait épuisé et ils reviendront au point de départ. Finissant son bol de nouilles, la japonaise posa ses baguettes sur le côté et croisa ses mains sous son menton.

« Je suis prête à parier que tu ne me parleras pas de toi n’est ce pas ? Apparemment ce n’est même pas envisageable. » Déclara telle inconsciemment provocatrice. Elle se reprit, cette fois-ci plus doucement: « Enfin…Si tu as d’autres questions n’hésite surtout pas »


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Sam 21 Aoû - 22:32


Lorsqu’elle lui avait dit son nom et son prénom tout à l’heure, il avait très bien compris que la jeune fille n’était pas une fille coréenne typique, peut être même qu’elle était en voyage dans la ville. C’était les suppositions qu’il s’était fait lorsqu’elle s’était présentée. Après tout, une fille originaire de Seoul ne serait jamais sortie dans les rues de la ville toute seule, surtout dans le quartier modeste. On ne savait jamais sur quoi on pouvait tomber et c’était pour cette raison qu’il accompagnait et ramenait souvent Kyu Rim de son travail, les rues étaient bien trop dangereuses. D’une parce que quand il avait mal tourné, il avait passé des nuits entières à vagabonder dans les rues à attaquer toute personne à tout va, de deux parce qu’il avait souvent fait de mauvaises rencontres. Toutes les jeunes filles du quartier connaissaient les risques de sortir en pleine nuit dans les rues de leur quartier et sortaient que rarement la nuit tombée sans la présence d’un garçon à leur côté. Si elle était assez inconsciente pour se promener de la sorte dans les rues, c’est qu’elle ne devait pas être originaire du coin, une chose était sure.

Voila ce qu’il avait pu conclure juste en se rappelant des petits détails qui avaient retenus son attention lorsqu’il l’avait rencontré et appris son identité. Pas besoin de mot, il avait analysé les faits. Pour lui les faits avaient plus de sens que des mots. Peut être se trompait-il sur toute la ligne ? Dans ses conditions, cette jeune fille devait avoir un gout prononcé pour le risque, ce qui expliquait donc qu’elle ne se soit pas dégonflée lorsqu’elle lui avait rentrée dedans…tout simplement. Tout cela avait également un sens pour lui. C’est tout. Lorsqu’il rencontrait ou voyait une personne pour la première fois, il se contentait de l’observer, de l’analyser pour se faire une idée à peut près précise. Peu de personne semble penser que l’analyse des comportements humains est quelque chose d’incroyable, pas pour lui. Tout se basait sur cette analyse selon lui. Avec des mots, on peut mentir mais c’est très difficile de faire mentir son corps. Tout le monde avait un tic lorsqu’il ment : certains ne peuvent s’empêcher de rougir, voir de sourire, certains de se passer la main derrière la nuque, d’autres de se replacer une mèche supposée rebelle. Tous ses signes lui permettaient de savoir lorsqu’une personne mentait ou disait la vérité.

Contrairement à lui, la demoiselle qui se trouvait en face de lui, préférait des mots pour communiquer, et il ne pouvait pas lui reprocher. Après tout chacun avait sa vision de voir les choses et il ne se permettrait jamais de la juger. Il était très loin d’en avoir le droit de toute façon. Une chose est sure c’est qu’elle avait accueilli ses questions avec plaisir et y répondit avec joie.

Il apprit donc qu’elle avait bien des origines japonaises mais qu’elle avait également la nationalité coréenne par son père. Elle l’informa qu’en souvenir pour sa mère, qu’il supposa dans le cas présent qu’elle était décédée, elle préférait utiliser le nom de celle-ci. Il fut intrigué lorsqu’elle mentionna qu’il faisait plus discret que celui de son père. Qu’est ce que ça signifiait ? Le nom de son père était-il peu commun pour un coréen ou était ce pour une autre raison ? Il devait bien avouer qu’elle avait titillé sa curiosité. Chose dont elle pouvait être fière. Le mystère avait toujours été une chose qui l’avait intrigué et il semblait que la jeune fille en cachait pas mal derrière cette apparence ouverte mais qui gardait ses arrières.

Alors qu’elle s’était reculée sur sa chaise, prête à continuer son monologue, la mama était revenue à leur hauteur pour leur apporter leurs plants. Elle leur souhaita un bon appétit et repartie comme elle était venue. En temps normal, elle se serait assise à sa table et aurait tenté de lui soutirer des informations sur sa journée. Il faut dire que pour ça, elle était très douée cette mama. Il était même sur que si elle travaillait pour la police, les gros bras ne tiendraient même pas une heure avec elle. Il ne pu s’empêcher de sourire, rien qu’en imaginant cette situation. Une vraie professionnelle. Sa compagne de table avait attrapé ses baguettes et avait attaqué son plat tout comme lui venait de le faire. Comme d’habitude, le plat était délicieux et il le mangea doucement en silence alors qu’Anna s’extasiait devant le sien. Il ne pu s’empêcher de sourire. A défaut d’être d’une bonne compagnie, il pourrait se rassurer en se disant que la jeune fille avait au moins apprécié la nourriture du restaurant.

Après quelques bouchées, elle décida de reprendre où elle était et il se contenta seulement de l’écouter tandis qu’il continuait de manger ses ramens. Elle n’était donc pas en voyage, elle vivait même à Séoul depuis des années et qu’elle était scolarisée à Yu Gwan Sun depuis sa dernière année de primaire. Elle faisait donc partie de l’école jumelée à la sienne ? Ce qui expliquait donc qu’elle ne connaissait pas la réputation du quartier mais cela ne justifiait pas tout. Si elle était à Gwan Sun, elle devait être à 90% sur et certain, une de ses filles de très bonnes familles…Dans ses conditions, sa présence dans le quartier était encore plus mystérieuse pour ne pas dire étrange. Il se contenta seulement de reprendre une bouchée de ses ramens alors qu’elle continuait de lui répondre. Il sut donc qu’elle vivait avec son père et son cousin depuis qu’elle avait du quitter rapidement le Japon à cause du boulot de son père. Jugeant qu’elle en avait assez dit, elle se contenta de reprendre son repas et il fit de même sans rien ajouter.

Ayant fini en même temps que lui son bol, celle-ci le mit de côté pour croiser ses mains sous son menton. Il semblait qu’elle allait continuer à faire la conversation, du moins c’est ce qu’il crut.

« Je suis prête à parier que tu ne me parleras pas de toi, n’est ce pas ? Apparemment ce n’est même pas envisageable. » Déclara-t-elle.

Il crut déceler un ton de provocation dans la voix de la jeune femme. Un ton qui lui arracha un faible sourire. Il fallait croire qu’elle avait comprit comment il fonctionnait et ça le faisait rire. Ainsi, il ne pouvait que la surprendre et c’est ce qui risquait d’arriver car il se sentait d’un seul coup plus léger. Il faut dire qu’il avait le ventre bien plein désormais et il sentait le coup de fatigue lui tomber dessus d’un seul. Il posa d’ailleurs sa tête sur sa main droite. Une position pas très réglementaire mais qu’importe, sa tête lui semblait d’un seul coup un peu plus lourde. Une chose est sure c’est qu’il avait envie de l’étonner. Bon il n’allait pas surement lui raconter sa vie mais au moins tenter de lui rendre l’appareil, qu’ils soient sur un pied d’égalité.

« C’est vrai, je crois que tu commences à bien me cerner…Disons juste que ma vie n’a pas vraiment un grand intérêt, enfin je trouve pour ma part…Pour au moins te rendre l’appareil, je te dirais juste que je suis un coréen pur souche, que j’ai toujours vécu dans le quartier et que je ne sais par quel miracle, j’ai réussi à obtenir une bourse à Sun Sin. » Il prit une pause, les plongeant de nouveau dans un silence pendant quelques secondes. « Tu vois, rien de bien intéressant dans ma vie qui vaut le coup d’être dit à tout va. Je ne suis qu’une personne parmi tant d’autres dans cette grande ville qu’est Séoul. Maintenant, tu sais au moins quelque chose sur moi. » Dit-il d’un air amusé bien que le ton de sa voix était toujours aussi ferme et un poil froid.

« Par contre, j’avoue que tu m’intrigues…une fille de bonne famille dans le quartier, c’est vraiment curieux, je trouve…Tu avais à faire dans le coin pour y venir et surtout seule ? Enfin t’es pas obligé de me répondre. Je ne suis pas ton père ou un policier en service. » Poursuivit-il en buvant une gorgée de son verre qu’il venait tout juste de remplir.


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Dim 22 Aoû - 14:19


La tournure que prenait la conversation semblait l’amuser. Sa remarque, dépourvue de sarcasme mais qui sonnait comme un reproche à peine voilé, le fit sourire. C’était un petit sourire en coin, soulignée par l’éclat narquois de ses yeux certes, mais un sourire quand même. C’était déjà beaucoup. Son corps démontrait une nouvelle sérénité même si son visage imperturbable niait toute tranquillité d’esprit. Le jeune-homme paraissait plus détendu, comme prêt à rentrer dans le jeu.

Il posa sa tête sur sa main droite, la dévisagea et lui concéda –presque gentiment- qu’elle commençait à bien le cerner. La japonaise convenait que cela pouvait sans doute se montrer relativement difficile habituellement avec un personnage tel que lui. Le coréen lui précisa d’abord que sa vie était inintéressante, qu’il n’y avait surement pas de quoi fouetter à chat. Néanmoins, il lui révéla être un coréen pur souche vivant dans le quartier depuis son enfance. L’élément qui la surprit le plus fût sa scolarisation à Yu Sun Sin. Décidément, avec lui, il ne fallait pas se fier aux apparences. Il lui en réservait encore beaucoup des surprises dans ce genre-là ? Obtenir une bourse d’étude pour un établissement aussi coté n’était pas une mince affaire. Il ne pouvait avoir qu’un seul boursier pour chaque année et les candidatures étaient très nombreuses. Un niveau élevé, une disponibilité sans faille, des efforts quotidiens et beaucoup de courage étaient nécessaires pour renter soit à Yu Gwan Sin ou à Yu Sun Sin. Voila qu’elle découvrait une nouvelle facette chez Jung Soo. Enfin de compte, l’homme en face d’elle, était un acharné, un passionné ? S’en était presque séduisant ria telle intérieurement.

« La vie de chacun peut se révéler intéressante tu sais. D’ailleurs ton parcours me semble vraiment passionnant… Etre boursier à Yu Sun Sin ce n’est pas rien et y survivre aussi au passage…» Ajouta telle, appuyant bien sur le fait qu’il n’était pas aussi ordinaire qu’il croyait. « Je compte bien t’en faire dire plus à ton sujet. Je ne te lâcherais pas quitte à poser mes questions à la patronne.»

Moue mutine, sourire enjôleur et yeux brillants, elle prit bien soin d’appuyer sur sa dernière phrase. Sa curiosité pouvait s’avérer mal placée c’est vrai, mais jusqu’à maintenant elle l’avait amené à des histoires plus que captivantes. De plus, Anna était prête à parier que la propriétaire du restaurant se révèlerait intarissable sur son petit protégé. Goguenarde, elle fit un petit signe de la main à cette dernière signifiant que tout allez bien.

Finalement, son interlocuteur se décida à aborder le pourquoi du comment de sa présence dans la rue de toute à l’heure. Anna savait qu’elle ne pourrait y échapper surtout depuis qu’elle lui avait donné le droit de lui poser n’importe quelles questions. Tandis qu’il buvait son verre, il lui avoua qu’elle intriguait. Ça aurait pu lui faire plaisir normalement mais là il soulignait juste son inconscience. En outre, les gens de son milieux avaient souvent mauvaise réputation. Pour les jeunes de leur âge, menant une vie plus modeste, quand quelqu’un comme elle venait dans leur quartier c’était soit pour préparer un mauvais coup, rire d’eux ou encore simplement parce qu’ils étaient soules. En plus de ça, venir la nuit et rester dans une rua mal famée, ne pouvait que renforcer l’idée générale qu’elle n’avait rien à faire ici et qu’en plus d’être imprudente, elle était sotte. Cependant l’intérêt minime qu’il lui témoigna lui fit plaisir et son sourire ne s’effaça pas malgré ce qu’elle s’apprêtait à dire.

« A vrai dire, je te vois très mal avec un uniforme. Surtout celui des policiers.» Commença telle avec une pointe d’humour. Puis, plus sérieuse, elle se redressa reprenant la parole : « A contrario de ce qu’on pourrait penser, je viens souvent aussi. Généralement, je flâne dans la grande rue ou près des habitations. J’aime bien me rendre au parc et dans les librairies aussi, c’est comme une sorte de passe temps un peu étrange. Mais j’ai toujours préféré l’ambiance d’ici ; la pression ce n’est pas trop mon truc si tu vois ce que je veux dire. Bien sur, je viens quand il fait jour habituellement mais disons que cette fois-ci j’ai laissé mes sentiments prendre le dessus… » Anna se demanda s’il elle devait continuer sur sa lancée ou arrêter son blablatage sans intérêt. Pesant le pour et le contre pendant quelques secondes, elle constata qu’elle n’avait pas encore répondu à la question de Jung Soo. « J’ai eu une intercalation –une fois encore- avec mon père et mon cousin s’y est mêlé. J’ai rapidement perdu mon sang-froid donc j’ai préféré quitter les lieux tout de suite. Je suis arrivée dans le rue de toute à l’heure un peu par hasard. J’avais besoin d’être seule et de faire le point. Mais tout ce que j’ai réussi à faire, c’est m’en prendre à un inconnu et passer mes nerfs sur lui et une pauvre poubelle qui n’avait rien demandé. J’ai la mauvaise habitude de canaliser mes émotions et quand ça explose, quand j’arrive plus à le supporter, je perds tout mes moyens et je deviens encore plus susceptible que d’habitude…Désolé. C'est sur toi que c'est tombé.»

Elle reprit son souffle avec difficulté et se servit à son tour un verre, histoire de soulager sa gorge sèche.


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Dim 22 Aoû - 16:49


Lorsqu’elle le lui lancé que selon elle, la vie de chaque être sur terre pouvait se révéler intéressante, il lui concéda bien volontiers cet état de fait. Pour certains, leur vie pouvait être qualifié d’exceptionnelle, de passionnante, d’enrichissante même sur tous les plans, mais il fallait bien avouer que certains n’étaient malheureusement pas béni des dieux. Il ne se plaignait pas de sa vie, elle était telle qu’elle était. Il l’avait longtemps haït, avait failli même la bousiller avec ses conneries mais maintenant elle reprenait un cycle petit à petit normal. Ça n’avait pas été tous les jours facile mais avec de la persévérance et avec la force de réussir, il y était parvenu. Pour certains, cela représentait pas mal de choses, il avait même été félicité par son ancien professeur principal, mais pour lui ce n’était rien d’extraordinaire. S’il avait du travailler si dur, c’est qu’il avait fait tout pour que cette tâche soit ardue et s’il devait avoir une dent contre quelqu’un c’était bien lui pour avoir laissé sa haine envers son père le consumer de cette façon.

Elle souligna même le fait que pour qu’il puisse étudier à Sun Sin, c’est que ce qu’il avait accompli n’était pas une mince affaire. Ce n’était pas faux, il avait du travailler comme une forcené, avait du récupérer son retard à la vitesse de la lumière. Il avait peu dormi pendant cette période, pas plus de deux heures par nuit, cela aurait pu être fatiguant mais non, il n’avait qu’une idée en tête : entrer dans le même lycée que son sunbae, parvenir à se tenir sur la même scène que lui, réussir à la battre un jour peut être et surtout s’ouvrir des portes qu’il s’était lui-même refermé avec ses conneries. Il avait du montrer ce qu’il avait dans le ventre, mais ce n’était pas une chose dont il était particulièrement fier. Tous ses efforts qu’il avait du faire, il avait bien mérités de les faire pour tout le mal qu’il avait fait subir à de pauvres personnes qui avaient croisés sa route. Oui avec du recul, il avait honte de son passé et il n’aimait pas y repenser. Non, il préférait se concentrer sur l’instant présent à défaut de penser à son futur. Oui, il s’enfermait dans une bulle personnelle ou peu de personne avait le droit d’y pénétrer, c’est tout. A quoi bon rabâcher le passé ? A rien, car on pouvait rien y changer, il fallait juste accepter cet état de fait pour avancer.

Une chose de certaine, c’était qu’il avait titillé la curiosité de la jeune fille à son tour quand elle le menaça de demander des informations à la patronne du restaurant. Elle était loin de se laisser faire, pensa-t-il, alors que les mots « sans gêne » venaient le frapper comme une évidence. En tout cas, elle ne ressentait aucune gêne en disant ouvertement son objectif. De plus, la demoiselle semblait vraiment sérieuse, sa moue était mutine, son sourire enjôleur et ses yeux brillants. Il aurait mieux fait de se taire se lança-t-il à lui-même. Il ne dit rien comme il ne perdit pas son expression ferme et inexpressive. Il fallait croire que la soirée allait être longue et avec le coup de barre qui commençait enfin à faire effet, cela ne lui disait rien qui vaille. Si en plus de cela, elle demandait des informations à mama, il était indéniable qu’à la fin de la soirée, elle en saurait plus sur lui, que lui en possédait à son propos. Il soupira intérieurement à cette éventualité qui l’embêtait quelque peu.

Il préféra alors changer de sujet tout simplement en lui demandant ce qu’elle venait faire ici. Pourquoi ? Par simple curiosité. En temps normal, les histoires privées des gens ne l’intéressaient pas à moins que cela ne concerne les personnes qui lui sont chers. Il trouvait qu’avec eux, il avait déjà assez à faire donc pas le temps de s’occuper des affaires des autres. Cependant, il avait été mêlé à la sienne et maintenant que le temps passé avec elle, s’allongeait, il devait avouer que ça l’intéressait. Pourquoi ? Il ne le savait pas vraiment ou du moins il préférait ne pas y penser car cela serait vraiment embêtant…Oui très embêtant, pour le loup solitaire qu’il était. Elle l’informa alors qu’elle trainait souvent dans le quartier car elle trouvait l’ambiance agréable et pas stressante comparée à celle qu’on pouvait trouver dans les beaux quartiers. Elle souligna le fait que c’était la première fois qu’elle venait ici lorsque la nuit était tombée mais que c’était du au fait que ses sentiments avaient pris le contrôle de son corps. Il ne dit rien mais n’en pensait pas moins. Il semblait qu’ils avaient la même façon de passer les nerfs. Ils avaient besoin de se retrouver seul dans l’espoir de se calmer et que si malheureusement leur chemin croisait la route d’un malheureux, il en faisait également les frais. Combien de fois avait-il frappé une personne sans le vouloir lui-même, tellement il était aveuglé par sa rage envers son père ? Trop de fois à son humble avis. Cependant contrairement à lui, elle savait garder le contrôle d’elle, bien qu’elle n’ait pas mâché ses mots, il n’avait reçu aucune gifle, aucun coup de poing. Or lui à l’époque ou il avait oublié la boxe, il n’hésitait pas à faire un mix de tout ça.

« Je vois. » Se contenta-t-il seulement de dire en reposant son verre sur la table, avant de poursuivre. « Je comprends parfaitement qu’on ait besoin de se retrouver seul pour tenter de se calmer, après tout je suis loin d’être un modèle de vertu moi-même. Enfin j’espère que tu trouveras une solution à ton problème bien que je sache que ce n’est pas toujours évidant. Même si on le souhaite vraiment, y’a certaines choses qui ne changent pas malheureusement… »

En gros, il espérait que le problème n’était pas aussi profond et aussi grave que celui qu’il avait en tête à ce moment là. Cependant, il devait avouer qu’il s’était laissé allé dans ses paroles avec ses propres sentiments, une chose qu’il n’aurait jamais fait en accoutumé s’il avait encore la force physique de ne pas baisser sa garde.


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Dim 22 Aoû - 19:23


« Je vois. Je comprends parfaitement qu’on ait besoin de se retrouver seul pour tenter de se calmer, après tout je suis loin d’être un modèle de vertu moi-même. Enfin j’espère que tu trouveras une solution à ton problème bien que je sache que ce n’est pas toujours évident. Même si on le souhaite vraiment, y’a certaines choses qui ne changent pas malheureusement… »

Par-dessus son verre, Anna haussa un sourcil. Elle avait la drôle d’impression que ces paroles s’adressaient à lui autant qu’à elle. Le problème semblait lui tenir à cœur, comme si la chose lui était familière. Ses sentiments avaient fait échos aux siens d’une certaine façon. La jeune-femme crue discerner une certaine amertume dans ses propos. Ce défaitisme lui rappelait trop le sien. Celui qui disait que les efforts étaient toujours récompensés, n’avait surement jamais vécu à Séoul.

Sa dernière phrase, aux accents trop vrais, résonnait dans sa tête. Elle n’aurait pas pu mieux dire. Combien de fois avait-elle espéré que son père redevienne ce qu’il était ? Combien de fois avait-elle souhaité retourner vivre au Japon ? Combien de fois avait-elle prié pour devenir plus forte ? Combien de fois encore avait-elle désiré voir sa défunte mère ? Combien de fois avait-elle regretté ses mauvais choix ? Combien de fois avait-elle envié les autres familles ? L’assurance ou le bonheur d’un tel ? Combien de fois s’était-elle dit que ses questions resteraient toujours sans réponses ? Tant de regrets, tant d’espoirs ruinés, tant d’actes manqués. Ce qui avait d’importance pour les autres n’en avait pas forcément pour les uns. Alors on a beau faire tous les efforts du monde pour changer, pour accepter ou pour évoluer, ça n’a jamais de fin. Le sort s’acharnant à faire de nous des incapables, à un moment ou à un autre, on ne se relève plus. Les injustices ne sont plus vengées, nos idéaux sont brisés, notre esprit est malmené et la douleur n’en est que plus sourde encore. En effet, les choses ne changent pas toujours. Il arrive qu’elles restent comme elles ont toujours été ou qu’elles empirent tout simplement. La fatalité aura éternellement un goût amer.

Anna chassa ses noires pensées en se resservant un verre d’eau. Elle s’humidifia les lèvres, avala une gorgée, reposa son verre et tout reprenant sa position initiale, planta ses yeux dans ceux de Jung Soo.

« Tu sembles t’y connaitre autant que moi sur le sujet…Ce n’est pas vraiment le genre de points communs qui rend un diner joyeux en plus.» Plaisanta telle doucement, esquissant un pauvre sourire. « Merci de tes encouragements mais je sais déjà que je n’aurais pas le dernier mot, que malgré ce que je pourrais dire ou faire, rien ne changera. Après tout, ce que tu as dis est vrai et moi, je ne peux qu’approuver.»

Son père, comme d’habitude, gagnera la partie haut la main. Désormais quand il la consultait, c’était juste pour l’image, histoire de donner le change. Cette dispute n’était pas la première et encore moins la dernière. La prochaine fois qu’il sera de retour dans la villa, tout recommencera. Leur lien, déjà tenu depuis leur arrivée en Corée, s’effilocher de plus en plus. Bientôt, la communication ne serait même plus possible. Leur entente d’autrefois n’était plus qu’un bon souvenir. Sa tante passera bien une semaine chez eux, comme si elle se trouvait sur son territoire, s’attendant déjà à ce que son fils revienne vers elle, les bras grands ouverts. Mais s’il y avait bien une chose dont Anna était certaine c’est que Yano repousserait cette femme de toutes ses forces. Car même s’il avait accepté son retour, la japonaise se doutait que c’était surtout pour régler définitivement ses comptes avec elle. Malheureusement, elle n’avait pas compris de ça tout de suite et en quittant la maison toute à l’heure, elle avait dû le blesser, chose inacceptable en soi. Elle réparerait son erreur le plus tôt possible ; elle se l’était promis. Pour le moment, elle partait du principe que si sa tante restait une semaine, elle, Anna, partirait une semaine elle aussi avec ou sans accord parentale. La lâcheté et le manque d’humanité lui faisant horreur, il était hors de question de rester avec cette femme. Dotée d’une résolution nouvelle, d’un objectif assez important pour la divertir suffisamment, la japonaise se félicita intérieurement, décidant qu’elle réglerait les détails plus tard. Même si ce choix pouvait paraitre inconscient ou peu réfléchi, la jeune-femme s’en moquait, elle le ferait quand même. Enfin, elle devrait tenir bon tant que Yano ne lui demandait pas de rester à ses côtés…Là, c’était encore une autre histoire.

« Je trouve qu’il existe de moins en moins de personne à l’écoute des autres.» Lança telle de but en blanc, complètement hors sujet. « Qu’est ce qu’il y a de mal à se mettre en colère ou à pleurer quand ça va mal ? Les gens ne prennent plus le temps de comprendre, de s’interroger. C’est dommage. C’est pour ça que c’est bien de rencontrer d’autres personnes qui elles savent sans que tu leur explique…» Elle poussa un soupir et attrapa la carte des desserts à côté d’elle.

[Désolé ce post n'est pas super, j'ai séché. =3]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Mar 24 Aoû - 17:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Mar 24 Aoû - 16:24


Oui même si on le souhaitait vraiment, y’avait certaines choses qui pouvaient malheureusement pas changer…Qu’il le souhaite de tout son cœur ou pas, son père ne cesserait jamais de battre sa mère, qu’importe qu’il se mette au milieu ou non. Seule sa mère pouvait changer les choses, en le quittant ou en portant plainte. Les jours se suivaient et se ressemblaient sans que rien ne change. Lorsqu’il se retrouvait seul en présence de sa mère, il ne cessait de lui dire que pour son mieux, elle devait quitter cette maison et refaire sa vie mais elle refusait toujours de l’abandonner. C’était une chose qui le dépassait totalement et alors il s’énervait sur elle, lui hurlant des mots blessants qu’il regrettait une fois sortis de sa bouche. Il ne comprenait pas, non vraiment pas comment elle pouvait rester auprès d’une enflure pareille. La seule chose qu’elle lui disait, c’était qu’il devait comprendre que son père traversait une mauvaise passe, que ça allait changer bientôt une fois qu’il trouverait un travail. Mais quand ? C’était la seule réponse qu’il voulait avoir. Quand est ce que ce cauchemar sans fin allait s’arrêter ? Il en pouvait plus. Plus le temps passait et plus sa haine devenait intense, parfois il venait à penser à le tuer de ses mains nus…Mais pas pour le moment, non il savait qu’il n’avait pas la force pour le faire à l’heure actuelle. Lorsqu’il pensait à cette idée, son corps lui rappelait la douleur qu’il avait ressenti lors de sa première et dernière confrontation avec son père, surtout celle à son abdomen. Alors il tentait tant bien que mal à oublier cette idée totalement idiote et inconsciente en se défoulant sur le sac de la salle d’entrainement mais plus le temps passait plus cette idée était tenace.

Il en voulait à son père pour ne pas avoir eu la force comme lui, de choisir de reprendre sa vie en main. Il voulait qu’au moins, il se décide à arrêter de boire, de reprendre le cours de sa vie où elle s’était arrêtée il y a dix ans en arrière. Il voulait que sa mère prenne conscience que le comportement de son mari, n’était pas normal, que ça ne justifiait pas la violence conjugale dont elle était la victime quotidiennement. Qu’elle décide elle aussi qu’il fallait que cela cesse et qu’elle reprenne le contrôle de sa vie et non passer son temps à se trouver des excuses pour supporter tout ça. Mais il savait que c’était totalement utopique, tout le monde avait peur de l’inconnu, eux comme lui. Seulement il ne voulait pas que ça l’empêche d’avancer ou du moins plus maintenant. Lui, il avait pris la décision de reprendre sa vie en main, s’était donné les moyens d’avancer la tête droite et désormais il comptait bien y parvenir sans que rien ne se mette sur la route.

Pour cela, il s’était forgé une barrière plus impénétrable qu’avant, il ne voulait pas se prendre la tête pour les autres. Non, il ne voulait plus que le poids d’un secret ou d’un malheur d’un autre lui fasse péter les plombs. S’il pouvait, il partirait sur le champ de chez lui, louerait un appartement à l’autre bout du quartier pour fuir et laisser tout ça derrière lui, mais il ne le pouvait pas, ne le voulait pas vraiment de tout son cœur. Comment pourrait-il laisser derrière lui, sa mère ? C’était inconcevable, il n’était pas un être sans cœur malheureusement. Un jour, il voulait avoir les cartes en main pour faire en sorte de faire comprendre à sa mère, qu’elle aussi pouvait s’avancer vers le futur sans son mari à ses côtés. Qu’il serait là pour elle et qu’elle pourrait passer le reste de sa vie en paix loin de toute la laideur de son quotidien actuel. C’était assez idiot comme façon de penser, mais il s’était mit cette idée en tête lorsqu’il avait décidé de postuler pour Sun Sin. S’il y rentrait, il n’aurait pas à avoir peur du coût de ses études, que quoiqu’il arrive, il garderait le contrôle de lui-même et survivrait à tout ça. C’était la seule chose qu’il gardait à l’esprit. L’unique chose qu’il refusait d’oublier lorsqu’il se retrouvait face à des gosses de riches qui ne connaissaient rien de la vie.

Rien que de repenser à tout ça, ça le rendait plus amer même si une motivation sans faille ne le quittait pas du tout. Il savait que ce n’était pas vraiment le moment de penser à toutes ses idées sombres mais la fatigue y était pour quelque chose. Quand il baissait sa garde, tous ses problèmes lui retombaient sur les épaules et il ne pouvait rien faire contre ça. C’est alors qu’il entendit le semblant de plaisanterie de la jeune fille. En effet ce n’était pas vraiment le point commun qui rend un diner joyeux, d’ailleurs il fallait être idiot pour ne pas voir à quel point l’ambiance à la table avait changé. Elle aussi semblait s’être perdue dans ses pensées, un instant. Il ne connaissait pas le différent que la jeune fille avait eu avec son père et son cousin mais il ne serait jamais permit de juger à quel point, le problème que traversait sa compagne de table était profond. Toute personne sur terre avait son lot de problème.

« Je trouve qu’il existe de moins en moins de personne à l’écoute des autres. » Lui lança-t-elle de but en blanc. « Qu’est ce qu’il y a de mal à se mettre en colère ou à pleurer quand ça va mal ? Les gens ne prennent plus le temps de comprendre, de s’interroger. C’est dommage. C’est pour ça que c’est bien de rencontrer d’autres personnes qui elles savent sans que tu leur explique… »

Elle avait fini dans un soupir tandis qu’elle était en train d’attraper la carte des desserts qui se trouvait à côté d’elle. Il ne savait pas quoi penser du changement de sujet de la jeune fille. Pour sa part, il n’avait jamais senti le besoin d’exprimer ses problèmes à haute voix, il jugeait ça totalement futile. Est-ce que les gens pouvaient vraiment comprendre les problèmes que l’autre traversait ? Surement pas ! On aura beau dire qu’on compatit, imaginer même, mais on ne peut jamais vivre la même douleur. La douleur était personnelle, chacun la ressentait à sa manière, c’était ainsi qu’il le voyait.

« Personne ne peut vraiment comprendre la douleur d’un autre. On peut l’imaginer, compatir, tenter de l’éprouver, mais jamais on peut affirmer la comprendre ni la ressentir comme l’autre. Qu’importe le problème de l’autre, qu’il soit grave ou non, sa douleur lui seul peut la ressentir à son paroxysme. La seule chose que peut faire la personne en face de lui, c’est de rester à l’écoute tout simplement sans rien dire. Parfois le silence équivaut bien plus que des mots, du moins c’est ma façon de voir la chose. Mais il est vrai que désormais peu de gens prennent la peine de faire ce petit effort. En pensant qu’à soi même, peut être essaye-t-il de se protéger d’un côté, ou peut être que c’est purement égoïste…nul ne peut vraiment l’affirmer avec certitude. Chaque être humain est différent, après tout…»


Il ne savait pas comment allait prendre ses mots Anna et à vrai dire, il s’en moquait un peu. La seule chose qu’il retenait, c’était que ce soir, il parlait…peut être même un peu trop à son gout. Après tout, il avait tendance à garder ses pensées enfouis en lui et pourtant ce soir, il parlait simplement et sans retenue et ça l’intriguait voir l’inquiétait énormément. C’était bien la première fois qu’il se le permettait et surtout de cette manière.
Désolée pour le petit retard T-T...J'espère que la réponse te conviendra >.<


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Mar 24 Aoû - 17:52


Elle le laissa délivrer son point de vue, exposer ses arguments. La jeune-femme ignorait si son interlocuteur se rendait compte qu’à travers ses propos se reflétait son caractère. La façon dont il avait de percevoir les autres, de les accepter, n’était surement pas des plus glorieuse. Faisant fi de la politesse et du recul qu’elle devait montrer, la japonaise lui répondit sans quitter la carte des yeux.

« Je ne suis pas d’accord avec toi.» Sa voix était neutre mais sa phrase sembla claquer contre les murs. « Sur un point en tout cas. Je ne dis pas qu’une personne peut comprendre la douleur de quelqu’un mais l’intensité il y a de forte chance. Je ne sais pas si tu as remarqué mais plus on a mal, plus cela se voit. L’être humain est faible par nature et donc quand il est au bout du rouleau, qu’il ne trouve pas de solution à son problème, dans ses yeux, dans ses gestes, dans ses paroles, l’autre – même si cette personne se montre indifférente ou glaciale – le sentira. Certains sont bien sur plus aptes à faire preuve d’empathie mais parfois il suffit juste d’observer pour savoir que quelqu’un souffre. Après, il faut avoir eu mal à son tour pour pouvoir prétendre comprendre vraiment la douleur d’une autre personne. » Elle fit une pause, toujours sans quitter le menu des yeux. « Une personne peut être bien plus qu’à ton écoute, elle peut t’apporter un soulagement, le pardon que tu n’arrives pas à t’accorder, la présence qui te manque…ect. Bien entendu, on est les seuls à pouvoir mettre un terme à nous ennuis mais il suffit quelque fois d’une seule personne pour que notre propre cœur se sente soulager et que notre douleur s’atténue un peu…C’est ce que je crois, même si ça peut paraitre stupide. Sur le reste, je suis d’accord avec toi chacun de nous est différent. »

Elle releva les yeux et abaissant la carte, lui lança un énième sourire. Elle n’avait pas dit ça pour le vexer ou jouer les arrogantes, elle voulait juste à son tour émettre son point de vue. Aussi peu réfléchi soit-il.

Peu après, elle retourna à sa lecture. Si Anna avait bien un péché mignon c’était les desserts. Que ce soit chez elle ou à l’extérieur, elle clôturait toujours son repas par une pâtisserie ou une glace. Kyang Ling, son majordome attitré, était le meilleur en la matière. Depuis son plus jeune-âge, il s’évertuait à lui présenter des pâtisseries de toutes horizons et de nouveaux parfums de glaces. Plaisir enfantin qu’elle n’abandonnerait pour rien au monde. Petite-fille gourmande dans l’âme, plus c’était gros et bourré de crème, plus elle voulait goûter quitte à tomber le malade. Néanmoins, en grandissant, la jeune-femme avait réduit sa consommation à des choses plus légères mais toutes aussi délicieuses. Les principaux desserts coréens étant à base de pâte de riz lui faisait horreur. Elle préférait de loin les pâtisseries occidentales. Ce fut donc avec une attention non feinte qu’elle parcourait le menu de fin. Son choix fait, elle interpella la patronne par un petit signe de main. Celle-ci s’empressa de venir, serviable et enthousiaste.

Tout d’abord s’engagea entre elles une discussion sur le repas, repas que la japonaise félicita à plusieurs reprises sous les sourires ravies de la vieille femme. Cette-dernier lui conseilla de revenir pour pouvoir goûter d’autres spécialités de la maison. Anna promit, sincèrement satisfaite du diner et de l’ambiance du restaurant. Finalement, elles en vinrent au dessert et la jeune-femme passa commande.

« Pour ma part, je prendrais une poire Belle-Hélène. J’ai envie d’un plat français. » Se justifia telle. « Et toi Jung Soo tu prendras quoi ? Tu as l’air de connaitre la carte par cœur en plus. »

Anna se tourna vers lui, vite imitée par la patronne. Pour l’instant, il n’avait encore rien dit. Depuis le début de la soirée, à part quelques petites insinuations, elle ne s’était pas permise d’être un tant soit peu familière. Elle l’avait contredit, il se pouvait qu’il n’ait pas apprécié.

[Ne t'inquiète pas ♥ De plus, c'est moi qui risque d'avoir du retard à partir de demain XD]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Ven 27 Aoû - 21:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Ven 27 Aoû - 6:00


Il savait que les mots qu’il venait de prononcer pouvaient être mal interprétés. Il suffisait d’entendre la réponse de la jeune fille. Pour lui, l’être humain était un être hypocrite par principe, c’était un fait indéniable. L’homme déteste et fuit la solitude comme si c’était le démon incarné, pour cela il est prêt à tout les sacrifices, jusqu’à même camoufler sa réelle personnalité sous un masque. Combien de fois avait il assisté à ce genre de choses, vu des gens se faire passer pour ce qu’ils n’étaient pas, tout ça pour gagner une pseudo place parmi un groupe de personne ? Bien trop de fois et il voyait ça tous les jours à Sun Sin. Cela devait faire tout juste un mois qu’il avait été transféré là bas…Un mois qu’il voyait ce genre de scènes se répéter inlassablement. Ami d’un autre, une seconde, celui-ci n’hésitait pas à retourner sa veste, deux minutes plus tard pour casser du sucre sur le dos de la personne à laquelle il avait sourit auparavant. C’était le genre de choses qui l’insupportait au plus haut point même s’il ne s’énervait jamais pour cela. Après tout il n’était point concerné par la chose. Mettre une barrière infranchissable dès le début lui permettait de se prémunir de ce genre de choses et c’est ce qu’il avait fait dès son arrivé à Sun Sin. En gros, il avait envoyé paitre, son pseudo délégué de classe qui ne semblait pas s’en outrer…Il avait même entendu que ce genre de choses était vraiment une plaie pour lui alors qu’une heure auparavant, il lui lançait des sourires en lui disant que ça serait un plaisir pour lui de le guider. Hypocrisie, ce mot prenait bien plus de sens depuis son arrivée à Sun Sin. Toute cette bourgeoisie l’indifférenciait et il se contentait depuis, de les observer comme on regarde des animaux en cage. C’était en quelque sorte son jeu quotidien pour passer le temps pendant les pauses, à défaut d’avoir assez de calme pour lire tranquillement. Pour lui, l’être humain n’avait pas cette capacité à vouloir absolument comprendre la douleur de l’autre et il ne comptait pas changer d’avis.

Bien sur, il respectait l’avis d’Anna. Ses mots avaient du sens, défendait parfaitement son point de vue et pourrait même en persuader certains mais voila, pas Jung Soo. S’épancher sur ses sentiments, ses tourments, n’était pas une chose qu’il avait coutume de faire. C’était d’ailleurs une chose qu’il n’avait jamais fait et ce même avec Kyu Rim. Oui, même Kyu Rim ignorait les détails des problèmes de son meilleur ami. La seule chose qu’il lui demandait c’était de lui changer les idées en lui parlant de sa vie à elle. Il avait tendance à penser qu’ainsi, il pouvait oublier un petit instant ses problèmes sans pour autant rajouter un poids sur les épaules d’une autre personne. Oui, en adoptant cette attitude nonchalante, distante et froide, il se protégeait, tout comme il permettait aux autres de ne pas connaitre ses problèmes personnels. C’était une vision particulière et il ne reprochait en aucun cas à la jeune fille de lui faire part ainsi de son point de vue.

Lorsqu’il voyait les choses différemment des autres, il n’avait pas tendance à vouloir imposer son point de vue. Si Anna voyait une chose blanche, et que pour lui elle était noire, il la laisserait croire qu’elle est blanche et continuerait de penser qu’elle est noire, c’est tout. Tête de mule ? Pas vraiment, disons qu’il ne cherchait pas constamment la confrontation et avait tendance à penser qu’ils voyaient la même chose mais n’utilisaient pas les mêmes mots pour la décrire. Cela pouvait être totalement idiot comme façon de penser mais c’était ainsi qu’il fonctionnait. Autant, il remettait jamais son point de vue en question, autant il pouvait s’efforcer de comprendre celle de son prochain en tentant de se plier à sa vision des choses, ça dépendait dans ce cas là essentiellement du sujet en question et de la valeur qu’il lui avait attribué.

Lorsqu’elle eut fini de lui exprimer son point de vue, elle lui lança un énième sourire. Il savait parfaitement qu’elle n’avait pas dis cela pour lui faire la morale ou pour jouer les filles arrogantes, c’est pour cette raison qu’il n’ajouta rien, la laissant reporter son attention sur le menu qu’elle tenait dans les mains. C’est ainsi que quelques secondes plus tard, elle interpella la patronne pour surement commandé son désert. A ce moment même, il reçu également un sms, détachant son attention quelques secondes de la conversation qui était en train de se dérouler sous ses yeux. Le sms venait de sa mère. Elle lui demandait ce qu’il faisait et quand il comptait rentrer. Il referma son téléphone pour le plier dans sa poche lorsqu’Anna s’adressa à lui pour lui demander ce qu’il voulait pour son désert.

« S’il vous reste des daifuku, j’en voudrais bien, sinon rien merci. » Dit-il simplement en signe de réponse avant de se muer de nouveau dans un silence alors que la mama les informait qu’elle revenait sous peu avec leur commande.

Un nouveau silence, s’installa parmi eux…Il faut dire que depuis le début du repas, Jung Soo n’avait pas était du genre très causant, rien de bien étrange vu son caractère taciturne. C’était ainsi qu’il était mais là, il se demandait ce qu’il allait faire. Non, ce soir il n’avait pas la force de rentrer chez lui et d’assister de nouveau impuissant face à cette scène mais que pouvait-il faire d’autre ? C’est alors qu’il se souvint que la jeune fille voulait se changer les idées, mais voudrait-elle de sa compagnie ? Avec le diner qu’il venait de se passer, il doutait bien que la jeune fille n’avait qu’une envie rentrer chez elle ou suivre sa route de son côté. Ça ne l’aurait pas gêné en temps normal mais ce soir, contrairement à d’habitude, ça le chiffonnait. Bon, ça le chiffonnait pas non plus au point que s’en était insupportable mais lui, il appréciait sa compagnie. Elle ne le forçait pas à parler, acceptait son silence bien qu’il n’était pas du genre cocasse et puis il ne savait pas…quelque chose dans l’attitude de la jeune fille, lui donnait envie de la connaitre ou du moins de tenter de la cerner un peu plus…oui de chercher au-delà des apparences. La fatigue y était surement également pour quelque chose. C’est pour cette raison qu’il tenta une possibilité, imaginant déjà la réponse retentissante de la jeune fille mais il allait le faire quand même. Qui ne tente rien, n’a rien après tout.

« Si j’ai bien compris, tu n’es pas pressé de rentrer chez toi, ce soir…C’est bien ça ? si c’est le cas, je peux décidément pas te laisser seule, donc…si ça te convient, je veux bien te servir de garde du corps, jusqu'à que tu décides de rentrer chez toi…Le quartier est loin d’être paisible, la nuit… »

Sa voix était neutre, comme si c’était naturel qu’il lui lance ça et surtout avec une telle nonchalance. Disons juste qu’il avait déjà pris la décision de la raccompagner lorsqu’il l’avait invité à manger et tenter de lui remonter le moral. Mais en ajoutant la raison pour laquelle il ne voulait pas rentrer chez lui, il arrivait mieux à justifier sa décision. Qu’elle accepte ou non, en fait n’avait vraiment pas d’importance car il allait quand même la raccompagner ou du moins la surveiller de loin. Il connaissait trop le quartier pour savoir qu’une fille aussi ravissante qu’elle, allait surement attirer les bandes de voyous du quartier et en tant qu’homme, il ne pouvait décidément pas supporter de la laisser seule entre leurs mains.
Quand l'insomnie, nous prends malheureusement de court et nous fait écrire de la merde, mais bon j'espère que ça te conviendra >.<


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Ven 27 Aoû - 21:43


Une fois la patronne repartie, un nouveau silence s’installa entre eux. La jeune-femme avait l’impression que c’était même devenu une habitude, une habitude presque agréable. Désormais, la japonaise s’accoutumait mieux aux multiples mutismes de son interlocuteur. Au début du repas, cette attitude ténébreuse lui avait fait penser qu’il agissait de cette manière qu’avec elle mais au fil de la conversation, elle avait saisie que la personne en face d’elle n’était pas vraiment loquace au naturel. Maintenant, la jeune-femme ne s’en souciait plus vraiment, appréciant ce calme qui les liait.

Pensive, les yeux mi-clos et la tête appuyée contre la paume de sa main droite, Anna fixait un point invisible en face d’elle. En se réveillant ce matin, elle n’aurait jamais pu imaginer que la soirée de se déroulerait ainsi. La journée s’était écoulée plutôt paisiblement tandis que la fin d’après-midi avait été catastrophique. Alors quand la jeune-femme s’était retrouvée en larmes dans la rue, perdue encore colère et déception, l’idée même qu’elle puisse allait mieux avant le lendemain matin ne lui avait pas effleuré l’esprit. En toute honnêteté, Jung Soo y était pour beaucoup. Peut-être l’ignorait-il mais que ce soit lors de leur prise de bec ou leurs discussions civilisées, la japonaise s’était quasiment sentie entière. Sa sensibilité ainsi dévoilée à un inconnu lui avait fait plus de bien qu’elle l’aurait cru au départ. L’aura qui entourait aussi le jeune-homme n’était pas étrangère à l’apaisement de son chagrin. Enfin de compte, ce n’était pas si mal. Un sourire vague sur le visage, Anna sursauta légèrement quand Jung Soo brisa le silence.

De nouveau attentive, elle l’écouta jusqu’au bout, de plus en plus surprise des propos qu’il lui tenait. Il venait de lui proposer de lui servir de garde du corps ? Volontairement ? Comme ça, en toute simplicité ? Dubitative voire carrément interloquée, Anna l’observait sans le voir, prise de court. Était-ce par pitié ? Par pure galanterie ? Ou était-il du genre prévenant ? La jeune-femme ne savait que dire, sans cesse ébahie ou effarée par le comportement du coréen. Dans d’autres circonstances elle s’en serait amusée mais là, toute sa jolie prestance qu’elle essayait tant bien que mal de conserver, volait en éclats avec lui. Finalement, la brune sortit de sa stupeur et après quelques instants de doutes, opta pour la franchise.

« C’est vrai que si c’était possible, je ne rentrerais pas chez moi de la nuit…Je me sens pas vraiment la force d’expliquer quoique ce soit à mes proches. » Avoua telle, penaude. «Je te remercie de ta sollicitude en tout cas.» Reprit-elle tout de suite, sincèrement reconnaissante. « Je serais ravie de passer plus de temps avec toi, Jung Soo. Tu seras surement un excellent garde du corps ! »

Elle ponctua sa dernière phrase par un clin d’œil, familière. En toute sincérité, si ces quelques heures en plus pouvaient lui permettre d’être plus proche du coréen, elle ne disait pas non. Elle était partagée entre le fait de vouloir en savoir plus lui à ses risques et périls et celui de prendre la fuite, de peur de trop en dire. S’il y avait bien une chose qu’elle ne désirait pas, c’était bien le faire fuir. Jusqu’ici il ne l’avait pas vue sous un jour des plus glorieux et la jeune-femme souhaitait changer ça. Malheureusement, pour paraitre de nouveau lisse et imperturbable, il était nécessaire de retourner camper le rôle de la fille froide sans émotions, à l’attitude trop désinvolte. Ce manque cruel de sincérité ne jouerait surement pas en sa faveur. En fait, la première option était la bonne et ainsi elle pourrait assouvir sa curiosité.

Peu de temps après, la patronne vint leur apporter leur dessert respectif avec un sourire de connivence. Anna aurait payé cher pour savoir à quoi la vieille femme pouvait penser. Ils étaient arrivés ensemble et comptaient repartir de la même manière. A tous les coups, la prochaine fois que Jung Soo reviendrait ici, il sera passé sous le crible de milles questions. Visiblement, rare étaient les occasions où le jeune-homme se montrait accompagné. Tout en dégustant sa pâtisserie, elle redressa la tête et interpella Jung Soo.

« J'espère vraiment que ça ne te dérange pas d'être avec moi plus longtemps que prévu. Car si c'est le cas, sache que ça ne me pose pas de problème de rentrer seule. Je sais me défendre malgré mes airs de petit lutin tu sais. » Riant de son physique de jeune première, elle continua néanmoins plus sérieusement : « J'aimerais bien prendre mon temps...Je veux dire toute à l'heure, quand on sortira. C'est idiot mais je souhaiterais profiter de cette petite ballade improvisée autant que possible... » Elle fit une pause et enchaina encore une fois rieuse : « Je compte sur toi pour éloigner tous les gêneurs potentiels d'ailleurs ! »

Tandis qu'elle portait la dernière bouchée de son dessert à sa bouche, elle attendit à son tour la réaction du jeune-homme après s'être elle-même contredite.

[Tu rigoles, c'était vraiment bien *w* ! Pardonne mes fautes éventuelles, je ne me suis pas relue =3 ]


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Dim 29 Aoû - 13:35


Il était sur d’une chose, c’est qu’il l’avait surprise par ses paroles. Il faut dire qu’il n’était pas difficile de le deviner, il suffisait de regarder le visage interloqué de la jeune fille qui le fixait avec encore plus d’étonnement qu’il aurait été permit d’afficher. Il faut dire qu’il s’étonnait lui-même aujourd’hui. Ce n’était vraiment pas dans ses habitudes d’être ou de souhaiter rester en compagnie d’une autre personne. Solitaire ? Il l’était et ce même avec ses quelques amis qui pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main. Il n’avait aucune idée de comment allait prendre la jeune fille ses paroles…Peut être pensait-elle qu’il avait pitié d’elle ou que c’était par pure galanterie ? Lui-même serait incapable de vous expliquer ce qu’il se passait dans sa tête en cet instant même. Une chose dont il était certain, c’était que contrairement à ses habitudes, il se sentait bien aux côtés de la jeune fille…Au point de lui proposer de poursuivre la soirée ensemble et ce même s’il se donnait une autre excuse pour le faire. Oui, il n’avouerait jamais aux autres, ni à lui-même que la jeune fille qui se tenait devant lui était apaisante. Il n’avait pas eu à se muer dans un silence meurtrier, n’avait pas eu envie de prendre ses jambes à son cou parce qu’elle le soulait…non, toutes ses choses ne s’étaient pas déroulées et il comprenait pourquoi la tenancière de l’établissement ne cessait pas de les fixer depuis qu’ils étaient rentrés ici. Oui, c’était vraiment inédit autant pour lui que pour les autres mais vraiment étrange.

Il savait qu’il l’avait prise de court avec ses paroles et il se contenta de rester silencieux tandis que la jeune fille essayait de reprendre contenance. Il sentait déjà qu’elle allait refuser mais il ne pourrait pas lui en vouloir…quoique ça le chiffonnait. Mais pourquoi donc ? Il n’était pas fichu d’expliquer ça, et ce à personne. Si elle refusait de passer la soirée avec lui, ils n’avaient qu’à reprendre chacun leur chemin de leur côté bien qu’il veillerait à sa sécurité tant qu’elle serait dans son quartier et puis n’aurait plus qu’à trainer dans les rues comme à ses habitudes, rien de bien différent à d’habitude…C’est à ce moment même qu’elle reprit la parole, balayant d’un seul coup toute ses idées sur son passage. Elle lui avoua que c’était vrai qu’elle ne voulait pas rentrer chez elle pour ce soir, qu’elle ne se sentait pas capable d’expliquer quoique ce soit à ses proches, le remercia de sa sollicitude dans tous les cas et qu’elle serait ravie de passer plus de temps avec lui. Ravie ? Faisait-elle en sorte de vouloir se montrer à son tour polie ou était ce vraiment ce qu’elle pensait ? A vrai dire à ce moment c’était à son tour d’être étonné. S’il en jugeait ses mots, il semblait que la jeune fille n’était pas du tout offusquée de son comportement froid et nonchalant au point qu’elle ne voyait aucune objection à poursuivre le reste de la soirée en sa compagnie.

Bien entendu, son étonnement ne fut en aucun cas perceptible, après tout n’était il pas une poupée de cire, en temps normal ? Cachant toutes ses pensées secrètes derrière un masque taciturne qui n’avait jamais sourit, ni rit ? Le clin d’œil qu’ajouta la jeune fille, le prit encore plus de court et il se contenta seulement de porter son attention sur les mouvements de la mama pour camoufler le fait que lui aussi était bien surprit par la réaction de la demoiselle. D’ailleurs, la tenancière se dirigeait vers eux avec leur dessert respectif. Le sourire de convenance qu’elle leur adressa appuyé par son regard moqueur, lui faisait craindre le pire pour la prochaine fois qu’il allait venir dans ses lieux. Non, elle n’allait surement pas le lâcher jusqu’à qu’il avoue tout malgré lui. Il pourrait même le parier…Alors qu’il était en train d’attaquer un de ses daifuku, Anna qui avait de même l’interpella. Elle l’informa que s’il le souhaitait, il pouvait revenir sur sa parole si ça le déranger d’être avec elle. Elle plaisanta sur le fait que malgré sa taille, elle se sentait pleinement capable de se défendre elle-même. Elle ajouta qu’elle souhaitait prendre son temps quand ils sortiraient, qu’elle voulait pleinement profiter de cette ballade improvisée autant que possible et qu’elle comptait sur lui pour éloigner les gêneurs potentiels sur un ton rieur.

« Si je te l’ai proposé moi-même, c’est que je le voulais… » Lança-t-il du tac au tac avant d’ajouter. « De plus, je n’ai pas spécialement envie de rentrer ce soir également…Donc il n’y a vraiment aucun soucis. »

Après ça, il se contenta seulement de manger ses daifukus en silence et lorsque la jeune fille eu finie de manger sa pâtisserie. Il se leva de sa chaise et remercia le chef pour le merveilleux repas qu’il leur avait servi, insista même pour payer malgré l’insistance de ceux-ci qui voulaient lui offrir le repas. Il fut tellement têtu, que la tenancière accepta uniquement pour les déserts. Tous deux têtus autant l’un que l’autre, l’échange dura bien cinq minutes. Oui, monsieur Yoon ne lâchait pas l’affaire facilement et lorsqu’ils furent sortis du restaurant, il n’était pas pleinement satisfait.

Il se gratta d’ailleurs les cheveux énervé que la tenancière soit aussi têtue que lui. Il faut dire que les deux s’étaient bien trouvés, ce jour là. Il soupira pour tenter de reprendre son calme. Il devrait pourtant être habitué à ça, ce n’était pas la première fois que la vieille dame voulait lui offrir son repas et ce surtout lorsqu’elle savait qu’il n’était pas spécialement riche…bien que cette intention était louable, ça ne lui plaisait pas. Non, il ne se sentait pas pris de haut mais disons qu’il pensait qu’il leur était déjà assez redevable. Après tout sans eux, il serait surement en train de croupir dans un trou. Il remarqua alors qu’il était resté silencieux depuis cinq minutes, perturbé par ses pensées au point d’oublier qu’il y avait toujours Anna à ses côtés. Il devait lui donner l’impression d’être un mufle, il en était persuadé maintenant, mais bon elle savait dans quoi elle s’engageait en le suivant, non ? Ou du moins, il tenta de se rassurer de cette façon. Que voulez vous, on fait avec ce qu’on a.

« Que dis-tu d’aller dans une salle d’arcades ? Quand je ne vais pas bien, je passe mes soirées là bas. Ça n’a pas l’air comme ça mais ça défoule bien… ça pourrait te permettre d’évacuer toute ta frustration. C’est jamais bon de la garder au fond de soi…j’en sais quelque chose. » Ajouta-t-il cependant dans un murmure à peine audible. « Enfin, si tu veux faire autre chose, dis le ! » Finit-il simplement en se tournant vers elle, l’air toujours aussi froid bien qu’il semblait moins sur ses gardes.
J'ai fait avancer un peu le rp, donc désolée si je t'ai empêcher d'interagir, si ça te dérange n'hésites pas à me le dire :)


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Lun 30 Aoû - 15:48


Ils étaient sortis du restaurant il y a peu. La nuit était tombée, quelques rares étoiles parsemaient le ciel et la lune, cachée dernière d’épais nuages, était presque invisible. C’était une jolie soirée, calme et surprenante à la fois. La rue principale était éclairée par une multitude de réverbères et d’enseignes clignotantes. A travers les vitres des restaurants, Anna aperçut des familles attablées tranquillement tandis qu’à l’extérieur, tous les jeunes du quartier semblaient s’être donnés rendez vous. La foule n’était pas aussi dense quand fin d’après-midi et il était désormais plus facile de prendre son temps en marchant. Aux côtés de Jung Soo depuis leur sortie de l’auberge, la jeune-femme ne souciait plus du silence du jeune-homme, s’y étant –il faut bien le dire- parfaitement accoutumée. Déambulant ainsi, la japonaise profita pleinement de l’aura rassurante du coréen.

Finalement, il se tourna vers elle après quelques instants de réflexion. L’air toujours aussi maussade, il lui proposa d’aller dans une salle d’arcades, ajoutant que lui-même s’y rendait histoire de se défouler. Il lui conseilla même que c’était l’endroit parfait pour évacuer la frustration, la sienne en particulier. Il finit sa proposition dans un murmure à peine audible aux accents douloureusement amers. Anna ne préféra pas relever, sachant que ça ne la regardait absolument pas. Ils n’étaient pas encore assez proches pour parler directement de leurs problèmes respectifs. La japonaise n’était jamais allée dans une salle d’arcades, bien sur elle connaissait le principe et s’imaginait déjà l’allure de la pièce, néanmoins elle n’avait jamais pénétré à l’intérieur les rares fois où il lui était arrivée de passer devant. Généralement, ce genre de chose était plus le domaine de Yano, au vu de sa passion pour les jeux-vidéos. Mettant un terme à ses considérations, Anna décida de se fier à Jung Soo.

« Non non, ça me convient tout à fait. Le truc, c’est que je ne suis jamais allée dans une salle d’arcades donc je n’ai qu’une vague idée de ce que ça peut être…Mais j’en ai envie, l’idée me plait donc je te suis. En route. »

Elle lui sourit et comme précédemment, ils reprirent leur marche en silence. Ils ne mirent pas longtemps à arriver, la salle d’arcades se trouvant dans une allée adjacente à la rue principale. Rien qu’à la devanture, on avait l’impression d’être dans un autre monde. Colorée, lumineuse et surtout bruyante, la salle entière faisait office de spectacle. Anna n’en revenait pas, debout, plantée comme une godiche blonde sur le seuil. Le brouhaha indéfinissable qui régnait, était essentiellement composé des cliquetis des boutons et des différentes manettes des jeux proposés. Ici était réunis, flippers, baby-foot, tables de Air Hockey, des Ufo catchers ou de jeux vidéo grandeur nature. Plus loin, à l’aide d’un panneau l’indiquant, Anna vit une arrière salle réservée à plusieurs billards. Un fond sonore électro résonnait aussi à ses oreilles. Le tout dans une ambiance joyeuse, prompte au laisser aller.

A vrai dire, la jeune-femme ne savait pas du tout comment se comporter. Ce genre d’univers était très éloigné du sien. Préférant souvent la lecture à toutes autres formes de loisirs, elle ignorait quelle attitude adopter pour ne pas paraitre stupide. Bien entendu, il lui arrivait de jouer à des jeux-vidéos, notamment avec son cousin ou toute seule dans sa chambre, mais en public et dans lieu pareil, cela lui semblait plus difficile. Elle se connaissait assez spontanée au naturel pour savoir que devant une de ces bornes d’arcades, ses futures réactions risquaient de la rendre ridicule. Avec le temps, le regard des autres lui pesait n’importe où, même dans les endroits les plus incongrus.

Le dos plaqué contre un mur, les bras croisés et la casquette visée sur la tête, Anna attendait Jung Soo parti chercher de quoi boire. Se doutant qu’ils risquaient de passer un sacré long moment ici, la jeune-femme avait proposé de prendre de quoi apaiser leur future soif. Tout aussi calmement que d’habitude, le coréen y était allé à sa place avec une nonchalance assez amusante. La japonaise en vint à penser que celui-ci commençait à se faire à ses caprices gentiment involontaires. Concentrée sur Jung Soo, elle ne les vit pas tout de suite approcher.

« Bonsoir mademoiselle ! C’est plutôt rare de croiser une fille dans votre genre ici, vous vous êtes perdue ? Si c’est le cas, je me ferais un plaisir de vous guider…On pourrait même aller manger un morceau quelque part, non ? Vous en dites quoi les gars ? Il ne faut surtout pas laisser une si charmante demoiselle toute seule…»

Anna haussa un sourcil, arborant une expression du style « c’est à moi que tu parles ?! ». Devant elle se dressait trois loubards, fiers comme des paons d’être tombés sur le grelot. Celui qui avait parlé avait de long cheveux sombres et plusieurs piercings sur chaque oreille. Il portait une chemise faussement négligé et un jeans troué aux genoux. Il s’approcha d’elle –un sourire qu’il pensait sans doute séducteur aux lèvres – et plaça sa main près de son visage. La jeune-femme n’eut aucune réaction, imperturbable. Soigneusement, elle dévisagea celui posté à sa gauche, rondouillard et les yeux brillants. Enfin, elle s’intéressa à celui de droite, le plus grand des trois. Ses cheveux étaient teins en roux et il lui jetait des regards appréciateurs qui n’annonçait rien de bon. En somme, il s’agissait d’un trio d’abrutis. Le brun commençant à s’avancer vers elle, la japonaise le repoussa, l’envoyant balader comme elle savait si bien le faire.

« D’abord, tu ne me touches pas. Ensuite, c’est inutile de perdre ton temps, je ne te suivrais pas toi et tes deux autres copains. De un vous n’êtes pas du tout mon genre, de deux vous manquez trop de classe pour m’adresser la parole. » Asséna telle d’un ton sans appel. « Allez voir ailleurs si j’y suis ! »

Elle leur adressa un signe de main et se détourna d’eux, prête à rejoindre Jung Soo quitte à se perdre. Une main sur son bras l’arrêta tout aussitôt et la força à se retourner. Visiblement ses précédentes remarques n’avaient pas fait l’unanimité chez le trio. Ils étaient désormais en colère, s’être fait ainsi recaler par une fille était humiliant, surtout en public. Le brun l’attira un peu plus vers lui, lui annonçant qu’elle viendrait avec eux qu’elle le veuille ou non, après tout ils s’ennuyaient entre mecs, ils avaient besoin d’une jolie fille pour se détendre. Anna lui décochant un regard noir et l’insultant avec verve, il resserra son emprise sur son poignet, lui faisant monter les larmes aux yeux. Même en possédant un fort caractère, sa force physique était toujours un problème. Elle ne faisait pas le poids, et de loin. Elle aurait cru qu’après les avoir rembarrés, ils partiraient sans demander leur reste mais là, il s’agissait des petits yankees des bas quartiers pas des prétentieux du Gunja-Dong. Les avertissements de Jung Soo pendant le diner prirent tous leur sens. Franchement, c'était très mal partie.

[Pas de problème. Par contre, j'ai peut-être avancé trop rapidement moi donc il est probable que je doive changer. Je ne pense pas que ce soit ce que tu voulais, désolé =3]


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Jeu 2 Sep - 21:59


Dans toutes les possibilités qu’il avait eues devant lui pour poursuivre la soirée avec Anna, il avait choisi la salle d’arcades. Un lieu bien singulier pour y amener une jeune fille, surtout dans le but d’y passer une soirée agréable et qui sait peut être lui donner envie de le revoir. Enfin soyons honnête, Jung Soo n’avait pas du tout cette idée en tête. Lui la seule chose qu’il pensait, c’était qu’elle était énervée et qu’elle avait besoin de se défouler sur quelque chose à défaut sur une personne. L’endroit le plus indiqué pour ça était donc la salle d’arcades, un point c’est tout. Pourtant il y avait aussi le karaoké qui après réflexion pouvait être un excellent endroit pour y passer ses nerfs et beugler devant un micro, mais voila il aurait eu trop honte de chanter devant une parfaite inconnue. Déjà, que même Kyu Rim galérait pour le trainer là bas, oui ce n’était même pas la peine d’y penser et espérer que cela lui vienne à l’esprit. Oui pour lui, la salle d’arcades était la meilleure chose qui soit et ce, même si à l’heure actuelle, la seule chose dont il avait envie était de se caler quelque part pour se reposer un peu. Car oui la fatigue qu’avait occasionnée la journée sur son organisme était toujours bien présente en lui.

La jeune fille le rassura sur sa décision, il semblait que ça lui convenait très bien, bien qu’elle n’y était jamais allé et qu’elle n’avait donc qu’une vague idée de ce que cela pouvait être. Elle insista tout de même pour lui dire que l’idée lui plaisait bien et qu’elle le suivait. Elle l’invita donc à poursuivre leur route en silence. C’était bien une fille de quartier riche se dit-il tandis qu’il lui indiquait le chemin à suivre. Il faut dire que malgré que ça ne soit pas la destination de prédilection, toutes filles de son quartier avaient au moins passaient une soirée voir toute une nuit dans une de ses salles. Là bas, il n’y avait pour tous les gouts et d’ailleurs c’était un lieu assez facile à reconnaitre. La devanture annoncée déjà la couleur. Quelques machines à pince étaient placées devant l’entrée ou des couples s’étaient réunis. Bien qu’il y avait pas mal de couples à l’entrée, à l’intérieur s’était bien différent. Il faut dire qu’à part dehors, les divertissements qu’il y avait à l’intérieur était d’un genre différent : machine de jeu d’action, de bagarre, de danse d’un côté sans parler des traditionnels flippeurs, baby-foot et autres distractions du genre. De plus, depuis peu une salle consacrée aux tables de billard venait de s’ouvrir. Il n’y en avait vraiment pour tous les gouts.

Il ne fut pas trop longtemps à Jung Soo pour comprendre que l’endroit mettait mal à l’aise sa jeune camarade. Elle semblait observer les lieux pour savoir comment elle devait se comporter. Il faut dire que Jung Soo n’était jamais du genre regardant ou du moins en ce qui le concernait. Il avait tendance à agir d’abord avant de penser aux conséquences, ce qui lui avait fallu pas mal de problèmes mais qu’importe. Il se moquait parfaitement de la façon dont les gens le voyaient à part un noyau très restreint de personnes. Tant que ceux qui le connaissaient vraiment avait une bonne image de lui, il n’en avait rien à faire du reste du monde ou du moins d’une certaine façon. Cependant il était sensible au malaise qui semblait habiter la jeune fille et ce fut la première fois qu’il se demanda s’il n’avait pas fait le mauvais choix en l’emmenant ici. Il n’eut pas trop le temps d’y penser que déjà la jeune fille lui proposa d’aller chercher de quoi se désaltérer avant de se lancer dedans. Malgré ce qu’il avait pu penser quelques secondes auparavant celle-ci semblait confiante et semblait vouloir rester. Il ne murmura mot et lui lança qu’il allait donc chercher à boire. Il voyait bien qu’il y avait pas mal de monde autour du bar et se décida donc d’y aller seul, la laissant derrière lui le temps d’aller chercher de quoi boire. Il avait réussi à se frayer un chemin facilement pour ne pas dire trop facilement. Il faut dire que tout le monde dans le quartier n’ignorait que Jung Soo faisait parti il y a encore peu de temps d’un gang d’une grande famille de mafieux du quartier. Tout le monde le craignait autant que la peste et il fut donc rapidement servi vu qu’on le laissa même passer devant. Il trouva leurs réactions si attendues que c’en était vraiment désolant mais pas gênant en soi, alors il laissait cette crainte perdurer et se contenta seulement de payer les consommations avant de retourner auprès d’Anna.

Cependant lorsqu’il revint à sa hauteur la situation de la jeune fille avait diamétralement changée. Elle était désormais entourée par une bande de voyou que Jung Soo connaissait bien pour s’être frotté à eux de nombreuses fois. Ils semblaient intéressés par elle et s’en voulu sur le coup de l’avoir laissé seule surtout lorsqu’il vit l’un d’eux s’approcher sa main du visage d’elle. Contrairement à ce qu’il aurait cru penser, elle ne semblait point perturbée par ce geste déplacé du jeune homme et se contenta seulement de le dévisager, imperturbable. Il fut simplement étonné, tellement étonné qu’il s’était arrêté de marcher pour observer la scène d’un peu loin. Quelques personnes comme lui regardaient la scène se muant dans un silence alors que lui tentait d’écouter des brides de la confrontation. On pourrait penser qu’il était lâche à regarder la scène sans bouger mais à vrai dire, il bouillait déjà au fond de lui. Le comportement des trois garçons l’énervait vraiment et il n’avait qu’une envie : intervenir. Mais il jugea qu’Anna était suffisamment grande pour se débrouiller toute seule sans avoir besoin de l’aide d’un preux chevalier ou du moins pour l’instant.

C’est alors qu’elle les envoya balader, se détournant par la même occasion d’eux en prenant sa direction mais la main d’un d’eux agrippa son bras, la força à se retourner. Il semblait que la situation était en train de dégénérer. Tout se passa rapidement, Anna se retrouvait au piège, sous l’emprise du jeune homme qui était le chef du petit gang. Il semblait vouloir la trainer avec eux de gré ou de force. Il n’en fallut pas plus au jeune homme pour tendre ses consommations à une personne qui se trouvait à côté de lui et de se frayer un passage parmi les gens. Il sentait qu’il allait exploser, il sentit ses poings se refermer sur eux même alors qu’il arrivait enfin à leur hauteur. Les deux amis du jeune homme remarquèrent sa présence et eurent même un mouvement de recul. Il faut dire que le regard du jeune homme était si noir et ténébreux, plus qu’il ne l’était en accoutumé. Il ne fallut pas plus de temps à l’agresseur pour remarquer sa présence puisqu’il lui attrapa brusquement le bras en le serrant de toutes ses forces.

« Je crois que la jeune fille a dit non, non ? » Lui lança-t-il froidement et farouchement avec un regard assassin.

« Ça te regardes pas Jung Soo. Ne fais pas le preux chevalier, veux-tu ? » Lui lança le jeune homme bien décidé à ne pas relâcher son emprise du bras de la jeune fille avec le même ton qu’il avait l’habitude d’utiliser avec lui.

« Justement ça me regardes, c’est mon AMIE. Donc je te demande de bien vouloir la lâcher sinon tu sais ce qu’il risque d’arriver… » Se contenta-t-il de lancer sur le même ton qu’auparavant.

Même lorsqu’il menaçait quelqu’un il n’avait pas tendance à être très explicite. Par ses mots, il indiquait au jeune homme qu’il n’hésiterait pas à lui faire passer l’envie de poser ses mains sur une fille sans son consentement. Ce qui alerterait surement les sbires qui trainent dans le coin et donc que lui et ses amis pourraient passer un mauvais quart d’heure dans ces conditions. Il n’eut pas le besoin d’entrer plus dans les détails que le jeune homme lâcha le bras de la jeune fille avant de placer son visage devant celui de Jung Soo en lui lançant qu’il allait lui faire payer, un jour. Il se contenta seulement de le défigurer avec une expression neutre bien que son étreinte se maintenait comme pour lui dire qu’il l’attendait s’il avait le courage. Il lui lâcha cependant le bras et lui et ses amis quittèrent les lieux en silence en lui lançant un air méprisant. Il se passa la main dans les cheveux en soupirant. Ce n’était pas encore aujourd’hui qu’il s’était fait des amis. Il se retourna cependant vers Anna et lui lança simplement.

« Ça va ? Ils ne t’ont pas fait trop de mal ? Désolé d’être intervenu mais j’ai vu que la situation était en train de s’envenimer. Qu’on le veuille ou non le croire, une femme reste bien plus faible qu’un homme…Enfin bref désolé, je n’ai pas pu rester là sans rien faire. »

Il était mal à l’aise maintenant. Il ne savait pas si la jeune fille allait lui en vouloir ou non. En tout cas, il se contenta seulement de fixer un point au dessus d’elle pour être sur de ne pas avoir à faire face à son regard qui en fin de compte ne le rendait pas si indifférent.

Désolé du retard pour une réponse des plus médiocres, enfin j'espère qu'elle te conviendra >.<


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Ven 3 Sep - 18:10


Anna se revoyait quelques années plus tôt, dans la même situation. C’était lors d’une fête en fin de soirée. A cette période là, les absences répétées de son père, l’état de Yano et ses crises d’angoisses, avaient tendance à prendre le dessus sur tout ce qu’elle faisait. Alors pour penser à autre chose et se détendre, la jeune-femme commença à sortir le soir. A la base, contrairement à la plupart de ses camarades, la japonaise s’est toujours considérée comme casanière, les sorties n’ayant jamais étaient son truc. A force d’avoir trop gens autour d’elle, elle finissait toujours par étouffer et restait finalement chez elle avec ses habitudes et ses repères chéris. Mais à ce-moment là, le poids qu’elle avait sur le cœur lui pesait trop pour qu’elle ne cherche pas un moyen quelque conque pour se soulager. Les fêtes, l’alcool et le monde de la nuit en général avaient réussis à atténuer sa détresse. Pourtant, ce petit cycle de débauche se termina un soir, pendant une fête, où la jeune-femme se retrouva confrontée à une bande de loubards similaires à celle qui se trouvait en face d’elle en temps réel…Ce fut une bien mauvaise expérience qu’elle s’était promis de ne pas réitérer. Malheureusement, son insolence et son répondant naturel, lui valait encore quelques ennuis. Aujourd’hui en était la preuve même.

Quand le yankee relâcha son emprise sur son bras, son réflexe fut de plaquer contre sa poitrine, massant son poignet endoloris. Cet abruti lui avait laissé une marque ! Elle le fusilla du regard, remerciant le ciel d’être accompagnée par Jung So. Décidément, le coréen n’impressionnait pas qu’elle. Après une petit intercalation –surtout visuelle- les trois voyous partirent sans demander leur reste, lançant un dernier regard lourd de sens à son camarade. Ce qui lui aurait presque fait rire dans d’autres circonstances, c’était le contraste effarant qu’il y avait entre Jung So et le trio d’imbéciles. Le premier agissait en conséquence, silencieux de préférence mais tout autant puisant tandis que les autres, montraient ouvertement leurs émotions et proféraient des menaces en l’air. Dans tous les cas, son partenaire restait à ses yeux le plus fort. Ce qui provoqua chez elle un soupçon de fierté mal placée.

Jung So se tourna vers elle, inquiet et mal à l’aise. Il lui demanda si ça allait, s’ils ne lui avaient pas fait trop de mal et s’excusa d’être intervenu. Elle secoua la tête pour lui signifier que non, il avait bien fait, que grâce à lui elle allait bien. La japonaise lui sourit doucement et se permit une familiarité gênante. Elle se hissa sur la pointe des pieds et l’embrassa sur la joue rapidement sur la joue. Spontanée et tactile, cela lui avait paru normal. Après coup, elle en vint à se dire qu’elle aurait peut-être mieux fait de s’abstenir. En compagnie du jeune-homme, la jeune-femme avait tendance à accumuler les gaffes. Se détournant, elle reprit le fil de la discussion comme si de rien était, fixant la porte par laquelle était sortie le "trio d’intrus trouillards".

« J’espère que tu n’auras pas de problème à cause de moi. Visiblement je passe mon temps à t’attirer des ennuis, je suis désolé.» Fit-elle humblement, en baissant légèrement la tête. « Merci d’être venu à mon secours, je commençais à me sentir mal.» Admit telle, mettant son orgueil de côté.

Elle qui souhaitait effacer le mal à l’aise il y a quelques minutes, n’arrivait plus à le regarder dans les yeux, embarrassée pour plusieurs raisons. En plus de s’être sans doute montrée un peu trop intime, elle l’avait mis depuis le début de la soirée, dans des situations pas possibles. C’était la honte la plus totale, elle préféra chasser de son esprit les images qu’il pouvait avoir d’elle. S’ils parvenaient à finir la soirée normalement, elle commencerait à croire aux miracles, promis. Quand il l’avait défendue en tant qu’amie devant les trois autres, elle avait presque cru pouvoir espérer un rapprochement inattendu. Désormais, c’était loin d’être gagné.

« Bon, si on commençait à jouer ? Après tout, on est venus pour ça non ? On prend lequel ? Je n’y connais rien moi… »

Anna l’interrogea du regard, cachant autant que possible les rougeurs qui ornaient le haut de son visage.

[T'inquiète, c'était parfait ♥ Prends ton temps pour répondre, je sais qu'en ce moment c'est plus difficile d'avoir du temps de libre pour RP. Désolé, c'est très court ><]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Sam 4 Sep - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Sam 4 Sep - 14:45


La journée avait été loin d’être de tout repos pour le jeune homme. Il faut bien avouer qu’il l’avait tellement passée à se dépenser à s’entrainer pour les prochains éliminatoires qu’il y aurait lieu sous peu qu’il était bien fatigué. S’il n’avait pas rencontré Anna, il serait surement allé taper l’incruste chez Kyu Rim, pour y dormir pour la nuit. Les fois ou il rentrait chez lui était peu nombreuses, voir inexistante, il tenait juste informer sa mère qu’il dormait chez tel ou telle personne. Même s’il savait que ça ne lui plaisait pas des masses, celle-ci faisait avec, acceptant que son fils ne rentre que en début de matinée ou dans l’après midi pour prendre des affaires de rechange et prendre une douche rapidement lorsqu’il ne la prenait pas dans les vestiaires du lycée. On pouvait bien dire qu’il était un vagabond, n’ayant aucun point d’attache. Pourtant il en avait un. Un qu’il fuyait comme la peste.

Bien que pas très flatteuse pour la jeune fille qui se tenait devant lui, c’était la raison majeure qu’il l’avait poussé à poursuivre la soirée ensemble. Après tout, bien que leurs raisons différées surement, tout deux ne souhaitaient pas rentrer chez eux de la soirée et c’est tout ce qui importait. Cependant, il n’aurait pas permit à tout le monde de rester avec lui et c’était là qu’il était étonné par sa décision. Car oui la solitude ne le dérangeait nullement, c’était même devenue une part de lui-même. Après tout, tout le monde dans le quartier le surnommait : « le loup solitaire », ce n’était surement pas pour rien. Mais voila, il avait accepté sa compagnie, avait même dit qu’elle était son amie dans son élan. Il était d’ailleurs très surprit par cet état de fait, pourquoi avait-il employé le mot ami, bien d’autres mots auraient pu avoir leur place dans la phrase et pourtant il avait utilisé celui-ci. Oui c’était vraiment surprenant et il se demandait vraiment si la jeune fille avait également souligné ce fait. C’était essentiellement pour cette raison qu’il ne voulait pas fixer son regard, il était bien trop confus ou bien trop fatigué pour comprendre le raisonnement qu’il avait suivit pour penser qu’elle puisse être une amie, à même titre que Kyu Rim. C’était totalement saugrenu et de plus, il ne connaissait pas Anna autant qu’il connaissait sa meilleure amie. Et pourtant, depuis le début de la soirée, il s’était ouvert à elle comme elle l’avait fait de son côté d’une manière et d’une facilité déconcertante que oui, Anna l’intriguait énormément. Enfin, ce n’était pas vraiment le moment de penser à tout ça mais surement la fatigue y était pour quelque chose.

Il remarqua qu’Anna secoua négativement la tête pour lui dire qu’elle n’avait rien ou que peut être elle n’était pas gêné qu’il soit intervenu ? Il ne le savait pas vraiment mais il se sentit dans tous les cas soulagé sauf lorsqu’il sentit ses douces lèvres venir se poser sur une de ses joues. S’il n’avait pas déjà retenu son geste, il aurait surement mit sa main sur sa joue comme un garçon qui reçoit le premier baiser de la fille qu’il aime alors qu’il est dans la cour de récréation de l’école à peine âgé de six ans. Il était étonné, vraiment à un point qu’il ne pourrait le décrire vraiment avec des mots plus fort. Il faut dire que la jeune fille le décontenançait totalement. Ça aurait été quelqu’un d’autre, il l’aurait surement pris la mouche et pourtant dans le cas présent, il en était parfaitement incapable. Il ne savait pas ce que cela pouvait signifier et il ne souhaitait pas vraiment le savoir. De plus, il avait également remarqué que la jeune fille était aussi gênée que lui. Pour une fois de nouveau, ils étaient dans le même bateau mais il était bien incapable à l’heure actuelle de dire un mot. Toujours sous le choc alors que les lèvres d’Anna semblaient avoir marqué au fer rouge sa joue. Bien entendu, il avait quand même réussi à garder une expression neutre alors que son esprit surtout aidé par la fatigue s’embrouillé pour trouver une raison à tout ça.

Dieu merci, elle détourna la conversation en lui lançant qu’elle espérait qu’il n’aurait pas de problème à cause d’elle, qu’elle passait son temps à lui en attirer et qu’elle était désolé. Elle inclina légèrement la tête, humblement en continuant de le remercier. Elle lui avoua par la même occasion qu’elle commençait à se sentir mal à l’aise et que son intervention avait été des plus souhaitée. Il pouvait au moins se rassurer avec ça bien qu’il ne fit rien pour le montrer. Il se contenta seulement de regarder ailleurs et il voyait du coin de l’œil, la jeune fille faire de même. Dans la famille des personnes gênées à en mourir, nous voudrions le fils et la fille : bonne pioche. En temps normal, il aurait peu être dit quelque chose, voir faire en sorte de sortir de ce malaise mais là, il en était incapable. Heureusement Anna lui proposa qu’ils commencent à jouer, qu’ils étaient venus pour ça et lui demanda lequel il préférait. Elle était parvenue à cacher son malaise et elle le fixer du regard. Il devait donc faire de même. Il se contenta seulement de mettre ses mains dans ses poches et d’une voix qu’il voulu paraitre neutre, il répondit seulement :

« Vu que tu es une débutante dans le domaine, on peut essayer les marteaux. » Dit-il simplement en l’invitant à le suivre.

Sur le chemin, il récupéra les boisons qu’il avait acheté plus tôt en remerciant d’un signe de tête la personne qui avait bien voulu le lui tenir. Dans un silence, ils se rendirent dans un coin de la salle, celui ou se trouvaient les machines dont il parlait. Le jeu des marteaux était un jeu basique mais vraiment défoulant. Lorsqu’il n’avait pas assez d’avoir frappé dans le sac de la salle de sport, il venait souvent dans ce coin pour se défouler encore plus. Le but consistait à frapper à l’aide d’une massue en plastique, les taupes qui sortaient des dix huit trous plus ou moins rapidement en fonction du niveau qu’on avait atteint. Ce n’était pas vraiment le jeu, le plus tranquille qui soit mais parfait pour passer ses nerfs et donc tout indiqué pour la demoiselle.

« Je te montre ou je te laisse commencer ? » lui demanda-t-il en se tournant vers elle, en la fixant du regard.

Il était parvenu à mettre son malaise de côté, ou du moins de le mettre dans un coin de son esprit et de se concentrer uniquement sur l’instant présent. Il aurait tout le temps d’y penser plus tard et il voulait que la jeune fille puisse s’amuser et se défouler…ce qui était une chose étrange pour lui.

oui...personnellement je reprends lundi u.u j'ai envie d'y aller comme d'aller me faire pendre xD.


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MessageSujet: Re: Je vais mal. Et toi ? ▌PV Yoon Jung Soo [Finish]   Sam 4 Sep - 18:14


Un ange passa, puis un cortège, une fusée Ariane, un troupeau de gazelles et pour finir, cupidon suivit de Saint-Pierre. Ce fut le silence le plus embarrassant de sa petite existence. Elle ignorait d’où venait ce besoin de toujours faire bonne impression à Jung Soo, la seule qu’elle savait, dont elle avait pleinement conscience, c’était qu’elle était bien loin de s’être montrée sous son meilleur jour. Mais alors très très loin. La jeune-femme venait d’attendre un nouveau sommet de gêne intense. Bien heureusement, ce mutisme involontaire cessa quand ils prirent la décision de se concentrer tous deux sur autre chose.

Anna accepta la proposition du coréen tout de suite, sans prendre le temps d’y réfléchir. D’ailleurs, il l’aurait même pu l’inviter à un club échangiste, qu’elle n’aurait pas relevé, souhaitant à tout prix que disparaisse le mal à l’aise ambiant. Quand il s’arrêta, lui présenta le jeu auquel ils joueraient et de qu’elle manière, la japonaise le considéra gravement, attentive. Ca aurait pu paraitre idiot de prendre autant au sérieux une telle chose, mais par précaution, et histoire de ne pas passer pour une fille de riche incapable de s’amuser, la jeune-femme passait outre, lui répondant – presque sincèrement motivée – qu’elle commencerait la partie avec plaisir. Après tout, ça avait l’air simple non ?

Une fois munit de son marteau, dans une pose extrêmement sensuelle bien entendu, elle commença à frapper. D’abord doucement, de façon à s’habituer. Elle rata toutes les taupes, étrange ironie. Perdant patience tout aussi rapidement que d’habitude, elle relança le jeu, et s’acharna cette fois-ci avec plus de fougue sur les têtes de ces pauvres animaux en plastiques. Dire qu’elle s’excitait dangereusement était un euphémisme, elle aurait carrément pu faire un trou dans la machine tellement ses coups étaient frappés avec la force de la colère. S’amusant à superposer le visage de son père et de sa tante à la place des cibles, elle finit par un très bon score, en tout cas pour une débutante. Faisant retomber le marteau sur la machine, elle s’y appuya à deux mains pour reprendre son souffle.

La respiration irrégulière, le visage un peu rouge, les yeux brillants et une impression de légèreté planant au-dessus d’elle, Anna se retourna vers Jung Soo. Désormais, elle n’espérait plus lui paraitre comme une bonne fille au sang-froid exceptionnel. C’était même tout le contraire, il fallait bien l’admettre. Elle le dévisagea un temps, se demandant comment allait se terminer cette soirée, s’ils allaient se revoir, ce qu’il pouvait bien penser d’elle. Sans s’en rendre compte, elle se perdit dans ses réflexions tout en le fixant. Franchement, il lui faisait un drôle d’effet. La jeune-femme ne savait pas si elle devait mettre cet état de fait sur une attirance physique ou sur l’aura imposante du coréen. Toute à ses élucubrations, elle finit par remarquer dans quelle position elle se trouvait.

« Tiens, à toi de jouer.» Lui lança telle en s’éloignant de la machine. « Je ne me suis pas trop mal débrouillée je pense. En tout cas, ça m’a fait du bien de pouvoir passer mes nerfs comme ça. J’ai bien fait de te faire confiance, je ne le regrette pas du tout.» Confia telle. « Mais j’espère que cette scène restera entre nous parce-que sinon ma réputation de blasée risque d’en prendre un coup.»

Elle lui sourit, clairement amusée. Bien sur, si on venait à parler d’elle sur le blog de Gossip Girl, elle ne prendrait pas aussi bien. Mais dans tous les cas, elle s’en fichait un peu, jugeant que ça lui ferait du bien de se lâcher et de donner une autre image d’elle aux gens qui l’entourent. Beaucoup avait tendance à se cantonner à son rôle de fille amicale mais distante, voire glaciale certaines fois. Se défouler comme ça lui avait fait beaucoup de bien. Au moins, elle s’en était pas prise à un inconnu, notez l’évolution.

Tandis que son camarade était déjà parti vers le jeu, la japonaise le contempla de nouveau, les yeux rivés sur son dos. Sa carrure était toute aussi imposante que son caractère. Elle aurait peut-être dû se méfier, prendre ses jambes à son cou, l’ignorer totalement, mais la seule chose qu’elle retenait de l’homme devant elle, c’est qui lui accordait une présence rassurante et protectrice. C’était involontaire certes, mais ça l’aidait, car au fond, c’était ce genre de sensations qui lui manquaient. Anna redressa la tête et l’interrogea sans se soucier de la partie en cours. C’était une question inappropriée, idiote, une espèce d’attente exprimée à demi-mots, quelque chose qui la taraudait de l’intérieur.

« Jung Soo, tu penses qu’après cette soirée on va se revoir ? Je veux dire, est ce qu’on sera amenés à se recroiser ? »


[Je compatis ♥ Perso' j'ai hérité d'un emploi du temps blindé, je savais même pas que c'était possible d'enchainer autant de cours comme ça xD Bon courage, je suis avec toi \o/ Bonne rentrée ! =]]


Dernière édition par Tsubaki Anna le Dim 5 Sep - 13:35, édité 1 fois
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